lu en octobre 2022: coup de cœur: La septième croix (1947), Anna Seghers

La septième croix (1947), Anna Seghers

Anna Seghers est une écrivaine Allemande qui a commencé à publier avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Communiste, elle est arrêtée puis relâchée, elle s’exile alors en Suisse, en France puis à Mexico. Ses livres sont brûlés en Allemagne. Elle revient en RDA en 1947.

Elle a écrit « la septième croix » en 1939. Le livre est publié à Mexico en 1942.

Le cadre de ce roman est la région de Francfort, entre Rhin et Main. Sept personnages ont fui un camp de concentration. Dans le camp on a dressé sept croix alors que s’organise la traque. Entre solidarité ouvrière et trahisons de plus ou moins proches, combien seront repris ?

L’autrice traduit la violence insidieuse de la société où les hommes sont broyés en ce temps de dictature. Chacun révèle sa nature : héroïsme, lâcheté, peur, fragilité. Une réflexion sur l’époque mais aussi sur nous et notre temps.

lu en Octobre 2022- coup de cœur: Strong (2022), Mieva13

Strong (2022), Mieva13

Publié sur wattpad avant de devenir un livre édité

STRONG est un roman publié sur Wattpad, il parle de traumatismes, de problèmes familiaux, de mécanisme de défense psychologique et enfin d’amitié et d’amour.

L’autrice évoque beaucoup de faits comme le viol, la torture, le meurtre et enfin les tueries dans les établissements scolaires. Tous ces sujets sont importants à ses yeux.

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Lu en Octobre 2022- coup de coeur:Confiteor (2011), Jaume Cabré

Confiteor (2011), Jaume Cabré

La lectrice insiste sur le caractère marquant de ce pavé labyrinthique et la qualité de son style.

Un homme qui sent sa mémoire lui échapper remonte, à partir de l’histoire d’un violon, l’histoire d’une famille et ses drames (privés mais dépendant de ceux de la « grande histoire »), sur plusieurs siècles, à travers toute l’Europe, et dans la discontinuité. Un des fils conducteurs est la forêt. Le style change en fonction du lieu et de l’époque, ce qui rompt l’unité et évite la lassitude du lecteur.

Un livre superbe.

Lu en octobre 2022 Coup de coeur :La cantatrice chauve (1950), Eugène Ionesco

La cantatrice chauve (1950), Eugène Ionesco

Pour ma première participation au club de lecture, j’ai décidé de présenter La Cantatrice Chauve. Il s’agit d’une pièce de théâtre. J’avais lu pour la première fois cette pièce au lycée pour mon bac littéraire. Je suis tombée dessus par hasard dans ma bibliothèque et j’ai décidé de le relire. J’en avais déjà gardé un super souvenir, me souvenant du comique de répétition et de l’absurde.

Image 1 : Couverture disponible sur ORB Eugène Ionesco, est né en 1909 en Roumanie et mort en 1994 en France. Il voyage beaucoup entre ces deux pays et est le principal représentant du théâtre de l’absurde notamment à travers diverses œuvres : Les chaises (1952), Rhinocéros (1959) ou encore Le roi se meurt (1962).

La Cantatrice chauve est la première pièce qu’écrit l’auteur. La première représentation a lieu en 1950 au théâtre des Noctambules et est mis en scène par Nicolas Bataille. Cette pièce est jouée depuis 1957 au théâtre de la Huchette à Paris.

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Lu en mai 2022 : Irlande : Best love Rosie (2008), Nuala O’Faolain (1940-2008)

Best love Rosie (2008), Nuala O’Faolain (1940-2008)

Journaliste réputée à la BBC puis à l’Irish Times, elle écrit, au lieu de la préface que lui réclame son éditeur pour la parution de ses chroniques, un manuscrit autobiographique.

Parus en 1996 sous le titre « On s’est déjà vu quelque part », ces « mémoires accidentels d’une femme de Dublin » racontent avec une admirable sincérité l’effort désespéré d’une « Irlandaise type » pour se libérer du carcan de l’Irlande des années 60, sa tentative résolue d’échapper à ce « moule dans lequel on aurait versé le contenu de deux cruches appelées Hérédité et Milieu ». Le témoignage rencontre un succès étourdissant. Dès lors, l’écriture autobiographique devient la compagne salutaire de cette féministe qui s’ignore et que son combat a opposée aux résistances patriarcales d’un pays figé dans ses traditions catholiques avant de la décider de s’enfuir à Londres, puis à New York.

« Chimères », « J’y suis presque », ou « L’Histoire de Chicago May », – Prix Femina étranger 2006 – les trois romans qui naissent de cette nécessité d’écrire retracent, en mêlant autobiographie et fiction, la même volonté d’affranchissement d’une femme et les tributs existentiels qu’il exige.

Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s’occuper de la vieille tante, sœur de sa mère, qui l’a élevée. La cohabitation avec Min, dépressive et alcoolique, n’a rien d’exaltant. Afin de combattre l’ennui, l’idée vient à Rosie de s’occuper utilement en rédigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Un éditeur américain accepte de la publier grâce à l’aide de son ami Markey qui travaille dans l’édition.

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Lu en mai 2022 : Irlande : Edna O’Brien, Fille de la campagne

Edna O’Brien, Fille de la campagne

Edna O’Brien est une écrivaine irlandaise contemporaine majeure, née en 1930. Elle nous livre en 2012 les mémoires d’une vie tumultueuse, dans Fille de la campagne.

Le titre nous interpelle car il insiste sur les origines d’une femme qui a connu une longue vie mondaine, montrant ainsi le poids de son enfance. Il est un écho à son premier roman , paru en 1960, Filles de la Campagne qui avait fait scandale à l’époque.

Chaque chapitre de ces mémoire constitue une entité autonome et correspond à une étape de sa vie.

Tout débute dans une grande maison familiale de Drewsboro où elle est très seule : sa mère qui a honte de sa laideur ne veut pas la montrer . Leur relation est très intense faite d’admiration puis rejet de la part d’Edna. Petit à petit le père dilapide la fortune familiale. Edna trouve refuge dans les livres et éprouve très tôt le désir et la pratique de l’écriture.

Viennent ensuite les années d’étude au couvent dans les odeurs d’encens, de cire et de chou, dans un cadre très coercitif où elle perd la foi . Elle y éprouve cependant les premiers émois sensuels auprès d’une sœur qui disparaît avant que n’éclate le scandale, et d’un « hobo » avec qui elle perd sa virginité. Elle s’acharne à l’étude, soutenue par de désir de liberté et d’indépendance et obtient en 1950 un diplôme de pharmacie.

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Lu en mai 2021 : Irlande: Ce genre de petites choses (2020), Claire Keegan

Ce genre de petites choses (2020), Claire Keegan

L’autrice irlandaise est née en 1968 et a écrit deux recueils de nouvelles L’Antarctique en 2010 et A travers les champs bleus en 2012 ainsi qu’un récit intitulé Les trois lumières en 2011.

L’œuvre Ce genre de petites choses trace le portrait d’un héros ordinaire : un marchand de charbon qui dans les années 1980 va se heurter à la cruauté de la société irlandaise de l’époque. Le thème de la maltraitance des filles-mères dans les couvents est au cœur de l’intrigue. Ces jeunes femmes sans ressources et exploitées par les religieuses, se voient également enlever leurs bébés. L’oppression de la religion catholique est donc systématiquement présente. Bill Furlong dont l’histoire de ces filles fait directement écho à sa propre histoire familiale, va tout faire pour sauver l’une d’entre elles envers et contre tous.

Le style de l’auteur est limpide, claire et cristallin selon notre lectrice. Pars sa fluidité, le roman est agréable à lire.

Lu en avril 2022 Coup de coeur: Arte (2015), Kei Ohkubo

Arte (2015), Kei Ohkubo

La mangaka Kei Ohkubo, signe avec Arte sa première série de manga débuté en 2011 au Japon. Dans cette série, elle est à la fois scénariste mais aussi illustratrice.

Arte relève du genre de mangas appelé Seinen. Ce genre s’adresse essentiellement à un public masculin adulte. Mais de quoi parle Arte ?

L’intrigue se passe à Florence en Italie, en plein XVIe siècle durant la période Renaissance. On y suit le parcours d’une jeune femme nommée Arte issue de l’aristocratie qui envers et contre tous veut devenir une artiste peintre. Elle ne veut pas du destin de fidèle épouse que sa famille lui réserve. Elle a un don pour le dessin et la peinture et à la mort de son père (le seul qui croyait en elle), Arte quitte sa famille et décide de reprendre sa vie en main et de vivre de sa passion.

Or à l’époque, le métier est essentiellement destiné aux hommes et non à la gent féminine. Malgré de nombreux ateliers d’art pour former de futures artistes, Arte peine à se faire engager jusqu’à ce qu’elle rencontre Léo qui va devenir son maître d’apprentissage. Plutôt froid mais toujours juste dans ses réflexions, Léo va devenir peu à peu le protecteur d’Arte. On va suivre l’héroïne sur plusieurs années de Florence à Venise où peu à peu elle va décrocher de grosses commandes auprès de personnes influentes tels que courtisanes et mécènes. Nous verrons également Arte changer aussi bien physiquement que mentalement.

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Lu en avril 2022 coup de cœur : Se le dire enfin (2020), Agnès Ledig

Se le dire enfin (2020), Agnès Ledig

Après avoir conquis son public dès son premier roman nommé Marie d’en haut, en 2011, Agnès Ledig signe avec Se le dire enfin un retour à la nature pure.

On y relate l’histoire de notre protagoniste principal nommé Edouard, qui sur le chemin du retour de ses vacances en Bretagne avec sa femme, décide d’aider et de suivre une mystérieuse écrivaine. Celle-ci va alors l’entrainer dans une folle aventure dans un petit village au nom si attendrissant Doux chemin situé au plus près de l’énigmatique forêt de Brocéliande. Au gré de rencontres avec de fabuleux personnages, ce livre va inciter notre personnage à s’interroger sur son existence et aux choix qu’il a effectué jusqu’à présent. De nombreux thèmes sont abordés : l’amour, la différence ou encore l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’écriture est simple, douce et poétique et se lit « Comme un bonbon anglais ! » selon notre lectrice.

Un roman qui fait du bien et qui rejoint sans hésitation, le genre du roman feel-good.

Lu en Avril 2022 coup de cœur : Connemara (2022), Nicolas Mathieu

Connemara (2022), Nicolas Mathieu

Ce roman est sorti ce mois de février et a rapidement rencontré le succès. L’action se déroule en 2017 et se conclut à la veille du deuxième tour des élections présidentielles.

Ses protagonistes sont Hélène et Christophe, la quarantaine, issus du même village de Lorraine, Cornecourt et du même milieu populaire mais qui ont eu des parcours très différents. Ils se sont connus au lycée.

Hélène est une élève brillante, passionnée de lecture qui découvre la vie de la bourgeoisie aisée par son amie Charlotte. Celle-ci a eu une liaison avec Christophe qui est beau garçon et qui doit sa réputation à son excellence dans l’équipe de Hockey sur glace. Leurs histoires se séparent.

Hélène a fait une prépa puis une grande école de commerce parisienne après laquelle elle n’a pas eu de mal à trouver un emploi dans lequel elle s’est investie jusqu’au burn-out.

C’est pour un recommencement qu’elle repart à Epinal avec sa famille. Elle retrouve facilement du travail dans une entreprise de consulting qui accompagne les administrations et les communautés locales dans leur restructuration. L’étude du fonctionnement de ces entreprises, où dominent le cynisme, les rivalités personnelles, les enjeux de pouvoir, et dont les seuls objectifs sont financiers est particulièrement bien étudié. Hélène y excelle et compte obtenir le statut d’associée. Et malgré tout, sa crise existentielle persiste, au travail comme à la maison.

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