
Canevas d’un album pour enfant :
La géante, le chien et le château
Une géante qui se promène au creux d’un nuage floconneux en forme d’édredon passe au dessus d’un vallon très vert dans lequel se niche un tout petit château à côté d’un tout petit village. C’est le coup de foudre.
Son nuage la dépose au pied du château englouti un instant dans une vague de brouillard très localisée, ce qui étonne les rares promeneurs.
La géante est tellement grande,que son ombre masque la lumière sur le manoir qu’elle a du mal à poser ses pieds dans la cour ; quand elle tente de se baisser pour mieux voir la demeure elle se cogne, ébranle les vieilles pierres et déplace quelques lauzes. Les habitants sortent précipitamment dans un mouvement de panique, mais ils ne voient rien de particulier.
En effet la géante est invisible aux commun des mortels. Par contre, elle n’échappe pas au regard d’un chien promeneur , d’abord inquiet mais curieux qui l’observe à distance.
La géante consciente de sa démesure et de ses maladresses verse un torrent de larmes juste au dessus du château dont la cour est inondée.
Le chien prend les choses en main. Il jappe doucement pour attirer la géante dans le grand pré voisin en pente légère d’où elle pourra contempler le château sans menacer de le détruire. Il lui propose de visiter la demeure à sa place et de lui faire une description précise de chaque pièce et de la vie qu’on y mène.
Bien qu’il soit noir et assez important, il parvient à passer inaperçu et profite des va et vient pour mener sa mission. Il en profite pour essayer tous les lits et tous les fauteuils et manque plusieurs fois de se faire prendre. De chaque visite ramène un objet : successivement, un une carotte, un bol, un chausson,un livre, une brosse à dent. Ces objets sont tellement disproportionnés que la géante toute attristée lui demande de les ramener. Comme le chien est très étourdi, il a oublié où il a pris les objets et il les replace au petit bonheur la chance. Les habitants se croient fous.
Un soir, il lui ramène de la bibliothèque une longue vue. La géante découvre qu’elle peut suivre la vie des gens à distance lorsque les lumières sont allumées. Elle retrouve le sourire et partage sa joie avec le chien.
Dés que la nuit tombe elle revient s’allonger dans le pré et ne se lasse pas d’observer ; le chien escalade le corps de la géante et se blottit au creux de sa hanche. Elle veille sur le manoir et s’endort bien souvent, mais dès que le jour se lève, elle disparaît. Personne ne sait qu’elle était là, sauf le chien qui retourne à ses maîtres et à ses occupations jusqu’au soir suivant.
DDor
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