Lu en Octobre 2021, coup de cœur: Le 1, Devons nous cultiver notre jardin?

Devons-nous cultiver notre jardin ? (Août 2021), n° 361 de l’hebdomadaire Le un

Au fil du temps, nos relations avec le jardin ont évolué. Après-guerre, le jardin devient indispensable aux familles pour s’assurer une autosuffisance alimentaire. Ensuite, cette fonction est plus ou moins abandonnée et le jardin est utilisé plutôt pour les jeux des enfants ou des repas en plein air. Les gestes du jardinier et méthodes de culture ne sont pas transmis aux générations suivantes. Actuellement, le jardin connait une renaissance, un renouveau philosophique et culturel. Des modes de culture alternatifs comme la permaculture, qui ne vise pas l’abondance mais la suffisance, sont proposés. Les huiles essentielles, purins… sont utilisés pour traiter nuisibles et maladies des plantes. Depuis le début de l’année, les jardineries de l’hexagone affichent une croissance de 20 à 30 %. Le Un (Sujet de la phrase ?) propose de retrouver les racines de cet engouement qui reflète les inquiétudes écologiques et sanitaires de l’époque.

Les jardins urbains, des jardins-musées apparaissent. Leur création évolue, sous l’impulsion de jardiniers comme Gilles Clément.

Gilles Clément, est un paysagiste français créateur du parc Citroën, des jardins de l’Arche et du parc du musée des Arts premiers – quai Branly – à Paris, du domaine du Rayol en Provence et du jardin de l’abbaye de Valloire en Picardie. Parmi beaucoup d’autres, il préfère se présenter comme un simple jardinier.  Gilles Clément poursuit des travaux théoriques et pratiques selon trois axes de recherche :

– le Jardin en Mouvement, au lieu de cantonner les plantes afin d’organiser une création, il laisse les plantations « redessiner » en permanence le jardin.

– le jardin planétaire et le Tiers-Paysage.

Selon lui, « le jardin offre un territoire mental d’espérance »1.

1 Gillesclement.com, consulté le ../…/2021 à vous de compléter la date, à l’adresse URL suivante : [http://www.gillesclement.com/]

Lu en octobre 2021, coup de cœur: Joseph PONTHUS, A la ligne

A la ligne (2019), Joseph Ponthus

Joseph Ponthus est né en 1978, après des études littéraires puis de travail social dans l’Est de la France, il exerce le métier d’éducateur spécialisé en région parisienne. Il se fait d’abord connaître en cosignant un premier livre Nous … la cité en 2012 aux éditions Zones. Afin de suivre sa femme, il part vivre en Bretagne. Là-bas il ne retrouve pas un poste dans sa filière d’origine ce qui l’amène à enchainer successivement des emplois en tant qu’ouvrier d’abord dans une conserverie de poissons puis dans un abattoir.

A la ligne : feuillets d’usine paru aux éditions La table ronde est son premier roman et a reçu de nombreux prix notamment les prix RTL-Lire et Régine Deforges en 2019. Cette œuvre nous est présentée comme un journal poétique emplit de références littéraires. L’auteur met surtout l’accent sur les conditions difficiles de ses travaux à la chaîne au sein de deux usines d’agroalimentaire. Pour subvenir à ses besoins, il supportera au quotidien le bruit, la fatigue, l’esprit qui divague et la souffrance des corps. Ce qui va le maintenir en vie face à cette vue des chaires torturées, c’est l’écriture, la littérature, les mots auxquels il va s’accrocher telle une bouée de sauvetage.

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Lu en octobre 2021, coups de coeur : Nathacha Appanah, Rien ne t’appartient

Rien ne t’appartient (2021), Nathacha Appanah

Cette romancière mauricienne, également journaliste récemment invitée à la Grande Librairie, dégage force et profondeur. Ce titre est son dixième livre. Ses descriptions dévoilent une grande richesse de vocabulaire. Nathacha Appanah s’empare une nouvelle fois des thématiques fortes qui courent dans tous ses romans : l’enfermement, la mémoire, la résistance. Son phrasé est doux, poétique, tout en suggestion, même ou plutôt surtout lorsque la violence surgit.

Il n’y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C’est la résurgence d’une histoire qu’elle croyait étouffée, c’est la réapparition de celle qu’elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l’éternelle enfance jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée par les démons de son pays.

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Lu en octobre 2021 coup de coeur/ Jacques LACARRIERE, un été grec

Un été grec, Jacques LACARRIERE

Une de nos lectrices nous a signalé , sans plus de détail« Un été grec » de Jacques Lacarrière qui a accompagné avec Bonheur son voyage en Grèce, cet été.

C’est un ouvrage , publié en 1975 juste après la chute des généraux. Jacques Lacarrière y dépeint « sa Grèce » parcourue pendant vingt ans, à l’écart des sentiers battus, sous l’égide d’une grande culture, et la rencontre de ses populations (moines du mont Athos, gens de Crête ou du Péloponnèse). Notre a dû confronter ce texte intime, témoin d’une époque déjà lointaine avec le pays qu’elle a découvert aujourd’hui.