Le chemin des estives (2021), Charles Wright

Après avoir quitté une vie professionnelle et amoureuse agitée, c’est l’heure des interrogations.
« A 37 ans, admettons-le, le bilan est pâlot : pas de femme, pas d’enfants, pas d’endroit où reposer la tête. En outre, mon compte en banque est faiblard et je suis propriétaire de rien. Le seul bien qui me reste – une bibliothèque richement pourvue – n’a guère de valeur marchande ou symbolique à l’heure du règne des écrans plats. »
L’auteur devient alors aspirant jésuite. Sa formation comprend une marche, avec un compagnon imposé et sans un sou en poche.
« Je suis un aventurier de la France cantonale » protégée du flux et de l’agitation, enclave de beauté et d’intériorité.
Partis d’Angoulême, ils traversent le Massif Central : Margeride, Aubrac, Causses, Cévennes…sur le chemin des estives. Il devient un fin connaisseur des races de vaches pour qui il éprouve une profonde sympathie.
Leur périple de 700 km leur permet des rencontres insolites, authentiques, misant sur la générosité des gens pour se nourrir et se loger. Ce récit est une ode à la liberté et à la spiritualité. Il est émaillé de références à Charles de Foucauld et Rimbaud, ces deux grands voyageurs dont les destins croisés offrent selon Charles Wright de multiples similitudes.
Ce livre bienfaisant offre une bulle de calme et de redécouverte de cette France rurale, souvent ignorée ou dénigrée, connue aussi comme appartenant à la diagonale du vide, qui traverse notre pays.

