jeu n° 1 : Indiscrétion involontaire
Dans le tram, Un téléphone sonne, une jeune femme décroche :
A : – …
N : – Ne me brusque pas.
A : – …
N : – Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A : – …
N : – Si on tombe dans ces considérations…
A : – …
N : – Tu sais bien que pour moi ce serait sans.
A : – …
N : – Il y en aura toujours pour raconter
A : – …
N : – L’itinéraire est joli
A : – …
N : – Trop parlé, peut-être.
A : – …
N : – Un bien grand mot
A : – …
N : – Il reste trois jours
Elle raccroche
Vous imaginez les propos de l’interlocuteur
Vous trouverez à la suite toutes les propositions (au fur et à mesure qu’on me les livre) et à la fin le texte complet qui a servi à composer l’exercice
Dans le tram, Un téléphone sonne, une jeune femme décroche :
A Ben alors, où ça en est.
N Ne me brusque pas.
A Qu’est-ce qui s’est passé ?
N Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A C’est pas possible. Je t’avais pourtant bien dit. La lumière doit être faite dans sa totalité, rien ne doit être laissé au hasard, tu m’entends, il nous faut un rapport complet de ce qui s’est passé, dans les plus petits détails. Il faut savoir qui, quand, de quelle manière….
N Si on tombe dans ces considérations….
A Comment veux-tu faire autrement ? Quand on traite un problème aussi complexe, obscur, il faut prendre l’affaire à bras le corps, avec tous les moyens à disposition, utiliser tous les tours et détours.
N Tu sais bien que pour moi, ce serait sans.
A Je sais, je sais, tu es celui qui n’y va pas par quatre chemins… Je t’explique ce qu’il faut dire… Et, surtout, je te connais, ne te laisse pas impressionner par le premier venu qui essaiera de te prouver le contraire en te racontant des histoires à dormir debout .
N Il y en aura toujours pour raconter.
A Le voilà qui recommence ! Un peu d’assurance, que diable… Ecoute moi bien. Si nous suivons le droit chemin, tranquilles, en toute…
N L’itinéraire est joli.
A Ne plaisante pas… C’est comme ça que nous parviendrons à nos fins. Quelquefois je me dis que toute explication n’est même pas nécessaire, l’affaire a parlé d’elle-même.
N Trop parlé, peut-être.
A Fais comme je te dis, tu verras le résultat : époustouflant !
N Un bien grand mot.
A On y arrivera, je t’assure, ce n’est pas le temps qui nous manque.
N Il reste trois jours.
MBM
Ira ? N’ira pas ?
A : – C’est encore toi Nadine ! On s’est tout dit, tu me fatigue, lâche moi les baskets.
N : – Ne me brusque pas.
A : – Qu’est-ce que tu veux encore ?
N : – Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A : – Alors quoi ? Tu veux que l’on remonte à tes grands-parents ? Crois-moi il y aurait beaucoup de choses à dire sur leur patriotisme en 1934 qu’il vaut mieux laisser dans l’ombre.
N : – Si on tombe dans ces considérations…
A : – D’accord, mais tu m’as dit que samedi tu viendrais sur la Place de Quinconces manifester avec ton gilet jaune et maintenant tu changes d’avis ?
N : – Tu sais bien que pour moi ce serait sans.
A : – Au Comité çà va jaser
N : – Il y en aura toujours pour raconter
A : –Finalement je crois qu’il vaudrait mieux que tu ne viennes pas parmi nous, mais tu pourrais suivre le cortège
N : – L’itinéraire est joli
A : – Fais comme tu veux, j’arrive à ma station et je vais descendre.
N : – Trop parlé, peut-être.
A : – Pour ne rien décider .Tu es vaseuse !
N : – Un bien grand mot
A : – Oui, sans doute, mais décide toi
N : – Il reste trois jours
Elle raccroche
J.Z.
Dans le tram, Un téléphone sonne, une jeune femme décroche :
A : – enfin c’est toi qui réponds !
N : – Ne me brusque pas.
A : –il y a 15 jours que j’essaye de te joindre. .
N : – Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A : – .mais enfin je suis ton ami, oui ou non ?..
N : – Si on tombe dans ces considérations…
A : – oui bien sûr mais j’ai peur des jugements de valeur
N : – Tu sais bien que pour moi ce serait sans.
A : – évidement pour toi, mais j’ai peur des autres….
N : – Il y en aura toujours pour raconter
A : – oh ! Écoute sois un peu confiante… imagine par quels chemins ça devrait passer pour que tout soit connu, suivi, et raconté
N : – L’itinéraire est joli
A : – oui je le veux secret, on en a déjà parlé
N : – Trop parlé, peut-être.
A :-je te jure que non
N : – Un bien grand mot
A : – combien peut-on espérer garder de secrets entre nous tous ?…
N : – Il reste trois jours
GZ
A/Là, il va vraiment falloir que tu te décides.
N/Ne me brusque pas.
A/Au moins as-tu essayé de parler avec lui.
N/Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A/Il prétend qu’il ne peut se confier qu’à un membre de l’Eglise.
N/Si on tombe dans ces considérations.
A/Avec lui, il faut s’attendre à tout. Il en fait des manières. Il se demande s’il doit se livrer avec l’aide de quelqu’un ou sans.
N/Tu sais bien que pour moi, ce serait sans.
A/Avec ou sans, ça commence sérieusement à jazzer et pas que dans le village.
N/ Il y en aura toujours pour raconter.
A/ Il prétend que le trésor serait caché au pied d’un château, près de Rennes le Château. Ce n’est pas bien loin de chez nous.
N/ L’itinéraire est joli.
A/ Tu te souviens de cette vieille histoire ?
C’est le village de l’Abbé Saunière. Dans les années 1900, sa fortune inexpliquée a alimenté toutes sortes d’élucubrations et toute la presse en a parlé.
N/Trop parlé peut-être.
A/ Emma Calvé, son amie, était une cantatrice célèbre à cette époque.
N/ Un bien grand mot
A/ Mais si, je t’assure. Et les mystères entourant toute cette histoire n’ont jamais été élucidés. Quand dois-tu remettre ton papier au journal ?
N/ Il reste trois jours.
DoDou
Dans le tram, Un téléphone sonne, une jeune femme décroche :
A : – Nora, bonsoir,c’est Alain. Choisis tu le départ, oui ou non ?
N : – Ne me brusque pas.
A : – Il ne s’agit pas seulement de toi, nous devons être éclairés.
N : – Tout n’est pas sorti de l’ombre.
A : – Aujourd’hui, nous sommes six pour le projet, Sans toi, ça fait cinq. Ça change tout pour le véhicule
N : – Si on tombe dans ces considérations…
A : – On part dans trois jours, cette considération est déterminante pour l’organisation, les bagages…
N : – Tu sais bien que pour moi ce serait sans.
A : – Et puis, si tu ne viens pas, Thibault, Jean et peut être Corine ne s’engageront pas non plus.
N : – Il y en aura toujours pour raconter
A : – Je ne comprends pas. La sœur de Soizic avait écrit à ma tante Paula que tu étais enthousiaste, c’est ma cousine Claudine qui me l’a dit au téléphone…
N : – L’itinéraire est joli
A : – Arrête de te moquer. Ça fait sept mois que nous préparons cette expédition pour T. Nous l’avons choisi ensemble, au hasard, sur la carte. Nous étions d’accord. Nous nous sommes documentés, nous avons rêvé, nous avons préparé toutes les éventualités…
N : – Trop parlé, peut-être.
A : – Maintenant, on agit.
N : – Un bien grand mot
A : – Finis, décide-toi !
N : – Il reste trois jours
Elle raccroche

