exercices de février : on t’a trouvé un mari/ une femme

Jeu n°2 : On t’a trouvé une femme / un mari

La proposition peut venir de la famille, d’amis plutôt zélés ou d’un site de rencontre sollicité .

Plusieurs possibilités au choix

– vous imaginez la première rencontre (surprises, joies, déceptions)

– Vous écrivez une lettre pour décliner l’offre en ménageant le ou la destinataire (prétextes, excuses, promesses…) et vous intégrerez au moins deux de ces formules : c’est vraiment trop gentil… ; Pas si tôt … ;ça tombe mal… ; Sincèrement, je ne crois pas.. ;. Il y a un problème…

Très Chère Arnoldine,

Comme convenu, je me suis rendue chez Angelina mercredi à 17 H.

Leur galette choco-marron est toujours aussi sublime. Mais je ne vous écris pas pour vous vanter leurs pâtisseries que vous appréciez également, je le sais.

J’y ai rencontré Théodore. Il est tout à fait charmant, attentionné, élégant. Nous avons devisé fort gaîment durant une bonne demi-heure en dégustant notre thé et nos petits gâteaux. Tout nous réunissait, notre goût commun pour l’Opéra-Comique, notre antipathie vis-à-vis de la peinture moderne. Nous étions à l’unisson et ravis de l’être. J’envisageais déjà de l’inviter à ma soirée de la semaine prochaine lorsque l’une de ses connaissances s’approcha de notre table pour le saluer.

Gentilhomme jusqu’au bout des ongles, il se leva et là, quelle ne fut pas ma stupéfaction de constater qu’il ne mesurait pas plus de 1.50 m.

De buste, rien d’anormal, mais il est monté sur de petites jambes ridicules, plus semblables à des baguettes qu’à des jambes. Je n’y avais pas prêté attention à mon arrivée, lorsqu’il s’était incliné devant moi, subjuguée que j’étais par sa moustache conquérante et ses yeux pétillants.

Mais enfin, ma bonne amie, où aviez-vous la tête lorsque vous avez envisagé qu’il puisse devenir pour moi, l’homme idéal ? Il y a un problème…

Certes, le ridicule ne tue pas mais quand même. Essayez de visualiser notre arrivée sur le champ de course de Longchamp : ma personne qui mesure déjà un bon m 80, de plus surmontée d’un chapeau que j’arbore toujours lorsque je vais à l’hippodrome et ce pauvre Théodore que je pourrai facilement porter sous mon bras. Sincèrement, je ne crois pas que cela soit envisageable ; nous ne pouvons vivre éternellement assis ou couchés et mon cas ne me semble pas encore à ce point désespéré.

Humblement, votre filleule aimante qui compte néanmoins sur vous pour lui trouver un soupirant sur mesure.

Berthe

DoDou

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *