Lu en février 2019: coups de cœur / Corinne Hofmann, la massaï blanche

Corinne Hofmann, La Massaï blanche (1998)

Corinne Hofmann est née de mère française et de père allemand.

En 1986, ayant jeté son dévolu sur un grand guerrier massaï de la tribu nomade des Samburu vu sur un bateau, elle écume la brousse sur des milliers de kilomètres pour le retrouver, fait face aux tracasseries administratives, à la maladie, à la faim et aux conditions de vie plus que sommaires.
Elle s’entête malgré leur communication plus que limitée -tous deux baragouinent à peine l’anglais- et les chocs culturels permanents.

 Il s’agit ici du récit autobiographique d’une jeune Suissesse de 27 ans, tombée amoureuse du guerrier Massaï Lketinga pendant des vacances au Kenya, et qui abandonne l’Europe pour vivre en Afrique avec lui. Corinne Hofmann raconte avec un luxe de détails ses quatre années d’épouse blanche au sein de sa tribu massaï : le partage de la petite hutte de paille et de boue séchée avec sa belle-mère, la séparation des hommes et des femmes pour les repas, les sacrifices d’animaux, les coutumes du mariage et les rapports sexuels, la naissance de sa fille en pleine brousse, les maladies successives qu’elles affrontent, la sécheresse, les disettes, les bêtes sauvages, et la lutte, jour après jour, pour la survie. Cette épopée au quotidien montre deux êtres, deux cultures aux antipodes, luttant ensemble pour se comprendre.

Cette femme courageuse décrit son bonheur quand elle retrouve Lketinga après une longue recherche et quand elle l’épouse. Mais elle ne cache pas non plus sa solitude, ses angoisses, la jalousie de son mari qui va finalement faire voler en éclats un amour hors du commun.

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