Jeu par temps de confinement 7 04 2020-16 – pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

7 04 2020

jeu d’écriture par temps de confinement- 16- Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

On part d’une phrase simple et claire et on remplace tous les noms par des périphrases, ce qui a le don de la rendre obscure faute de l’améliorer

périphrase : du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par  », est une figure de style qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit, elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul .

Exemple

jour : période objectivement de durée fixe mais subjectivement très élastique

Phrase à compliquer à souhait :

Les soirs où Maître Mahmut et moi regagnions notre campement après être descendus à la bourgade, j’avais la sensation que nous avancions vers le ciel.

(Pamuk, La femme aux cheveux roux)

Jeu d’écriture en temps de confinement – 15- contrainte du prisonnier

6 04 2020

Jeu par temps de confinement 15 contrainte du prisonnier

C’est un jeu oulipien

Un prisonnier ou une personne en quarantaine doit écrire une lettre à sa femme,ou à un complice, ou au juge, ou au médecin ou au Président de la République mais il n’a que très peu de papier… il doit donc écrire en prenant le moins de place possible et donc en écrivant sans lettre avec jambage ; il se contente de :a, c, e, i, m, n, o, r, s, u, v, w, x

Exemple: Mon amour. Ce mur me mène vers une vie sans saveur. On rumine une évasion.


Un nourrisson avise sa maman .

Coucou , ce cocon m’écrase ; m’aérer avivera mon cœur . Arrivée aussi sec .

HG

mon mec à moi.

ça va… on commence à voir une issue.

sors-moi, sinon on va s’armer en vrai, saisir une crosse version massue, ici, sans raisonner mieux.

rêve-moi, nomme-moi, sors-moi.  

amour ever…

MS

coco mon amour. on creuse. came, avoine en sûreté sous saxo rose, casse au riri. Six mai, aurore, ramène caisse, came, avoine, simarre curé, sous sixième marronnier rue rené cassin . on s’casse mon cœur.

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A ne pas manquer, quelques textes des contraintes précédentes

Quelques exercices des jours précédents

panier de légume

Pour les caissières,pas question de se fendre la poire  ou de ramener sa fraise,mêmes si elles travaillent pour des nèfles.Elles n’ont pas le temps de faire le poireau,au cas ou on leur piquerait le blé dans la caisse et même si elles ne gagnent pas un radis,ils faut qu’elles fassent les choux gras de l’enseigne qui les emploie et tout cela sans masque.

BH

voyage minimal

J’étais partie pas très loin,tout en haut de moi même,à l’intérieur de mes deux hémisphères.J’essayais de comprendre comment cet espace exigu avait développé mes différentes aptitudes.Voyons d’abord la dimension cartésienne,la rigueur:bof!Et l’aspect imaginatif,la musique,les couleurs:peut mieux faire.Le travail sur les mots?E n bonne voie?Je remerciais la souplesse de cette espace qui, quoique restreint me permettait sans cesse de m’améliorer,d’être relié au monde si je voulais,d’être humain,tout simplement

Les objets parlent

Je ne suis pas un objet mais un vêtement. Ce n’est peut-être pas le but de cet exercice mais j’avais envie de vous écrire.

Je suis un vêtement très en vogue à ce jour. On me voit tous les jours dans les médias. Je suis fabriquée dans le monde entier et pour toute la Terre. Je suis en papier. Je peux être de plusieurs couleurs (bleu, blanc, jaune, vert, …). Je m’adapte à toutes les tailles. Je vais aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Je descends jusqu’au niveau des cuisses. Je m’attache avec un lien dans le cou et un autre au milieu du dos ; un peu comme le haut d’un maillot de bain.

Mais contrairement à celui-ci, je ne vois jamais le soleil, ni la mer ou la piscine. Personne ne prend plaisir à me porter. Quand on se débarrasse de moi, je suis arrachée du corps et déchirée. Je finis dans une poubelle qui est incinérée. Mes voisins subissent le même sort. Charlotte se met sur la tête mais s’enlève plus délicatement. Mask est plus près de la personne ; sur sa bouche. Il la voit sourire, au moins. Sa durée est plus longue ; 4 heures ou plus s’il n’est pas souillé. À la fin de notre mission on est tous brûlés. Pourtant, on protège plein de monde. Par contre Lunette protège les yeux, mais elle a droit à un traitement de faveur. Elle est lavée avec une solution désinfectante.

En général un nouveau vêtement se porte avec le sourire. Moi non ! On me prend sur une étagère avec beaucoup d’anxiété, et de peur, peut-être.  On m’enfile rapidement sans parler. Et on me jette après comme une malpropre ou plus encore, une pestiférée. Oui c’est ça, une pestiférée ! Et pourquoi si peu de reconnaissance ?

Mask a des copains en tissu, maintenant. Moi toujours pas. Mais je continuerai à vous protéger du Covid-19 et de tous les autres virus à venir.

Restez chez vous. Comme ça vous ne me verrez pas.

Une brancardière de l’hôpital de Dax

mme D.

Jeu par temps de confinement 6 04 2020 – 15- contrainte du prisonnier

6 04 2020

Jeu par temps de confinement 15 contrainte du prisonnier

C’est un jeu oulipien

Un prisonnier ou une personne en quarantaine doit écrire une lettre à sa femme,ou à un complice, ou au juge, ou au médecin ou au Président de la République mais il n’a que très peu de papier… il doit donc écrire en prenant le moins de place possible et donc en écrivant sans lettre avec jambage ; il se contente de :a, c, e, i, m, n, o, r, s, u, v, w, x

Exemple: Mon amour. Ce mur me mène vers une vie sans saveur. On rumine une évasion.

jeu par temps de confinement- 14 – tourisme minimal

05 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 14 – tourisme minimal

C’était un jeu des « Papous dans la tête » ( que vous pouvez toujours écouter en podcast)qui convient très bien à notre période de confinement :

Comme son titre l’exprime il s’agit de proposer un voyage ou pourquoi pas un séjour sur un périmètre ultra réduit

Comme exemple, je ne vous donnerai ni un exemple personnel, ni un exemple des « Papous » mais une chanson de ma jeunesse qui est venu trotter dans ma tête, de Catherine Leforestier , le pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j’y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon
Et tout autour de moi tes bras font le décor
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
J’y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l’été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu’il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s’il mesure à peine 1m80J’y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que ne font dans le ciel les hommes et leurs fusées
C’est un pays où l’on voyage avec les mains
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de


 Ce matin grand voyage au dedans de ma tasse

Et voilà que sa forme, ses contours me délassent

Elle est bleue, bleue de cendres, et en grès bien dressé

Au toucher, elle est fine et douce à caresser.

Quoiqu’on dise c’est bon, elle n’est pas molasse

Son anse la tient bien pour ne pas qu’on la casse,

Et le thé, sa chaleur, sa saveur, quelque bien qu’il me fasse

Prend des couleurs d’iris aux reflets de l’émail,

Assagit doucement mes pensées en pagaille.

SD

boucler le bouquin

 

cela s’assemblait

impossible

à parcourir

en classe

touriste

tant était vaste

l’espace séparant le titre de la page de garde

d’une table faite de matériaux

lointains

comment faire

pour surmonter

les hauts de pages

sans parler des

enchaînements

et de l’entrave des lettres majuscules

grandes cimes à gravir

puis les remous

de ces pages

prises qu’elles étaient

dans un tourbillon de mots

virevoltant

s’abîmant sur les marges

droite et gauche vertigineuses

plages vierges encore

avant de jeter l’encre

sur un quatrième de la couverture

encore inatteignable…

             que déjà l’éditeur bouclait

MS

 Voyage maximal.

C’est un voyage que je fais assez souvent : chaque fois que j’ai besoin de me retrouver, de me ressourcer, de faire le point sur moi-même.C’est une excursion qu’on pourrait faire en solitaire mais j’ai toujours pensé que c’était mieux à plusieurs : on peut ainsi partager l’éblouissement de la découverte, c’est chez moi une forme d’altruisme qui peut paraître excessive mais qui, paradoxalement, me conforte l’égo. En effet ce périple, qui peut paraître banalement circulaire, suscite en moi un sentiment de plénitude cosmique, j’ai l’impression que tout mon être atteint les dimensions inouïes d’un univers infini constellé de trous noirs , secoué de frémissements gravitationnels précipitant les galaxies, nos sœurs lumineuses, vers les gouffres cataractant dans un énorme éclaboussement d’or!Cet univers en expansion perpétuelle, je veux l’explorer, le redécouvrir, aller au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau, remonter au big-bang là où est encore visible la cicatrice, la trace du cataclysme originel !

C’est pourquoi, vous en conviendrez maintenant, ce n’est pas un voyage minimal que ce voyage autour de mon nombril !

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Jeu d’écriture par temps de confinement -13 – panier de fruits et de légumes nouveau

4 avril : Panier de fruits et de légumes

 

Cerise est une belle jeune fille : teint de pêche, grande comme une asperge, qui a toujours la banane. Forcément, elle attire beaucoup de garçons, mais la plupart des intéressés lui racontent des salades pour obtenir ses faveurs. Un jour, l’un deux, Olivier, haut comme trois pommes, ramène à son tour sa fraise. Juliette n’a pas l’habitude que ce type de garçon tente sa chance auprès d’elle. Il s’est approché, rouge comme une pivoine, mais a réussi à lui déclarer sa flamme. Véritable cœur d’artichaut, Juliette a été touchée par l’audace d’Olivier. Autant dire que c’est la fin des haricots pour les autres prétendants ! La moindre tentative et ils risquent d’avoir un pépin, étant donné le fort amour qui unit Cerise et Olivier.

 

Jeu par temps de confinement 05 04 2020 – 14- Tourisme minimal

05 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 14 – tourisme minimal

C’était un jeu des « Papous dans la tête » ( que vous pouvez toujours écouter en podcast)qui convient très bien à notre période de confinement :

Comme son titre l’exprime il s’agit de proposer un voyage ou pourquoi pas un séjour sur un périmètre ultra réduit

Comme exemple, je ne vous donnerai ni un exemple personnel, ni un exemple des « Papous » mais une chanson de ma jeunesse qui est venu trotter dans ma tête, de Catherine Leforestier , le pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j’y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon
Et tout autour de moi tes bras font le décor
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
J’y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l’été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu’il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s’il mesure à peine 1m80J’y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que ne font dans le ciel les hommes et leurs fusées
C’est un pays où l’on voyage avec les mains
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de

Jeu par temps de confinement -13- panier de fruits et de légumes

4 04 2020

jeu par temps de confinement – 13 – Panier de fruits et légumes

Vous connaissez des expressions françaises qui font référence aux fruits ou aux légumes

exemples : avoir un teint de pêche, la fin des haricots

Trouvez-en une dizaine et intégrez-les dans un texte


Histoire d’un quartier d’Orange

Il était long comme une asperge du haut de ses vingt ans. Il manquait de blé ce jour-là, lui qui se croyait la grosse légume du coin. Il se prenait encore le melon sans même se rendre compte que les carottes étaient cuites.

Il était sans doute une bonne poire et se prenait le chou pour pas grand chose au bout du compte… Il envoyait les autres faire le poireau, les voyait revenir rouge comme des tomates, mais c’était une fois de plus peanuts à l’arrivée.

Ce qui n’avait pas empêché le journal local d’en faire ses choux gras. Alors que tous  les marronniers étaient épuisés (il fallait bien vendre sa salade) et, en ce début d’automne, la chute de ce cave c’était une histoire aux petits oignons.

MS

PANIER DE FRUITS ET LEGUMES

A la une de la feuille de chou du jour, une grosse légume locale embarquée dans le panier à

salades suite à une perquisition. Elle ne se fend plus la pêche et ses beaux yeux en amande

ont perdu de leur éclat !

Pour sa défense, des arguments à la noix sont avancés. Il est évident qu’elle raconte des

salades. Toujours est-il que la course à l’échalote s’arrête là. Fini les malversations, les

carottes sont cuites.

Ce n’est pas moi qui lui amènerai des oranges !

M Pou

En ce temps-là j’avais pas trop la pêche, je picolais pas mal et tous les soirs pour ainsi dire je finissais bourré comme un coing. A ce rythme-là bientôt je n’eus plus un radis vaillant devant moi. Au début, je m’arrangeais pour trouver une bonne poire qui me payait des coups. Ensuite pour me refaire la cerise, je me mis au poker : je tâchais de trouver des truffes comme partenaires, je faisais un tabac et ils repartaient fauchés comme les blés en juillet. Ça me permit de mettre du beurre dans les épinards, mais bon ça dura qu’un temps ; un soir je tombai sur un récalcitrant qui se prit le chou : j’essayai de lui raconter des salades, de couper la poire en deux, rien n’y fit il me colla une châtaigne en pleine poire et je tombai dans les pommes. C’était la fin des haricots, j’avais bien failli aller manger les pissenlits par la racine me dit le docteur quand je revins à moi à l’hosto. C’est alors que je décidai de reprendre le droit chemin :y avait une justice non dans ce pays ? j’allais lui faire un procès à ce pauv’ cornichon avec son pois chiche dans la tête, il allait cracher l’oseille qu’il m’avait contesté. Sitôt pensé sitôt fait : je pris datte avec un avocat.

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Jeu d’écriture en temps de confinement – 12 – mélanges dans la bibliothèque

3 04 2020

jeu par temps de confinement – 12 – Mélanges dans la bibliothèque

  1. sélectionner deux titres de romans avec leurs auteurs
  2. Mélangez des éléments des titres pour en créer un nouveau et faites de même pour l’auteur
  3. Imaginez la quatrième de couverture

exemple :

Les souris et des hommes de John Steinbeck et Bonjour Tristesse de Françoise Sagan

 : TRISTESSE DES SOURIS DE FRANÇOIS SABECK

A vous…


 

Cent Ans de solitude de Gabriel García Márquez

et

La Panthère des neiges de Sylvain Tesson

 La Panthère a cent ans de Sylvaine Garsson

 On reconnaîtra dans ce texte intelligent et bref tout le talent d’une femme de plume récemment honorée par l’Académie française. Non contente d’explorer les confins de la forêt latino-américaine de son enfance, elle nous précède auprès de l’animal symbole de la gloire que sut mettre en valeur le colon européen.

Longévité et détermination, partagées par cette fidèle héritière de la pensée occidentale, rendent justice à la protection que les hommes ont toujours su porter au couguar. Avec beaucoup de pudeur au cours de ce dernier siècle. Avec beaucoup de stupeur, parfois aussi, lorsque l’once transporte aux origines du sacré.

Un anniversaire fêté comme il se doit dans un texte à fleur de peau et qui étend sa patte sur tout un paysage de puna, à peine tacheté de lumière.

MS

1. La quarantaine de Jean Marie Gustave Le Clésio et Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras

2. La quarantaine contre le Pacifique de Jean Marie Gustave Duras

3.

Le dernier roman de Jean Marie Gustave Duras ( JMG Duras) La quarantaine contre le Pacifique se déroule sur un paquebot de luxe pendant la quarantaine imposée en 2020 par un virus inconnu .

Naviguant dans le Pacifique pendant plusieurs semaines , cherchant désespérément une terre d’accueil, le navire erre. Nouveaux boat-people, les touristes fortunés et démunis, vont vivre un huis-clos mortel .

La contagion se répand, les tensions montent, les soupçons augmentent, les jalousies s’exaspèrent…. 

Comme à son habitude JMG Duras ,dans un style toujours aussi concis et épuré , décrit l’âme de chacun.

ML

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