Quand vient la vague (2018),Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

D’entrée nous assistons au départ de notre héroïne Nina qui à l’aube de ses 18 ans, fuit et s’interroge « Aujourd’hui, j’ai dix-sept ans, et je ne sais pas encore si ma vie s’arrête, ou bien si tout commence. Peut-être les deux à la fois ? », laissant ainsi le lecteur en suspens.
Quelques mois plus tard près du littoral girondin, sans nouvelles, son frère Clément décide de partir à sa recherche afin de comprendre la raison qui a poussé sa grande sœur à s’en aller du jour au lendemain du nid familial. Au terme de son enquête, rien ne sera plus jamais comme avant…
Même si l’intrigue est assez simple, elle met en avant des questionnements actuels. De nombreux thèmes sont abordés : l’importance des secrets de famille et leurs impacts, la culpabilité, l’amitié, l’homophobie ainsi qu’un fort amour fraternel entre les deux protagonistes principaux. Le parallèle entre l’image de la vague qui emporte tout sur son passage et ce que vivent nos deux personnages est omniprésent.
« L’an dernier, j’ai été prise par une vague trop forte qui m’a roulée sur le fond, m’a emportée dans un tourbillon, m’a fait perdre tout mes repères. Je n’y voyais plus claire dans cette eau troublée par le sable en suspension qui m’a littéralement engloutie. »
Nous retrouvons également une alternance de points de vue des différents personnages avec de nombreuses analepses entre passé et présent. Assembler à quatre mains, cette œuvre constitue donc un roman choral singulier. L’écriture est agréable et fluide ce qui permet au lecteur de suivre au mieux les découvertes de Clément sur sa propre famille.
Un livre qui s’adresse essentiellement aux adolescents mais pas seulement.

