Jeux de décembre 2021 -3- Tout roman est un roman d’héroïc fantaisy

Avec Manon Fargetton :tout roman est un roman d’héroic fantasy

Rapidement, codes généraux se l’héroic fantasy : Histoire où un héros/une héroïne, d’apparence humaine et physiquement très fort/e utilise ses compétence pour des combats ou une quête. L’action se situe le plus souvent dans une époque reculée ou même mythique. Dans son cheminement initiatique, le héros / l’héroïne se confronte à des épreuves où interviennent des éléments surnaturels (objets magiques, créatures légendaires, forces maléfiques… aides bénéfiques) . Le lecteur ne doit pas avoir de doute et doit se laisser emporter avec le héros/ l’héroïne.

Voici plusieurs débuts de romans connus

1 la première fois qu’ Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. (Aragon, Aurélien)

2 Édouard c’est ainsi que nous appellerons un riche baron dans la pleine force de l’âge – Édouard avait passé l’heure la plus belle d’un après-midi d’avril dans sa pépinière à enter de jeunes plants de greffes qu’il avait conservées dans leur fraîcheur. (Goethe, les affinités électives)

3 L’aube surprit Angelo béat et muet, mais réveillé. ( J. Giono, le hussard sur le toit)

4 Caché derrière l’écran des broussailles qui entouraient la source, Popeye regardait l’homme boire. ( Faulkner, Sanctuaire)

5 « Verse-moi encore un verre de slivovice » me dit Klara et je ne fus pas contre.(M.Kundera, risibles amours)

L’une de ces amorces vous sert pour bâtir la trame d’une histoire d’héroic fantasy en utilisant les codes respectueusement ou en les cassant.

L’aube surprit Angelo béat et muet, mais réveillé. ( J. Giono, le hussard sur le toit)

L’aube surprit Angelo béat et muet, mais réveillé. ( J. Giono, le hussard sur le toit) . Le rêve qu’il avait fait pendant cette courte nuit de pleine lune, adossé à une meule de foin qui l’avait un peu réchauffé ne s’était pas encore évanoui…Et dans ce moment étrange du réveil, Annabella le caressait plus doucement qu’une plume, un duvet d’oisillon…Ouvrant les yeux, il s’attendait à voir son visage et sa nuque de lait, cherchait sa bouche pour l’embrasser quand il tressaillit d’effroi : là, au-dessus de lui, sur la meule de foin, le couvrant d’un regard fielleux, un énorme rapace le dominait et semblait jouer de ses ailes en une danse de murmures et de signes qui le frôlaient comme pour l’investir de pouvoirs occultes… « Où suis-je ? » Se dit-il, en s’écartant d’un bond. Le rapace, comme s’il l’avait compris, tout en ne permettant pas qu’il s’enfuie, vint planter ses serres dans ses cheveux en bataille, le blessant au point de faire couler de minces rigoles pourpres sur son front : « Ne t’en va pas Angelo, tu as été choisi, je suis venu te chercher, tu es déjà dans une autre dimension…Le soleil qui se lève ce matin et ce champ, ce foin, ne sont déjà plus ceux que tu as connus hier…Regarde, ouvre vraiment les yeux…. » Alourdi comme si l’oiseau avait pesé plusieurs tonnes sur sa tête, et écrasé de stupeur le pauvre Angelo se sentit descendre, s’enfoncer dans l’herbe, la terre du champ et soudain, aspiré dans un tourbillon lumineux, il se sentit renversé et projeté à toute allure dans un paysage à la fois proche et totalement différent du champ où il s’était endormi. Tout y était sec et doré et l’oiseau avait disparu. Se pinçant pour s’assurer qu’il ne rêvait pas, Angelo tenta de marcher, de chercher âme qui vive, animale ou humaine, dans ce curieux endroit. Peut-être avait-il été choisi par des extra-terrestres et projeté sur leur planète ??? Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’à chaque pas qu’il avançait, une marche venait sous son pied, puis une autre, et que l’escalier qui se dessinait au-devant de lui dans cet espace à l’air si sec et léger qu’il ne se sentait pas respirer, semblait résolument le conduire vers la Porte où lui serait révélée sa mission…De fait elle se présenta, une lourde porte en pierre ouvragée, ornée de turquoises et d’aventurines qui sculptaient sur son flanc un chemin…Conscient qu’il lui était impossible de reculer, chaque marche montée s’évanouissant après lui, Angelo se présenta ruisselant de sueur et d’angoisse devant la grande Porte. Et là l’oiseau réapparut et lui dit : « Entre donc, je te l’ai dit, tu as été choisi, tu vas rencontrer le grand maître qui va te confier la tâche la plus rare et précieuse dont aucun humain n’a jamais su se rendre capable, puisses-tu réussir » La porte s’ouvrit et Angelo perdit connaissance…

5 « Verse-moi encore un verre de slivovice » me dit Klara et je ne fus pas contre.(M.Kundera, risibles amours)

Nous sommes en Gaule vers 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée sauf un village gaulois. Klara a entendu parler d’Astérix, Obélix et les autres,mais sourtout elle veut rencontrer Panoramix. Elle veut être invitée à la réunion annuelle des druides dans la forêt des Carnutes.

Son oncle le banquier suisse Zurix lui a longuement expliqué que le druide est un personnage très important à la fois ministre du culte, théologien, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Grâce à lui, peut-être, le ciel ne leur tombera pas sur la tête. Elle doit donc absolument le trouver et lui parler.

Quant à espérer qu’il lui confie la composition de la potion magique, ce n’est qu’un rêve. Peut-être pas car il y a des années de cela, Astérix et Obélix avaient rapporté de son pays un edelweiss qui leur avait permis de fabriquer une potion qui avait rendu le contrôleur d’impôts Malosinus beaucoup plus accommodant.

Ils n’auront sans doute pas oublié ces péripéties.

Arrivant de l’Est, elle passe par Lutèce, Rotomagus (Rouen) puis enfin destination le village gaulois en Armorique. En s’approchant peu à peu, elle se méfie car les Gaulois sont réputés pour aimer la baston. Astérix, meilleur chasseur et guerrier du village est aussi le confident de Panoramix.

Elle parvient enfin à proximité du village, tout entouré de palissades infranchissables.

Sa petite troupe avance. Un guetteur les interpelle et ils demandent à voir Abraracourcix qui est le chef du village. Il faut respecter la hiérarchie.

Dès qu’ils prononcent le nom de Zurix, c’est magix et tous les gaulois arrivent pour les rencontrer.

Voici l’histoire de Klara et je suis l’un des guerriers de sa troupe qui participa au banquet qui nous fut offert.

Ce soir – là, « Verse moi encore un verre de slivovice me dit Klara et je ne fus pas contre ».

D .dou

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Lu en décembre 2021, Manon Fargetton, Quand vient la vague

Quand vient la vague (2018),Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

D’entrée nous assistons au départ de notre héroïne Nina qui à l’aube de ses 18 ans, fuit et s’interroge « Aujourd’hui, j’ai dix-sept ans, et je ne sais pas encore si ma vie s’arrête, ou bien si tout commence. Peut-être les deux à la fois ? », laissant ainsi le lecteur en suspens.

Quelques mois plus tard près du littoral girondin, sans nouvelles, son frère Clément décide de partir à sa recherche afin de comprendre la raison qui a poussé sa grande sœur à s’en aller du jour au lendemain du nid familial. Au terme de son enquête, rien ne sera plus jamais comme avant…

Même si l’intrigue est assez simple, elle met en avant des questionnements actuels. De nombreux thèmes sont abordés : l’importance des secrets de famille et leurs impacts, la culpabilité, l’amitié, l’homophobie ainsi qu’un fort amour fraternel entre les deux protagonistes principaux. Le parallèle entre l’image de la vague qui emporte tout sur son passage et ce que vivent nos deux personnages est omniprésent.

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Lu en décembre 2021, Manon Fargetton, A quoi rêvent les étoiles

A quoi rêvent les étoiles (2020), Manon Fargetton

Comme tous les titres-jeunesse de Manon Fargetton découverts par les lecteurs, ce roman construit comme un roman choral a été très apprécié. Il est construit comme une pièce de théâtre : acte 1, acte 2… entractes. L’écriture fluide et légère donne un texte facile à lire qui traite de sujets communs avec d’autres comme : la solitude, la différence, l’homosexualité, le deuil, les relations parents-enfants, les sentiments amoureux mais aussi la solidarité. Même les personnages en souffrance ont un potentiel de vie. La couverture avec son bleu lumineux en fait un objet attirant.

Nous découvrons cinq personnages très attachants, cinq solitudes que tout sépare. Il suffira pourtant d’un numéro inconnu s’affichant sur un téléphone pour que leurs existences s’entrelacent…

« Titouan ne sort plus de sa chambre, car le monde lui fait peur.
Alix, 17 ans et dont la mère a fui, rêve de théâtre. Elle veut jouer et quitter Saint-Malo.
Luce reste inconsolable depuis la mort de son mari, Lucien et a perdu l’envie.
Gabrielle tient trop à sa liberté pour s’attacher.
Armand, musicien et papa poule a construit sa vie entière autour de sa fille. »

L’histoire est fondée sur un principe : chaque humain est relié à n’importe quel autre, par seulement 6 liaisons maximum. Ici, nous partons donc avec 5 personnages (tous aussi touchants et différents les uns que les autres, par leurs âges, centres d’intérêt…). Tous sont pleins de mal-être et d’interrogations sur leur avenir. Des amitiés et des amours vont naître, des secrets vont se dévoiler. Ces personnes vont voir leurs vies s’entremêler.

Le théâtre est très présent dans ce roman et occupe également une place importante dans la vie de Manon Fargetton qui a été régisseuse lumière pendant plusieurs années.

« Hasard, destin, alignement de planètes… Appelez ça comme vous voulez, Moi, j’appelle ça magie. »

C’est une belle histoire optimiste, avec un côté « feel-good » qui fait du bien mais qui conduit aussi à s’interroger sur les attentes et besoins de chacun. Même les personnages qui pourraient paraître secondaires, comme le marchand de crêpes, Breizh Bob, « au service de vos papilles » ont un rôle important dans cette histoire, comme cela nous est révélé à la fin du livre.

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A écrire pour le 19 Novembre 2021

A

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Vendredi19 Novembre2021

Centre Culturel Terrasson  20h15

Feuilleton nouveau : La croisière s’emmure

– Il s’agit d’une croisière à thème de 8 jours en Méditerranée : Départ de Marseille sur le Costa Covidia avec escales à Gênes, Civitavecchia (Rome), Palerme (Sicile), La Valette (Malte), Barcelone, débarquement à Marseille. La capitaine est Lucie Azur

– Le thème : développement personnel avec conférences de la Professeure Jeanne Veaulau, initiation à la méditation de pleine conscience et au Yoga par Maître Kim. Le médecin du bord est le Docteur Pissefroid.

Le huitième jour, alors que le port de Marseille est en vue, plusieurs cas de Covid sont signalés à bord et le bateau est mis en quatorzaine.

Faites vivre un des « séquestrés » (croisiériste, membre d’équipage, animateur, ou même animal mascotte présent sur le bateau) à un moment quelconque du confinement.

Rien ne vous empêche de contribuer à plusieurs chapitres, soit avec le même personnage, soit avec un autre, en réaction ou pas avec les chapitres écrits par les autres.

Jeu 1 Ils me parlent de toi (ou de vous):

Un objet, une trace évoque quelqu’un qui en a fait usage et que vous retrouvez

exemple :un vieux fauteuil qui porte l’empreinte de celui ou celle qui y a passé de longues heures

Jeu 2 : monovocalise

Ecrire un texte où vous ne vous autorisez qu’une seule voyelle

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