En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :
la calebasse et la carcasse
la tendresse et le lilas
le doudou et la libellule
la croquette et le karcher
le bonbon et le loup (masque ou animal)
Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables
le doudou et la libellule
Dans le parc du château
un doudou seul sur un banc crie son désespoir.
Non loin de là une libellule légère et scintillante sourit à la vie.
Elle s’approche prudemment du doudou immobile.
A la fois craintive et intriguée elle l’observe,
s’éloigne, hésite puis se rapproche tout doucement.
– Mon ami que fais-tu là tout seul ? Pourquoi pleures-tu ?
lui demande-t-elle d’une toute petite voix.
Le doudou sursaute et la regarde d’un air méfiant.
– Que veux-tu ? laisse moi tranquille
– Je vois que tu es malheureux, je peux t’aider.
Viens me rejoindre dans mon royaume.
– Où habites-tu ?
– Près de l’étang au fond du jardin.
– Pourquoi je te suivrais ? Je veux rester seul avec mon chagrin.
J’ai tout perdu, ma maison, ma maîtresse,
mon petit coin de paradis que je partageais avec mes frères et sœurs de jeu.
Vas-t’en, je te dis. Laisse-moi mourir en paix.
La libellule émue aux larmes
essaie de l’attraper pour le hisser sur ses fines ailes transparentes.
– Viens je t’emmène au pays des libellules où une vie nouvelle t’attend.
Mais le doudou s’enfuit emportant avec lui son désespoir et sa solitude.
Ne jamais refuser la main tendue même si elle est d’un plus petit que soi,
DL

