A écrire pour juin 2025

A TELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 21 JUIN 2025

exposition amicale Laïque vitrine du Périgord 10heures 30

Jeu 1 : entraînement au voyage imaginaire

Chacun tire au sort un papier sur lequel est inscrit le nom d’une ville, jette les dés et regarde dans l’index d’un atlas où il fait un séjour 

Pour ceux qui n’étaient pas présents le soir de l’atelier, il faut vous procurer un atlas quelconque, y chercher BRIVE , tirer deux dés (ou prendre le premier nombre qui vous passe par la tête entre 0 et 20) et, sans tricher, aller chercher votre destination en prenant le lieu situé à cette Xème position

Depuis ce lieu de villégiature, chacun envoie un mail à un destinataire choisi, c’est à dire l’atelier d’écriture dans son ensemble pour lui raconter

  • soit la déception par rapport aux espoirs mis dans ce voyage
  • soit, à l’inverse l’heureuse surprise qu’il a réservé

En principe nous devrions déjà recevoir des mails de Laosolu (Sumatra), Nanticoke (USA), Perruwelz (Belgique),Cambridge (Royaume Uni) Annigeri (province de kamataka , Inde), Iles Marshall, Setinel (Espagne),Lac Larronze au canada

Jeu N°2 fable
On cherche ensemble et on écrit sur des papiers des noms d »objets» en rapport avec Terrasson ou le Périgord. On les mélange et on les tire deux par deux pour établir des sujets de fables

Voici les propositions parmi lesquelles vous choisire, zmême si l’inspiration vous paraît discutable :

  • L’épi de faîtage et la lauze
  • le canard et le piot ( enfant ou dindon)
  • la noix et la borie (ou cabane)
  • la truffe et le foie gras
  • le ballon de rugby et le croquant
  • Le Saint- Sour (un gâteau chocolat noix meringués) et l’ardoise,
  • la pierre jaune et la mique
  • la gabare et le millassou

Un troisième jeu sera pratiqué sur place

Ecrit en avril 2024, jeu 3 fable

Jeu 3 fable...

Soit une liste d’objets associés par deux , par hasard :

– la casserole et le gâteau

– la cafetière et le xylophone

– la chaise longue et la mandoline

– la cuillère et le grille-pain

– la statuette et la sucette

Prendre un couple et imaginer une fable comprenant une morale .

La Mandoline et la Chaise Longue

1

Ayant râpé, coupé toute la matinée,

La mandoline put enfin se reposer.

Elle avait brillamment assuré le service,

Puis pris sa douche dans l’évier de la cuisine.

Un rayon de soleil entrait par la fenêtre,

Et caressait la paillotte désormais déserte.

La chaise longue rêvassait dans le sable,

Enfin libérée des fessiers impitoyables

Qui la déformaient tout le long de la journée,

Et ne prenaient jamais le temps de la ranger.

Chaque jour elle était d’une humeur détestable,

Surtout à l’approche de sa soi-disant rivale.

Elle jalousait la Mandoline

Et ses poussées d’adrénaline

La rendaient encor ‘plus mordante

En la voyant toujours pimpante :

« Madame a fini de travailler aujourd’hui ?

Combien de doigts cette fois Madame a-t-elle coupés ?

-Arrêtes tu me saoules à t’occuper d’autrui

Laisse les gens tranquilles et vas te recoucher ! »

Tous les jours c’était le même refrain,

N’arrêtant pas de cracher son venin

« -Comme tu es raide tout le temps !

Rigole un peu, juste un moment !

Prends exemple sur ta cousine,

Cà c’est une sacrée mandoline !

Elle chante toute la journée,

Et même, nous fait danser !

Toi tu n’es qu’une cendrillon,

Bonne à tout faire dans les chaudrons !

Oh la vilaine, oh la vilaine ! »

Et chaque fois la même rengaine.

Un jour n’en pouvant plus, la Mandoline hurla :

« Maintenant çà suffit, arrête ton cinéma !

Tu t’imagines être invincible

Alors que tu n’es qu’immobile !

Regarde ton cousin Transat !

Lui, qui n’est pas un cul de jatte,

S’amuse et visite en croisières

Les plus beaux pays de la terre !

Mandoline entendit un « clac »

Ce fut la chaise qui tombât.

Elle n’avait sans doute pas apprécié,

D’un coup sec, s’était sur elle repliée.

L’injustice des propos tenus par l’une,

Souvent sert d’excuses aux propos de l’autre.

Si tu ne veux pas que l’on t’importune,

Toi, n’importune pas non plus les autres.

S.M.

2

Une chaise longue abandonnée au bord de la piscine

Attendait avec un immense espoir la venue d’un être merveilleux

Qui la sortirait de sa solitude et de sa mélancolie.

Elle entendit au loin le son harmonieux d’une mandoline

Et elle se mit à rêver et à espérer

La rencontre qui changerait le cours de sa vie.

Comment allait-elle s’y prendre ?

Elle échafauda mille stratagèmes mais aucun ne fonctionna.

Alors désespérée et plus seule que jamais

La chaise longue envisagea de sauter dans la piscine

Et s’imagina sauvée par la mandoline, sa nouvelle amie.

A nouveau rien ne se passa comme elle l’avait prévu.

Elle se jeta à l’eau, coula au fond de la piscine

Et jamais aucune mandoline ne vint la sauver.

Pauvre chaise longue !

Prendre les bonnes décisions au bon moment

Est la meilleure des garanties pour réussir pleinement sa vie.

D.L.

3

-Il fait beau ,tout pousse à s’allonger dans cette chaise longue à la toile bariolée ,ces couleurs vives qui répondent au bleu immaculé du ciel. Un calme absolu, au loin le pépiement d’un oiseau au cri trop ténu pour troubler ce moment inespéré…Les yeux fermés qui enserrent des rêves de plénitude ,le corps abandonné à la brise caressante…

Et puis ,subitement ,quelques notes de musique ,tout d’abord espacées puis de plus en plus harmonieuses ,elles volettent au dessus de la chaise longue ,fait  frissonner la toile  multicolore ,réveille cette matière inanimée…Peut-on réconcilier des univers que rien n’oblige à vivre ensemble? L’art invite-t-il à des rencontres improbables? 

B.H

La cuillère et le grille-pain

Une cuillère rutilante voisine sagement avec un grille-pain sur le plan de travail de la cuisine.

Logiquement, aucun rapprochement n’est possible entre eux. C’est sans compter avec la cuisinière maladroite qui habite la maison. Un matin, la tranche de pain reste malencontreusement coincée dans le grille-pain. Gaëlle s’empare de la première chose qui lui tombe sous la main et utilise la cuillère pour extirper le pain. S’ensuit une gerbe d’étincelles, un vrai feu d’artifice ! « Je ne savais pas que je te faisais autant d’effet » s’exclame la cuillère.

Moralité : Il faut persévérer et ne pas se fier aux apparences

D.Dou

Continuer la lecture de « Ecrit en avril 2024, jeu 3 fable »

Ecrit en septembre 2023, jeu2, fable, la calebasse et la carcasse

fable

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

la calebasse et la carcasse

La calebasse et la carcasse

« A moi, [Calebasse], deux mots

Ôte moi d’un doute »

Es-tu gourde ou musicienne ?

Chantant à tue-tête

Tu as batifolé dans les champs

Parcouru la campagne

Rivalisant avec le rossignol

Et la nuit tombant

Aveugle, tu as atterri dans un poulailler

Et toutes ces bestioles,

Hargneuses et sans pitié

Qui ne voulaient pas y passer la nuit

Se sont ruées sur ta carcasse

Qu’elles mirent en mille morceaux

Et Baudelaire aurait pu dire :

« Et le ciel regardait La carcasse superbe

Comme une fleur s’épanouir »

Voici comment d’une calebasse

On devient une carcasse

F.G.

La carcasse et la calebasse

Une carcasse décharnée gisait dans une poubelle

Près d’une calebasse qui, arrivée la veille

Couinait sans arrêt depuis tôt le matin

Et ne se souciait guère du confort des voisins

La carcasse agacée s’adressa à la belle :

« Quand arrêteras-tu de nous casser les oreilles ?

Tu ne sers plus à rien mets toi bien çà dans la tête

Ici tu n’es plus qu’une gourde alors pourquoi faire la fête !

-Comment cela ? s’exclama la calebasse choquée

Je ne fus jamais gourde, et ne le serais jamais

Aujourd’hui quoique cassée je veux encore chanter

Ma carrière ne s’arrêtera pas là je vous le dis

Et je peux même ici enchanter vos amis

Alors que vous Carcasse vous n’avez d’autre à faire

Que vous pavaner et vous faire ronger la chair !

-Méchante Calebasse, vos propos sont blessants

Et pourquoi voulez-vous me réduire à néant ?,

-Excuse-moi Carcasse, là n’était pas mon intention

Je voulais tout simplement adoucir les tensions

Et toi tu te mets en colère et m’agresse

Alors que je voulais t’apporter l’allégresse

-Pardon chère Calebasse je dois le reconnaitre

Tu nous donnes ta joie et nous notre mal- être

C’est si inattendu dans ce monde en tristesse

Qu’une personne compatisse à notre détresse !

Alors on est souvent maladroit dans nos propos

Pardon et merci d’adoucir notre monde de chaos.

Morale

Depuis la nuit des temps,

Des palais aux bas-fonds,

Du jour où l’on apparait

A celui où l’on disparait,

Que ce soit ici ou ailleurs,

La musique adoucit les mœurs.

S. M.

la calebasse et la carcasse

Sonner creux, tout un art

murmurait doucement la carcasse

aux oreilles sensibles de la calebasse…

L’une et l’autre enchâssées

fortuitement, s’étaient trouvées

des atomes crochus

et riaient à bâtons rompus

en produisant une musique

qui amusait toute la clique

des pensionnaires du couvent.

Rats et souris loirs et gerbilles,

primesautiers et plein d’entrain

vinrent leur dire ô les filles

apprenez-nous votre refrain.

Ah répondit la calebasse

Faudrait plus d’air dans vos carcasses

Comment donc y mettre du vent?

Le loir reprit, j’ai une idée

Le soufflet de la cheminée

Bien embouché fera l’affaire

Et de gonfler jusqu’à se faire

Claquer la panse en cinq lambeaux.

Horrifiés tous ses confrères

Souris et rats, nez ras de terre

Du loir couvrent les oripeaux,

Et plus personne ne s’égaie

Moralité:

A vouloir faire comme l’autre

On risque fort de se blesser

Mieux vaut ne pas trop forcer

le naturel usé des nôtres.

S.D.

Une carcasse qui vivait dans une calebasse, un jour en eu marre.

Elle se dit : ma vie est un vrai cauchemar

Alors elle dit tout haut ma liberté j’aimerais bien prendre

La calebasse l’entendit et lui répondit

Si tu prends ta liberté, il vaudrait mieux te pendre

La carcasse demanda, pourquoi dis tu cela pardi

Cette dernière lui répondit « Ne sais tu pas les dangers qui rôde dehors ? »

Offusquée, la carcasse répliqua : tu te trompes je sais que tu as tord.

Sans écouter, déterminée, la carcasse se décida à partir

enfin libre elle était et pouvait aller partout où elle voulait

La calebasse était certaine qu’elle finirait par revenir

Elle attendit attendit mais rien ne se passait

Après de longs jours, la calebasse se dit que son amie ne reviendrait jamais

Sans elle, la calebasse se sentit alors seule et abandonnée

Elle comprit alors que l’amitié c’est bien et qu’il faut la cultiver mais

Rien ne vaut le goût de la liberté.

L.N.

La calebasse et la carcasse.

Vois-tu, disait cette vieille carcasse

D’autobus à son amie la calebasse,

On m’admirait j’étais la reine de la casse

Aussi je n’y ai pas fait de vieux os :

On m’a rachetée, retapée et remise au boulot ;

Partout je vais par monts et par vaux.

Certes, lui répartit l’ex-courgette c’est bien,

Mais songe quel fut mon destin !

Née cucurbitacée au fond d’un pauvre jardin,

Cueillie puis cuisinée pour un fastueux festin,

Au cours duquel mes talents artistiques

Furent remarqués.Je fus récurée et, séchée,

J’entamai une carrière dans la musique.

Pour preuve de ses dires elle voulut jouer un morceau

De sa composition, elle y alla allegro ma non troppo.

Emportée par la mélodie la carcasse esquissa

Quelques pas sur un air de cha cha cha…

Ce lui fut fatal : elle se rompit les deux essieux.

Déséquilibrée, la calebasse chuta sa corde basse se cassa !

Dés lors plus de musique après un tel fracas.

Moralité :

Quand la basse cale et que le car casse

Le concert cesse.

F.V

LA CALEBASSE ET LA CARCASSE

Une Calebasse juchée servait

Aux portes du Désert de réserves à rince-doigt

Des messages l’en remerciaient bien

Ils y trempaient leur plume dans le fiel

En passagers nombreux à l’évoquer au Ciel

Et elle se contentait de leur contiguïté

Hurluberlus , ou Touaregs nappés

Abandonnés de fatigues à ses pieds

D’une possibilité offerte , même à humer

Lorsque au hasard d’une blonde

Elle adossée , adorable et humble

‘ Je me vois soucieuse , et jamais asséchée

Je suis aidée , par une voie conséquente

Pour être assez régulièrement approvisionnée

Dans cette fournaise , parfois brûlante

Parfois ventée des sables Sahariens ! ‘

Méditait-elle , en ne pensant qu’en liens

Là , et c’est bien utile , lorsque l’on se lance

A un régime , qui pouvait contredire le hasard

Par un mulet portant des jarres

Remplies depuis ce profond , et salvateur abysse

Qu’était un puits posé au fond d’une Oasis

Et masqué , par au dessus , de dattiers , de joncs

Et de broussailles tournant séchées en ronds

Mais auquel on savait , avec de ta patience , l’accès

Et d’y remonter son seau oxygéné

Mais elle de ci , de là , d’un autre acabit

Qui pavanait , devait à tout égal se consacrer

‘ Est-on si bien aimé avec tant de soucis

A revivre chaque instant tel qu’une première fois

Les humains couverts sermonnant tant de Lois

D’Aventures qui permettent les cadences certaines

Au pôle de suintantes mirabelles vivaient bien les passants

Et je ne les jugerais à m’en rendre hautaine .. ‘

Se disait-elle tout de go

Restant simplette , sans médire te nouvel arrivant

Oh que non ; en constatant le lieu de paroles fluettes

De remarques puériles , futiles , ou d’anodines bluettes

Perçues , chantées , crachotantes , hélées selon l’inspiration

Notant à tous adages les bruits des avions

Et de cela , être recommandée à servir à dessein

Revêt en son travail un louable entretien

Qu’on y soit entre miches , ou miettes de pain

‘ Là où tout à la chance de retarder

Nous puisons à nos bières les serments

Faits pour nos cuissons de partages ! ‘

S’entêtaient quelques uns de passages

Et bien à lui conter fleurette

Discutant bout de gras , ou y faire ses emplettes

On la caressait , la soulevait

Parfois un peu vigoureusement

Afin de lui ôter tout son précieux breuvage

Qui restait , même ici , délicat à boire

Un jour on la chargea , quand elle sentit l’Espoir

A dos de Dromadaire pour un périple

A s’enfoncer vers une zone , et la traverser

Plus sèche et plus aride , pauvre de toute vie

Ou d’un cycle humide

Elle partit se vouer à une équipe de chercheurs

‘Des Archéologues..’comme elle les nomma sans espièglerie

‘ Seront-ils utiles , s’il se faut , au moins

Je saurais les économiser , en bains de transvasement

Vers les coupelles sœurs , pour des Pierres vieilles en lavement

De toutes nous pouvons prendre soin !

‘ En effet , désirable , elle s’acclimatait

Plafonnement historique à pouvoir les bénir

Sans ni les contrarier , ni les contester

De les observer , à la suite , ressurgir

Mettant son aide pour chacune en esprit

Du fond de l’Âge de notre Galaxie

Un jour nouveau , au terme des labeurs

A force au sol compact d’une ancienne terre

D’y mâchonner ; une découverte Grandiose muée

Fut faite , et s’illumina tôt le matin des rayons rosés

Un être aussi petit , qu’un puisement sur les Casares

Déraciné de son Andin miroir

Et comme localement imprimé

De son moule qui l’avait conservé

Intact et si longtemps éteint

‘ Tiens , ça alors , me voici donc renaître ?

‘ Dit cette tête surprise à tout nouveau venu

‘Je ne suis que Carcasse , mais au départ un être ..’

Tous demeuraient livides et interloqués

De sa présence sage qui royalement se foutait

Des on-dit , des précipitations , de tous ces pâtres à nu

Et de la crainte successive de nécessités

On l’avait posée sur une couverture Bédoin

‘ Connaissant vos attentes à nous déraciner

Vous me mettrez sous le boisseau

Car il y en a de moins en moins

Ma volonté à ce cerceau ! ‘

Avait-elle encore observé , quand elle remarqua

De biais la généreuse Calebasse

Avec un teint d’Albâtre subitement frais

Et qui semblait vouloir l’aider indubitablement

‘ Bonjour , et merci de votre part , mais non , c’est très gentil ! ‘

Lui répondit-elle , dès

Qu’elle eut manifesté un moindre : ‘ Puis-je ? ‘

‘ Et nous pourrons aussi nous renvoyer de tige

A toute notre topique , en l’Utopie Humaine

Je vous fais don spatial ici de mes bontés saines

Elles sont joyeuses , mais toutes aussi prudentes des récits

Lui concéda-t-elle encore , envieuse et aguicheuse

En s’exprimant , entièrement dévouée

Dans une parité non flagorneuse

Et donc parfaite à son encontre

La Calebasse sans trépigner vint contre

Se pelota , et pleinement comprit

Toute heureuse de cet apport de considération

Dont elle bénéficia , de sa véritable attention

D’acquise comme sereine , d’imprimée , de voyageuse

Mais venant surtout de ce visage épris

Qui si intensément sincère l’avait déplacée

Sans une névrose cristallisée , sans théorie

De l’horloge qui nous eut pour un tour dévoilés

Ou d’un vaste présent émis pouvoir dorénavant

Qui nous dépêchait la discorde , et s’offrait à séant

Là où pourtant , toutes vies s’établissaient d’Apôtres

Qui comptaient bien sur tous d’éponger le médiocre

Où , ne faire de mal à personne était plaisir , et vœu

Et pour ceux de restant qui pensaient s’allier mieux

Et où , toute moralité de cette histoire enfantine

Se révélait à un vain passé , toujours à anoblir

Que nous pouvions déjà , et de la sainte Elvire

Lire , ou écrire , depuis une Fable sous bassine

Que nous vivions sereins , et quel qu’en soit l’épeautre

Nous savions bon de recevoir , ou d’acquiescer réjouis

Que , lorsqu’on s’apprécie

Tout parait simplifié

La notoriété de l’un et l’autre

N’empêche une sensibilité

M.L.

Ecrit en septembre 2023, jeu2 fable:la croquette et le karcher

fable

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

la croquette et le karcher

La croquette et le karcher

La croquette est adorée du chien

Elle est bienvenue quand il a faim.

Le karcher est haï par le canidé

Car vraiment, il est puissant ce jet.

La croquette donne au chien de la vigueur

Le karcher quant à lui, lui fait très peur.

Le petit mets rond lui donne de l’énergie

Mais le gros jet le fait se réfugier dans le logis.

La croquette est pour le chien et l’homme un lien

Elle est gentiment offerte par l’humain de sa main.

Le karcher pour l’un est effrayant et futile

Tandis que pour l’autre cette machine est fort utile.

Que faut-il retenir de cette fable ?

Que le chien doit rester sous la table,

Surtout lorsque ses croquettes l’attendent dans son repaire

Alors que celui-ci est nettoyé au karcher !

L.D .

La croquette karcher

Oh ! les belles croquettes

S’exclame jolie Minette

Elles ne sont pas pour toi Wagner

Comment ça ? Pas pour moi, tu vas voir

D’un coup de gueule il avale la gamelle,

Minette furieuse l’arrose au karcher

Ravie et moqueuse s’endort sous la tonnelle

Depuis Wagner évite les mangeoires.

H.L.

Ecrit en septembre 2023, jeu2 fable : le bonbon et le loup

fable

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Le bonbon et le loup

Un soir d’automne, loup et renard se rencontrent dans la forêt,

Loup comme toujours affamé.

Renard propose Allons voir dans la clairière.

Là près de la chaumière peut-être trouverons nous quelques restes.

Goupil fort agité appelle Mr Loup fort intrigué.

Un paquet de bonbons git tout près.

Renard réfléchit et prend son temps.

Tous ces bonbons sont bien alléchants.

Il choisit finalement une seule sucrerie jaune dont il se délecte un long moment.

Loup se jette avidement sur les friandises et en happe plusieurs. Mal lui en prend :

des caramels mous au poivre lui brûlent le palais et lui collent aux dents

l’empêchant d’ouvrir la bouche.

C’est pourquoi c’est Me Renard qui tire la conclusion de l’aventure :

La précipitation et l’imprudence gâtent les choses les meilleures.

D Dou

Le bonbon et le loup

Un loup affamé sortit du bois en quête d’une proie à déguster

et stoppa net devant un objet rond et brillant au soleil.

C’était un joli bonbon enveloppé dans son habit d’argent.

Il regarda en souriant le loup avancer vers lui.

– Bonjour Monsieur le Loup, voulez-vous goûter mes bonbons ?

J’en ai plein mon panier. Ils sont bons vous savez,

sucrés à point et fort appétissants.

– Non merci répondit le loup, vos bonbons me font horreur,

plutôt mourir de faim. Je m’en vais me régaler ailleurs.

Le bonbon poursuivit son chemin et pensa

que celui qui fait le difficile risque de devoir se contenter de peu.

D.L

version intelligence artificielle

Le bonbon et le loup

Un bonbon, tout sucré et tout rond, Se promenait dans la forêt profonde. Il chantait gaiement, sans se soucier du danger, Quand il rencontra un loup affamé.

Le loup, qui n’avait rien mangé depuis des jours, Se dit : “Voilà un repas facile et doux. Je vais le croquer sans tarder, Et me régaler de sa saveur sucrée.”

Mais le bonbon, qui n’était pas si bête, Lui dit : « Attendez, monsieur le loup, Ne me mangez pas tout de suite, Car je ne suis pas bon pour vous.

Si vous me mordez, vous allez vous casser les dents, Car je suis dur comme du fer. Et si vous m’avalez, vous allez vous brûler l’estomac, Car je suis chaud comme du feu.

Vous feriez mieux de me laisser tranquille, Et de chercher un autre mets. Un lapin, une souris, ou même une grenouille, Seraient plus tendres et plus frais. »

Le loup, qui était crédule et naïf, Croit les paroles du bonbon. Il le laisse partir, et continue son chemin, En quête d’une autre proie.

Le bonbon, qui était rusé et malin, S’éloigne en riant du loup. Il se dit : “J’ai bien fait de lui mentir, Car il aurait pu me faire un mauvais coup.”

Moralité :

Il ne faut pas se fier aux apparences, Ni croire tout ce qu’on nous dit. Souvent, le mensonge est une défense, Et la vérité est un péril.

IA + Ddou

FABLE du BONBON et du LOUP SELON le CHAT et M.L

Dans la forêt , un bonbon tentant ,

Coloré , sucré , resplendissant ,

Il repassait , innocent et doux ,

Sous l’ombre des arbres à genoux .

Arriva un loup , l’œil gourmand ,

Attiré par ce désir savoureux devant ;

l s’approcha, la bave au bord de ses immenses babines ,

Prêt à dévorer ce délice d’estime !

Mais le bonbon , rusé et malin ,

Souriait face au loup , en gardien :

‘ Cher loup , si tu veux me croquer ,

Je t’en prie , permets-moi de te parler ! ‘

Étonné , le loup arrêta son guet ,

Curieux d’entendre ce bonbon s’exprimer ,

‘ Je suis sucré , c’est vrai , mais attends ,

J’ai une histoire à te conter , mon ami Loup méfiant:

Il était une fois , dans une confiserie,

Où les bonbons vivaient en harmonie ,

Chacun avait un rôle à jouer ,

Pour égayer le palais des gourmets enchantés ;

Les acidulés piquaient de leurs saveurs vives ,

Les chocolats fondants réjouissaient les hâtives ,

Les caramels crémeux s’enveloppaient de sentiments ,

Et moi ; bonbon sucré , je rassemblais les cœurs d’enfants

Nous vivions dans la joie , et la complicité ,

Offrant douceur , et réconfort à qui le souhaitait ,

Les enfants riaient , les papilles épanouies ,

Dans l’univers sucré de notre belle confiserie ! ‘

Le loup qui l’écoutait attentivement

Fut touché par cette histoire alléchante :

‘ Moi qui te croyais simple met à dévorer à l’instant,

Je m’aperçois de la magie générée ambiante

Du pays d’où tu viens ! ‘ lui énonça t’il ,

Ni désintéressé , ni assoiffé de découvertes ;

‘ Je le pense savoureux , sous ton récit habile ,

Je te tiens à ma patte, à suivre la voie verte

Pour m’y guider ; et te garde en estime !

‘ Concluait-il , avant d’ensemble s’en aller ;

‘ Nous prendrons tous les deux le soin d’nous économiser ,

Et reviendrons qui sait à ce lieu de cantine . .. ‘

Désormais devenus des amis , le bonbon et le loup

Se promenaient ensemble , joyeux et doux ,

Le loup protégeait le bonbon son trésor ,

Et le bonbon partageait un peu de sa saveur encore .

Ainsi va la fable de ces deux êtres :

Un bonbon et un loup dans une forêt ,

Une leçon de vie , de partage et d’amitié ,

Où même les plus féroces peuvent se transformer .

M.L.+ IA

Ecrit en Septembre 2023, jeu2 fable: Le doudou et la libellule

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

le doudou et la libellule

Dans le parc du château

un doudou seul sur un banc crie son désespoir.

Non loin de là une libellule légère et scintillante sourit à la vie.

Elle s’approche prudemment du doudou immobile.

A la fois craintive et intriguée elle l’observe,

s’éloigne, hésite puis se rapproche tout doucement.

– Mon ami que fais-tu là tout seul ? Pourquoi pleures-tu ?

lui demande-t-elle d’une toute petite voix.

Le doudou sursaute et la regarde d’un air méfiant.

– Que veux-tu ? laisse moi tranquille

– Je vois que tu es malheureux, je peux t’aider.

Viens me rejoindre dans mon royaume.

– Où habites-tu ?

– Près de l’étang au fond du jardin.

– Pourquoi je te suivrais ? Je veux rester seul avec mon chagrin.

J’ai tout perdu, ma maison, ma maîtresse,

mon petit coin de paradis que je partageais avec mes frères et sœurs de jeu.

Vas-t’en, je te dis. Laisse-moi mourir en paix.

La libellule émue aux larmes

essaie de l’attraper pour le hisser sur ses fines ailes transparentes.

– Viens je t’emmène au pays des libellules où une vie nouvelle t’attend.

Mais le doudou s’enfuit emportant avec lui son désespoir et sa solitude.

Ne jamais refuser la main tendue même si elle est d’un plus petit que soi,

DL

Ecrit en septembre 2023, jeu 2 fable:la tendresse et le lilas

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

la tendresse et le lilas

La tendresse et le lilas

La tendresse dont on se passe

si bien dans un monde efficace

la tendresse a effacé toute trace

et s’est assoupie bien lasse

Par un matin de printemps précoce

le lilas ouvre ses grappes embusquées

un coup de vent mutin et véloce

emporte leur parfum musqué

Il s’infiltre dans tous les interstices

et sur la belle endormie glisse

l’enlace avec douceur et malice

met du baume sur chaque cicatrice

Ravigotée la tendresse vole

dans les bras du bouquet subtil

pour une folle farandole

d’un joyeux matin d’avril

Au passage leur couple caresse

un passant courbé de tristesse

une main d’enfant, une fesse

éveillant des éclairs d’allégresse

Lorsque rodera l’indifférence

l’âpre lame de la rigueur

des lilas l’enivrante fragrance

consolera notre cœur

et nous rappellera que la tendresse

est le sel substantiel de la vie

DDor

ECRIT EN MARS 2022: jeu 2 Pot, pomme , fenêtre

Jeu 2 : « Pot, pomme , fenêtre »

C’est une activité que nous propose notre professeur de peinture : proposer le plus grand nombre de compositions possibles avec pot/s , pomme/s , fenêtre/s

pour nous , il faut prendre trois mots choisis par le hasard, et les associer dans trois ou cinq petites formes  que vous identifiez: haïku, anagramme, poème oscillatoire, boule de neige tautogramme, liponymie, texte négatif, texte exclamatif, pronostication, lettre officielle, notes en bas de page, recette de cuisine, S+7, homophonies ou contrepets…

Voici les trios qui ont été tirés parmi lesquels vous pouvez choisir :Chemin, chien chemise/ jour ligne homme / nuage, lettre, ciseaux/ musique fleur, partage / soirée livre vie / pecheur, iguane, larme/ chapeau, roses, truffe

CHEMIN/ CHIEN/ CHEMISE


Chemise ouverte,
Cheveux au vent,
Chemin de pierres,
Chien errant

HL

NUAGE/ CISEAUX/ LETTRE

1 :

S+7 NUBILE/ CISTE/ LUCANIE

La belle Lucanie se régale des pommes de ciste dont le parfum enchante Ada, la nubile

Liponymie : sans adjectif

Depuis que j’ai lu ta lettre, elle me brûle les doigts, je vais prendre les ciseaux pour la découper en morceaux et le vent les emportera jusque dans les nuages

M.P.

2

Mais que vois-je ? Pendant qu’avec mes petits ciseaux de couturière, je découpe en confettis la lettre du percepteur, dans le ciel, là-haut, un nuage arrive, il se déforme, se tord et se transforme en un mot « ATTENTION ! » Une menace ? Un avertissement ? Que m’importe le percepteur. Je reprends mes confettis, je les réduis en poussière que, délayée avec du lait, je donne à boire à mon chat qui passait par là ! Mais que vois-je ? Là-haut, le nuage a repris sa forme arrondie de cumulus tranquille. Il me sourit, même. A bien le scruter, je crois deviner qu’il me dit : « Bravo, fuck les impôts »

S.R.

JOUR/ LIGNE/ HOMME

1

Admiration pour l’homme qui pêche à la ligne, tout le jour.

Je suppose que l’homme du jour ou de ces jours-ci, pourrait être Poutine, avec beaucoup de lignes dans les journaux.

Homme, écris au moins une ligne chaque jour.

La ligne « Homme », en matière de mode, ne change pas tous les jours.

Only you = homophonie très approximative

D.Dou

2

Haïkus

A l’orée du jour

Reviens à la ligne

Homme d’un amour

Homme tu seras

Pêcheur à la ligne

Quand poindra le jour

Quand naîtra le jour

Rencontrerai l’homme

Point à la ligne

S.D

Continuer la lecture de « ECRIT EN MARS 2022: jeu 2 Pot, pomme , fenêtre »

Jeu d’écriture par temps de confinement 27 Fable

18 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement 27 fable

Vous allez écrire une fable en vers ou en prose selon votre humeur, qui met en scène deux noms de hasard (piqués dans le dictionnaire), qui ne sont ni des animaux ni des hommes mais qui sont doués de parole . Comme toutes les fables elle se terminera par une morale  de votre invention:

voici les titres proposés :

le fauteuil et la cacophonie

le goémon et l’astéroïde

le drame et le chocolat

la marée et le polaroid

L’horloge et le fusil


Le drame et le chocolat

Un petit carré brun, au goût intense et rond

En grand consolateur de tous les petits drames

Venait fondre souvent sous la langue des dames

Qui n’avaient d’autre issue qu’un instant d’abandon

Or le petit carré était beaucoup trop bon

Et pour mieux apaiser les angoisses des femmes

Les sauver par l’oubli d’un mari polygame

Il fallait déguster la plaquette en trois bonds

Mais c’était sans compter la lente infiltration

De cette cellulite apparue près des hanches

Et le ventre boudin qui prenait sa revanche

Comment de son mari attiser l’attention ?

Tout bien considéré, où était le bon choix ?

Délice d’un plaisir au palais, sans alarme,

Fondre d’un chocolat ce n’était pas un drame

Vaincre l’homme volage avait-il plus de poids ?

La sagesse un matin vint éclairer l’épouse

Qui comprit que jamais ne la délaisserait

Le chocolat subtil qui savait l’apaiser

Quand déjà son mari courait vers l’andalouse

Il fomentait encore un mensonge de plus

Elle se dit c’est trop, j’en ai bien assez vu

Peu importe mes formes, je ne sais pas mentir

Mais le chocolat, lui, sans tant de repentir

Me cajole bien mieux que l’homme confondu

Qui s’excuse toujours sans rime ni raison

Et va demain encore encorner ma maison

Moralité :

Vous qui cherchez à fondre de tendre volupté

Sachez qu’un chocolat coûte bien moins de drames

Qu’un Don Juan ravi à tant d’autres aimées !

SD

 

Amour et Ennui.

Au grès du vent et de la chaleur

Se tenait, lasse, cette langueur sans pudeur.

Elle craignait la vie et son bonheur.

Elle craignait la vie et sa rancœur.

On l’appelait Amour.

Elle dansait et virevoltait sans jamais s’accrocher,

Et retenait en elle une immense détresse.

La nostalgie de l’ivresse.

Amour aimait fort et sans secret un sentiment si laid,

Dont elle ne parvenait pas à se détacher.

Elle l’appelait Ennui.

Il la rejoignait le jour et la nuit.

Elle rêvait du jour où elle connaîtrait l’amour.

L’amour d’un nouveau jour.

Elle ouvrit les yeux dans une chaleur réconfortante

De ce crépuscule, qui, lui tendait une main aimante.

Quand son âme était fatiguée, elle refermait la barrière

Et regardait derrière.

Elle ne vit rien d’autre que l’Ennui.

 

Elle prit cette main chaleureuse.

Amour était bien, Amour était heureuse.

Plus jamais seule lui révéla sa conscience.

Cette main s’appelait Confiance.

RT

La marée et le polaroid

la marée en a marre

c’est là son moindre Defoe

c’est qu’elle est photogénique

et non moins marémotrice

il paraîtrait

qu’un appareil s’est jeté à la mer

un polaroid

comment pareil affront

mais il ne marcherait plus

et c’est là que la marée chaussée

s’en mêle

ça devient un polar

ya pas photo

ça la fait marrer

doucement

moralité

il faut savoir se jeter à l’eau

MS Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement 27 Fable »

Jeu par temps de confinement 18 04 2020 – 27- fable

18 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement 27 fable

Vous allez écrire une fable en vers ou en prose selon votre humeur, qui met en scène deux noms de hasard (piqués dans le dictionnaire), qui ne sont ni des animaux ni des hommes mais qui sont doués de parole . Comme toutes les fables elle se terminera par une morale  de votre invention:

voici les titres proposés :

le fauteuil et la cacophonie

le goémon et l’astéroïde

le drame et le chocolat

la marée et le polaroid

L’horloge et le fusil