Ecrit en novembre 2019 : la musique / les objets parlent 3

les objets parlent

Ecrire la confession un objet lié à la musique.

 

 

 

 

Si petit, il m’a perdu souvent. Avant chaque concert, il s’installe, panique : où l’ai-je mis?Il bouscule les partitions, fouille dans la boîte, tâte ses poches. Où l’ai-je mis?ah ! Le porte-monnaie et là, au milieu des pièces, d’un billet, je lui souris. Soulagé, il m’essuie, m’astique sur sa chemise, et enfin il me prend entre son pouce et son index. Là je gratte, je pince les cordes, je vibre, je danse, j’exulte. Je suis son médiator, son indispensable onglet

MPou

Ecrit en novembre 2019 : la musique / les objets parlent 2

les objets parlent

Ecrire la confession un objet lié à la musique.

Confession d’une flûte à bec

Mon calvaire est fini. La flûte à bec, instrument pourtant très noble, n’est plus au programme du cours de musique au collège depuis 2014. Pourquoi ? Je crois être la mieux placée pour vous donner une explication. Vous ne pouvez pas imaginer l’horreur que c’était d’être abusée de ces élèves plein d’acné ! Imaginez leurs doigts maladroits se poser au hasard sur mes trous, leur haleine fétide souffler à plein poumons dans mon bec, sans tenir compte de ce que leur professeur, dépassé, leur a enseigné. Ces imbéciles se fichaient bien de savoir me jouer, me considérant comme la bête noire avec laquelle ils se ridiculisaient devant leurs petits camarades. Alors en avant les fausses notes, en veux-tu en voilà ! Je ne vous dis pas l’état de mes tympans ! Pourtant, ce cours de musique du collège était ma seule raison d’être, d’exister. Quatre ans, de la 6e à la 3e, parfois plus si l’élève redoublait (mais était-ce vraiment une chance ?). Après cela, j’étais définitivement rangée – oubliée – au fond d’un tiroir. Salie de n’avoir pu émettre que des fausses notes durant ma courte existence. Le Ministère de l’Éducation Nationale a-t-il eu pitié des flûtes à bec, ou pire, estime-t-il que les collégiens soient devenus inaptes à l’apprentissage de la musique ?

L.

Ecrit en novembre 2019 : musique /les objets parlent 1

les objets parlent

Ecrire la confession un objet lié à la musique.

 

 

 

 

Les objets parlent/Confession d’un objet lié à la musique/Lully et sa baguette

J’ai accompagné mon maître dans son ascension, depuis l’orchestre de la Grande Mademoiselle jusqu’au chevet du Roi et, jusqu’à la mort de Lully, mort dont je suis hélas, indirectement responsable. Voici ce qui s’est produit ; en 1687, nous sommes donc à Versailles et mon maître, Jean Baptiste Lully a 54 ans ; il est coiffé d’une grande perruque, a revêtu un habit de soie et répète un Te Deum pour la guérison du Roi. Je lui sers à marquer le rythme et n’en suis pas peu fière. Je suis une longue canne recouverte d’argent et mon pommeau est finement sculpté et enrubanné. A mon extrémité, un morceau de fer permet de « sonner »  sur le sol. Le rythme s’accélère et Lully m’agite de haut en bas mais je suis lourde et malencontreusement, Lully me plante dans son pied. Il hurle de douleur. Je vais provoquer, à mon grand désespoir, une infection dont mon maître décèdera quelques jours plus tard. Je serai alors abandonnée dans un coin de sa chambre, avant d’être jetée avec les immondices car tenue pour responsable de cette mort accidentelle qui a aussi entraîné la mienne.

Ddou

Ecrit en novembre 2019: la musique / moi aussi j’ai fait de la musique2

Moi aussi j’ai fait de la musique 

témoignage improbable d’un personnage de la vie réelle ou de la fiction  ( exemple Rambo ayant joué du triangle).

 

 

 

Un interview de Sébastien Chabal pour « Midi Olympique », jamais publié, pas même titré ni signé, a été sauvé de justesse de la broyeuse à papier :

la journaliste : Sébastien Chabal, on dit que vous ne vous êtes pas investi dans le rugby avant 16 ans, que votre première expérience, à neuf ans, n’a pas duré plus de deux mois…

S.C. : en effet, à cette époque là, ma seule véritable passion était le piccolo. Continuer la lecture de « Ecrit en novembre 2019: la musique / moi aussi j’ai fait de la musique2 »

Ecrit en Novembre 2019 : musique / moi aussi j’ai fait de la musique 1

Moi aussi j’ai fait de la musique 

témoignage improbable d’un personnage de la vie réelle ou de la fiction  ( exemple Rambo ayant joué du triangle).

 

 

 

Vous me connaissez tous. Vous n’avez pas pu m’éviter si vous regardez la télévision à un moment ou à un autre. Il m’arrive de pousser de sacrés coups de gueule, mais aussi d’aider et d’écouter notamment dans Cauchemar en cuisine.

Je suis Philippe ETCHEBEST, boxeur et ancien rugbyman. Continuer la lecture de « Ecrit en Novembre 2019 : musique / moi aussi j’ai fait de la musique 1 »

Ecrit en Novembre 2019: la musique / Toute la gamme

jeu1 : Toute la gamme
Ecrire une phrase ou un court texte dans lequel arrivent successivement (à l’oreille) toutes les notes de la gamme : do, ré, mi, fa, sol, la, si…

Attention, pas d’inversion ni de répétition… C’est la difficulté.

 

 

  • Ce doberman puté, aperçu dans le lac comme dans un miroir, courait vers la falaise, éclatant sous le soleil. Il est déjà , avançant vers moi, silencieux.
    MDe
  • Dona ussit miraculeusement et facilement à nettoyer le sol de la cuisine grâce au produit de Dom

  • Dom vait, mitigée et fatiguée, que ses élèves trouvent une solution à la phrase si compliquée devant commencer par Do.

  • Dommage, Aulien s’était mis au travail sans faillir pour trouver la solution au problème du lavabo qui fuit, mais n’a jamais réussi et a tristement abandonné.

    L.

– Le dormeur invente le micmac fabuleux du soleil largué dans un cyberespace dodécagonal.

D’ores et déjà la raison misogyne façonne de solides labels pour le système docile.

– La dolce vita clame un minimum de facilités pour se socialiser largement systématiquement, doctrinalement.

Dolent, signé, microcéphale, sur les fanes solitaires de la lagune ci-devant, il dogmatise.

– Le dol est lesultat de minables fables sollicitées, telles des lapalissades sinueuses, par les dominants

MBM

Dorée. Mie fabuleuse. Solal aime la baguette cuite par Sido.

Ddou

Dos raide?migraine ? Fatigue généralisée ? Solitude ? Lassitude ? Faites-vous aider : la Concorde terrassonnaise vous propose des séances gratuites de musicothérapie de groupe. Résultats garantis !

FV

– DOcument Reussi en Milieu FAna du SOLfège, Label d’une Scie.

– DOnner,…REalité de la Misère Fatale du SOlvable Las et Siphonné.

– DOmaine REanimé, Miracle de la Façon du SOL Labouré et Sillonné.

JG

C’est bientôt l’heure de dormir braves gens !

Je suis l’allumeur de verbères

J’apporte dans les rues la lumière

Qui éclairera les coins noirs et les façades

Demain matin quand le soleil se lèvera

Je reviendrai éteindre les flammes

Par tous les temps voici mon lot quotidien

J’ai parcouru un grand désert à dos de chameau

Mais je n’avais pas pvu une telle épreuve

Je me suis laissé berner par les mirages c’était fatal !

Le soleil était tellement brûlant ! Et la soif si intense

Que j’ai fini mon périple dans une oasis

Le judoka doit bien suivre les gles, il combat sur un tatami et il y a une façon de mettre son concurrent au sol. C’est là que l’on voit s’il est expérimenté ,

C.

Docile peut-être et veuse assurément, vous dites mijaurée, pas du tout, mais sans aucun doute sa faconde peut déplaire. Si je solfie, tu es le la et le si ni trop graves ni trop aigus, ma douce

MPou

Dom est ticente, Michel est fatigué, Solange est laminée, Simone est flippée

SR

De dos, Rémi, face au soleil, a la silhouette d’un ado.

l’éclat doré de l’océan miroitait en facettes mouvantes dans un soleil couchant lascif d’opérette.

DDor

lu en octobre 2019, la voix des lecteurs, Mathé, prendre et perdre

Jean-François MATHÉ, Prendre et perdre (2018)

Le poète aborde, à travers des textes parfois hermétiques mais qui touchent néanmoins la sensibilité du lecteur, des thèmes existentiels, en particulier la mort et, par ricochet, la question fondamentale de ce qu’on fait de sa vie. L’auteur a un point de vue pessimiste qui semble révéler son impression d’être passé à côté de sa vie

Une partie des lecteurs a avoué sa difficulté à entrer dans cette œuvre poétique et à devoir la considérer dans le contexte du concours de « La Voix des lecteurs » à cause de son genre « différent » du reste de la sélection qui est romanesque.

lu en octobre 2019, la voix des lecteurs, Munn, Le cavalier

 Derek MUNN, Le Cavalier (2018)

Le Cavalier est un récit en 64 tableaux dans lesquels Jean nous raconte sa vie au fil de son voyage sur le dos de sa jument, entre rêves et réalité. Ces textes poétiques sont une véritable ode à la nature. La description des bottes du cavalier, de leur cuir (grain, odeur…) puis de leur usure en fait presque un personnage.

« Ayant en partie écrit Le Cavalier lors d’une résidence d’écriture au Chalet Mauriac en 2014, Derek Munn décrivait ainsi son projet initial : « Une sensation d’abord, l’homme n’y est pas pour l’instant, ou est subsidiaire. C’est sa fatigue qui avance. Une sensation de cuir. Un cuir souple, épais, résistant. On voit son grain. Une paire de bottes. On a envie de les toucher, de les mettre. Mais il y a déjà des jambes. Qui marchent. Qui boitent. C’est un roman qui explore la vie du propriétaire de ces bottes. » Continuer la lecture de « lu en octobre 2019, la voix des lecteurs, Munn, Le cavalier »

lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Balthassat, la tristesse des femmes en mousseline

Jean-Daniel BALTHASSAT, La Tristesse des femmes en mousseline (2018)

Jean-Daniel Balthassat est né en 1949, il a étudié l’histoire de l’art, du cinéma et de la photographie

Nous sommes en 1945, à Paris. Paul Valéry a retrouvé le carnet hérité dans sa jeunesse de Berthe Morisot, dont il contemple une aquarelle qu’il affectionne particulièrement puisqu’elle représente pour lui la beauté absolue. Il relit aussi les carnets laissés par l’artiste. Soudain, la sonnerie du téléphone l’arrache à ce moment de sérénité. C’est son amie Mathilde, en larmes, qui vient de découvrir l’horreur des camps de concentration. Continuer la lecture de « lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Balthassat, la tristesse des femmes en mousseline »

lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Galan, Chafouine

Alain GALAN, Chafouine (2018)

Alain Galan est né en 1954 à Brive, il est à la fois écrivain et journaliste.

Dans Chafouine, nous lisons le récit-journal d’un personnage nommé André Delhot. Ce dernier affirme avoir découvert une nouvelle espèce animale, bien qu’il ne soit pas scientifique. Cet animal est bien particulier puisqu’il s’agit d’un chat à tête de chouette !

Bizarre, vous direz-vous. Notre chercheur est moqué par le comité scientifique de la maison d’édition Naturae à laquelle il adresse ses écrits. Seule Agnes semble intriguée par cette histoire. Elle décide de faire appel à un des auteurs qu’elle a autrefois publié pour tenter de retrouver André Delhot, il s’agit du narrateur, dont on ignore le nom.

Comme le narrateur, nous nous retrouvons embarqués dans cette description de plus en plus minutieuse du chat à tête de chouette. André Delhot remet constamment en doute ses écrits, comme s’il avait rêvé de cet animal ou comme s’il l’avait inventé.

La force du récit réside dans le fait que, comme Agnès, on a envie d’y croire. Un amateur, comme nous, qui découvre une nouvelle espèce animale, cela interpelle ! D’autant plus qu’André Delhot reste introuvable, malgré les recherches du narrateur et d’Agnès. Un livre plutôt intrigant, qui a désarçonné certains de nos lecteurs mais qui possède une écriture captivante.