Ecrit en septembre 2023, jeu2 fable:la croquette et le karcher

fable

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

la croquette et le karcher

La croquette et le karcher

La croquette est adorée du chien

Elle est bienvenue quand il a faim.

Le karcher est haï par le canidé

Car vraiment, il est puissant ce jet.

La croquette donne au chien de la vigueur

Le karcher quant à lui, lui fait très peur.

Le petit mets rond lui donne de l’énergie

Mais le gros jet le fait se réfugier dans le logis.

La croquette est pour le chien et l’homme un lien

Elle est gentiment offerte par l’humain de sa main.

Le karcher pour l’un est effrayant et futile

Tandis que pour l’autre cette machine est fort utile.

Que faut-il retenir de cette fable ?

Que le chien doit rester sous la table,

Surtout lorsque ses croquettes l’attendent dans son repaire

Alors que celui-ci est nettoyé au karcher !

L.D .

La croquette karcher

Oh ! les belles croquettes

S’exclame jolie Minette

Elles ne sont pas pour toi Wagner

Comment ça ? Pas pour moi, tu vas voir

D’un coup de gueule il avale la gamelle,

Minette furieuse l’arrose au karcher

Ravie et moqueuse s’endort sous la tonnelle

Depuis Wagner évite les mangeoires.

H.L.

Ecrit en septembre 2023, jeu2 fable : le bonbon et le loup

fable

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Le bonbon et le loup

Un soir d’automne, loup et renard se rencontrent dans la forêt,

Loup comme toujours affamé.

Renard propose Allons voir dans la clairière.

Là près de la chaumière peut-être trouverons nous quelques restes.

Goupil fort agité appelle Mr Loup fort intrigué.

Un paquet de bonbons git tout près.

Renard réfléchit et prend son temps.

Tous ces bonbons sont bien alléchants.

Il choisit finalement une seule sucrerie jaune dont il se délecte un long moment.

Loup se jette avidement sur les friandises et en happe plusieurs. Mal lui en prend :

des caramels mous au poivre lui brûlent le palais et lui collent aux dents

l’empêchant d’ouvrir la bouche.

C’est pourquoi c’est Me Renard qui tire la conclusion de l’aventure :

La précipitation et l’imprudence gâtent les choses les meilleures.

D Dou

Le bonbon et le loup

Un loup affamé sortit du bois en quête d’une proie à déguster

et stoppa net devant un objet rond et brillant au soleil.

C’était un joli bonbon enveloppé dans son habit d’argent.

Il regarda en souriant le loup avancer vers lui.

– Bonjour Monsieur le Loup, voulez-vous goûter mes bonbons ?

J’en ai plein mon panier. Ils sont bons vous savez,

sucrés à point et fort appétissants.

– Non merci répondit le loup, vos bonbons me font horreur,

plutôt mourir de faim. Je m’en vais me régaler ailleurs.

Le bonbon poursuivit son chemin et pensa

que celui qui fait le difficile risque de devoir se contenter de peu.

D.L

version intelligence artificielle

Le bonbon et le loup

Un bonbon, tout sucré et tout rond, Se promenait dans la forêt profonde. Il chantait gaiement, sans se soucier du danger, Quand il rencontra un loup affamé.

Le loup, qui n’avait rien mangé depuis des jours, Se dit : “Voilà un repas facile et doux. Je vais le croquer sans tarder, Et me régaler de sa saveur sucrée.”

Mais le bonbon, qui n’était pas si bête, Lui dit : « Attendez, monsieur le loup, Ne me mangez pas tout de suite, Car je ne suis pas bon pour vous.

Si vous me mordez, vous allez vous casser les dents, Car je suis dur comme du fer. Et si vous m’avalez, vous allez vous brûler l’estomac, Car je suis chaud comme du feu.

Vous feriez mieux de me laisser tranquille, Et de chercher un autre mets. Un lapin, une souris, ou même une grenouille, Seraient plus tendres et plus frais. »

Le loup, qui était crédule et naïf, Croit les paroles du bonbon. Il le laisse partir, et continue son chemin, En quête d’une autre proie.

Le bonbon, qui était rusé et malin, S’éloigne en riant du loup. Il se dit : “J’ai bien fait de lui mentir, Car il aurait pu me faire un mauvais coup.”

Moralité :

Il ne faut pas se fier aux apparences, Ni croire tout ce qu’on nous dit. Souvent, le mensonge est une défense, Et la vérité est un péril.

IA + Ddou

FABLE du BONBON et du LOUP SELON le CHAT et M.L

Dans la forêt , un bonbon tentant ,

Coloré , sucré , resplendissant ,

Il repassait , innocent et doux ,

Sous l’ombre des arbres à genoux .

Arriva un loup , l’œil gourmand ,

Attiré par ce désir savoureux devant ;

l s’approcha, la bave au bord de ses immenses babines ,

Prêt à dévorer ce délice d’estime !

Mais le bonbon , rusé et malin ,

Souriait face au loup , en gardien :

‘ Cher loup , si tu veux me croquer ,

Je t’en prie , permets-moi de te parler ! ‘

Étonné , le loup arrêta son guet ,

Curieux d’entendre ce bonbon s’exprimer ,

‘ Je suis sucré , c’est vrai , mais attends ,

J’ai une histoire à te conter , mon ami Loup méfiant:

Il était une fois , dans une confiserie,

Où les bonbons vivaient en harmonie ,

Chacun avait un rôle à jouer ,

Pour égayer le palais des gourmets enchantés ;

Les acidulés piquaient de leurs saveurs vives ,

Les chocolats fondants réjouissaient les hâtives ,

Les caramels crémeux s’enveloppaient de sentiments ,

Et moi ; bonbon sucré , je rassemblais les cœurs d’enfants

Nous vivions dans la joie , et la complicité ,

Offrant douceur , et réconfort à qui le souhaitait ,

Les enfants riaient , les papilles épanouies ,

Dans l’univers sucré de notre belle confiserie ! ‘

Le loup qui l’écoutait attentivement

Fut touché par cette histoire alléchante :

‘ Moi qui te croyais simple met à dévorer à l’instant,

Je m’aperçois de la magie générée ambiante

Du pays d’où tu viens ! ‘ lui énonça t’il ,

Ni désintéressé , ni assoiffé de découvertes ;

‘ Je le pense savoureux , sous ton récit habile ,

Je te tiens à ma patte, à suivre la voie verte

Pour m’y guider ; et te garde en estime !

‘ Concluait-il , avant d’ensemble s’en aller ;

‘ Nous prendrons tous les deux le soin d’nous économiser ,

Et reviendrons qui sait à ce lieu de cantine . .. ‘

Désormais devenus des amis , le bonbon et le loup

Se promenaient ensemble , joyeux et doux ,

Le loup protégeait le bonbon son trésor ,

Et le bonbon partageait un peu de sa saveur encore .

Ainsi va la fable de ces deux êtres :

Un bonbon et un loup dans une forêt ,

Une leçon de vie , de partage et d’amitié ,

Où même les plus féroces peuvent se transformer .

M.L.+ IA

Ecrit en Septembre 2023, jeu2 fable: Le doudou et la libellule

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

le doudou et la libellule

Dans le parc du château

un doudou seul sur un banc crie son désespoir.

Non loin de là une libellule légère et scintillante sourit à la vie.

Elle s’approche prudemment du doudou immobile.

A la fois craintive et intriguée elle l’observe,

s’éloigne, hésite puis se rapproche tout doucement.

– Mon ami que fais-tu là tout seul ? Pourquoi pleures-tu ?

lui demande-t-elle d’une toute petite voix.

Le doudou sursaute et la regarde d’un air méfiant.

– Que veux-tu ? laisse moi tranquille

– Je vois que tu es malheureux, je peux t’aider.

Viens me rejoindre dans mon royaume.

– Où habites-tu ?

– Près de l’étang au fond du jardin.

– Pourquoi je te suivrais ? Je veux rester seul avec mon chagrin.

J’ai tout perdu, ma maison, ma maîtresse,

mon petit coin de paradis que je partageais avec mes frères et sœurs de jeu.

Vas-t’en, je te dis. Laisse-moi mourir en paix.

La libellule émue aux larmes

essaie de l’attraper pour le hisser sur ses fines ailes transparentes.

– Viens je t’emmène au pays des libellules où une vie nouvelle t’attend.

Mais le doudou s’enfuit emportant avec lui son désespoir et sa solitude.

Ne jamais refuser la main tendue même si elle est d’un plus petit que soi,

DL

Ecrit en septembre 2023, jeu 2 fable:la tendresse et le lilas

En séance chacun a proposé sur un ou plusieurs papiers un mot. Les mots désignant des choses ont été associés, au hasard par deux :

la calebasse et la carcasse

la tendresse et le lilas

le doudou et la libellule

la croquette et le karcher

le bonbon et le loup (masque ou animal)

Choisir un de ces couples pour une fable, s’achevant par une morale, comme toutes les fables

la tendresse et le lilas

La tendresse et le lilas

La tendresse dont on se passe

si bien dans un monde efficace

la tendresse a effacé toute trace

et s’est assoupie bien lasse

Par un matin de printemps précoce

le lilas ouvre ses grappes embusquées

un coup de vent mutin et véloce

emporte leur parfum musqué

Il s’infiltre dans tous les interstices

et sur la belle endormie glisse

l’enlace avec douceur et malice

met du baume sur chaque cicatrice

Ravigotée la tendresse vole

dans les bras du bouquet subtil

pour une folle farandole

d’un joyeux matin d’avril

Au passage leur couple caresse

un passant courbé de tristesse

une main d’enfant, une fesse

éveillant des éclairs d’allégresse

Lorsque rodera l’indifférence

l’âpre lame de la rigueur

des lilas l’enivrante fragrance

consolera notre cœur

et nous rappellera que la tendresse

est le sel substantiel de la vie

DDor

Ecrit en Avril 2023, textes librement inspirés des jeux

INSPIRE, PAR « LES HEURES Du SOIR » PRECEDEES PAR  « LES HEURES CLAIRES » , Et « LES HEURES DE L’APRÈS-MIDI », D’ÉMILE VERHAEREN

Lustré de tous mes biens potaches

Oubliant mes vertus et mes airs de salières

Une joie de chemin m’attache

Dès ce matin , par mes grand-routes coutumières

Ainsi je veux accomplir mon Été

Deviner d’où viennent souffles et tornades

animés de ma promenade

Qui traversent champs et vergers

Le Cœur à l’abandon , sous cette vraie tempête

amortie de mes craintes ; briguant mon Estafette

Déjouant ses regards outrés

Je suis parti clair et léger

Ciselure aux infinis de Lions

inclinée sous ses Arts au neutre limaçon,

Ergotant à penser mon arrière

Le corps enveloppé de vent et de lumière

Et j’ai déduit l’après-bonheur

de m’envoler soudain parmi moult-saisons

Entre mes hordes mon récit blond,

neutralisant les foules du moindre querelleur

Partisans … élevez vos têtes

la part est en dessous et nous livre bataille

oubliez la question qui sermonne nos failles

tâtonnons nos blessures bêtes

Et le cercle nous abandonne

Comme il est arrivé , seul quand il tonne

hautaine souche de baby-dolls

ultra-solide à piqueter les pôles

La vie qui vaut si cher

Ouvertement nous aiguille

Voici que moi , au milieu de la Terre

enveloppe la caisse de brindilles

Entre nous , que de chances Galiciennes

versent à l’Apocalypse de briques à la tiédeur

Et à notre combat , une Régalienne

repose entre nos mains de Géants Des Odeurs

M.L.

PETITE HISTOIRE PERSO INSPIRÉE D’AUTRES EN ATELIER D’ÉCRITURE

Je suis simplement stupéfait : Tartinade-la-Roseraie . ma ville de Cœur et de Destins croisés , molletonnée d’une brume émise douillette et matinale , fait aujourd’hui jour de marché . Et ce , autour de I’Eglise , emblème des générations d’Ouvriers , d’Architectes , de Professeurs et de Paysans , de bâtisseurs et de voyageurs , et de savants installés pour survivre à notre belle région . Et où ils y ont fondé leurs familles,qui subsistaient en tâtonnant fougueusement d’aides démultipliées , et de connaissances logiques , tout en se permettant d’évoluer par des tentatives vaines , ou pleines et entièrement réussies , ou par ,différents autres sauvetages et assiduités , correspondances , ou connaissances des conditionnements sous divers aspects . Des familles sujettes aux Amourettes , et aux Divines instaurations , de pudeurs et de bons crédits , de faits , et de croyances en leurs enfants, tout en y bénissant allègrement, le plus positivement l’espérait-on , leurs vraies démarches . Et de toutes Passions, tant convoitées à des formations, et à l’ éducation , à des sports améliorés sans compter en les réinventant , à l’image des fêtes collectives , qui chez nous sont enfin , à la sève végétale , à l’usure et à la sueur humaine , entrées au fil des Âges dans les mœurs , ou dans tout ce qui définissait le Courage , la Constance et la Véracité de nos Aînés ! Et pour l’instant, la chance, ou plutôt dirais-je, l’aubaine pour ma port , c’est d’y croiser Laly , adossée au muret , quand je la rencontre bien attifée , et comme toujours pleine d’un sourire évocateur , lorsque en s’avançant vers moi , elle me demande soudain , et illico-presto de son mode , mais sans être narquoise , cela à sa méthode sereine ( celle aussi tactile que combative ) tout comme s’il lui fallait une prédiction , ce que j’ai acheté : – « Trois pommes et un melon » lui répondis-je , «  les figues aussi agrémenteront la Croisière de notre déjeuner , duquel du dessert je te convie de venir à la Maison , afin de nous découper le gâteau prévisionnel , et puis nous en délecter tous ensemble, car pour nous autres attendant les Nuages , et ma tante à y participer; et par cela de bien efficaces manières, sans aucune contestation possible, avec tous les opportunistes qui seront présents, se tenir prêts à le peaufiner, et à dûment le savourer ! » – « Eh bien moi , je serai tout à mon aise avec mon bouquin sur «  La cuisines du Lot » qui reste l’auditionnée première de mes recettes , et d’un vélin pour moi indémodable , afin d’y regarder de près quelle sera ma réalisation la plus parfaite , pour mon Églefin de poisson juste délivré de chez le poissonnier . Avec Lætitia qui viendra me rejoindre sûrement après une escale d’Abracadabras qu’elle aura faite à sa famille !Mais nous ne sommes nullement exemptes de nous représenter là pour cet évènement , et je suis absolument sûre et certaine qu’habilement motivées nous reviendrons munies de toutes nos désinences Latines vers vous pour attaquer ce bon dessert tant attendu ! » Et à partir de là , effectivement , nous nous projetons vers une suite , ce dès que possible . après avoir convenu du rendez-vous commun où le maximum de convives se disputeront le Gâteau des fruits du marché et du verger associés . Eux qui s’adapteront à fondre à la cuisson d’une méthode gourmande , à la pâte fraîche si croustillante et savoureuse , après avoir été d’abord enduite , et enfin chaude Princesse croquante cuite ou four ! En un tour de main . nous voici déjà quelques uns, alors que nous faisons des signes assouplissements accomplis vers la clôture de notre pré,où il y a le Club-House hippique qui s’y retrouve en cette saison rempli d’actifs majestueux . Et là , tiens justement, nous nous adressons à notre cheval brun ‘ Tempête ‘ et nous encourageons tous ainsi ou rituel de pouvoir l’amadouer , ou plutôt précisément mieux l’envier , molestés soudainement à une éclosion sonore , d’où la cloche fendillant l’air , et qui vient jusque ici nous accompagner , nous incite et nous encourage à débuter notre bénédiction, et bien de notre cabanon fleuri de nous y remettre , galonnés de bons appétits . Notre inspiration combative favorise nos encouragements , et en plus de nous accueillir en bonne et due forme , et tandis que nous sommes agréablement attifés de nos vêtements colorés printaniers , philosophes et pleins de pédagogie évocatrice en notre fonction en notre lancée en jeux de table et en pavois de plats que nous souhaitons par de subtiles paroles logiques à tout prix certifier , nous répondons donc à nos Amours par nos rêves de voyages visuels constants . Nos Rêves attestés ou don du réel ! Le Ciel est alors floconneux , et peint comme un Duvet : – ‘ Tiens , regardez ! Entre toutes les formes apparentes des nuages, il y en a une bien placée celle-là, un Ballon-Dirigeable entre tous les autres Animaux Imaginaires, dont le Lopin et l’Ours se tenant par l’oreille , vous les reconnaissez à leurs mouvances tant et si bien dessinées , juste là ? Les retrouvez-vous , oui ?’ -‘ Pataugeront-ils ensemble ? Continueront-ils tous , avant qu’il ne les ait en positions , avec ses appareils ultra-perfectionnés mesurés , et photographiés , ou mourront-ils comme notre Gâteau d’une Cosmique faim dévoreuse, et de notre Passion ?’ – ‘ Et que deviendront-ils en l’espace d’un nouvel Instant , rapatriés à s’émouvoir fuyants , ou apparaître en négatifs à I’ invisible , aperçus puis disparus de nos parties , après leurs spectacles tissés dons une broderie, quand ils se meuvent à forger toutes nos Bibles transcrites vers les Cieux. qui ont des yeux des plus globuleux , et ce qui les caractériseraient d’être encore bien plus que nous tous , même en familles réunies , nettement plus voraces , et systématiquement gourmands ? !

M.L.

Ecrit en avril 2023 : jeu 3 injonctions

Injonctions

Mange ta soupe !

Tiens-toi droit !

Mange lentement !

Ne mange pas si vite !

Bois en mangeant!

Coupe ta viande en petits morceaux !

Tu ne fais que mordre et avaler ! 

Ne joue pas avec ton couteau !

Ce n’est pas comme ça qu’on tient sa fourchette !

 On ne chante pas à table !

Finis  ton assiette !

 Ne te balance pas sur ta chaise,

Début d’un poème de jean Cocteau A croquer ou l’ivre de cuisine

Sur ce modèle, imaginer une liste d’injonctions dans une des situations suivantes : à l’entrée d’un immeuble, à l’entrée d’un jardin public ; dans une usine, une école, au cours d’une visite guidée…

___________________________________________________________

Avant d’entrer , frotter les pieds sur le paillasson d’herbes et de marjolaine .

Ne rester pas seul sur un banc à ruminer .

Lever les yeux vers le ciel et bailler pour effacer les maux de la journée .

Pousser les tourniquets pour enchanter les marmousets .

Partager votre goûter .

S’assoupir sourire aux lèvres .

Sortir sur la pointe des pieds .

HGT.

Entrée d’un jardin public

Interdit de 20h à 8h

Interdit aux chiens,

Interdit de marcher sur les pelouses,

Interdit de cueillir les fleurs

Interdit de courir dans les allées

Interdit de fumer

Interdit de jeter les papiers au sol

Interdit de grimper aux arbres

Interdit de s’asseoir sur les pelouses

Interdit de boire l’eau des fontaines.

H.L.

Liste d’injonctions à l’entrée d’un immeuble

  • Ne joue pas à la marelle ou à saute-moutons avec le paillasson.
  • Réfléchis avant d’appuyer sur l’interrupteur. Tu y vois peut-être déjà suffisamment pour traverser le hall.
  • Que la gardienne soit souriante ou pas aujourd’hui, sois aimable avec elle.
  • Ne confonds pas les bacs à fleurs avec des cendriers.
  • N’oublie pas que les murs n’ont pas toujours d’oreilles mais tes voisins en ont.

D.Dou

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Ecrit en avril 2023, jeu 2 dispute

Jeu 2 : dispute

Il s’agit d’écrire le dialogue d’un conflit se terminant une des phrases suivantes :

– Je retourne chez ma mère.

– A ton âge je ne sortais pas le soir.

– Maintenant réglez votre addition ou j’appelle la police.

– Je ne remettrai jamais les pieds dans votre magasin.

Pour corser la chose, chacun des interlocuteurs a un défaut ou un tic de langage

____________________________________________________________________________

La scène se déroule dans un magasin d’électroménager TV hifi literie.

Une jeune femme va se marier et vient faire sa liste de mariage, elle zozote .

Le vendeur lui a un gros problème de dyslexie et après chaque erreur de langage il émet une forme de soupir notifié- dans le texte par le signe ****

– Bonzour Monzieur, ze vais me marier et ze voudrais voir tous vos zappareils mais zurtout vos mazines à laver et vos télévizions.

– Oh bien sûr Madonzelle ****Demelle**** euh euh ,Madame je’ suis là pour çà mais tout d’abord permettez moi de vous faciliter ****féliter**** euh euh vous dire bravo car le ramiage****le variage****le**** garage****bref l’union c’est beau.

Moi-même j’ai été afoureux mou ****pardon ! amoureux fou dans le sapé****le rapé****le café****le euh euh, le présent.

Excusez-moi mais j’ai des disculpés d’équation****des félicités d’électrocution****

Euh, euh …..J’ai du mal à parler correctement.

– Z’est pas grave il y a des défauts zez tout le monde ! Qu’est ze que vous zavez à me proposer dans votre magasin

_-Eh bien , vous avez de la chance, en ce moment nous avons des portavions ****des portions****des morpions****rrr ..euh..des SOLDES sur nos maniches à laver le singe****

– Zé bien Zé bien l’interrompit la jeune fille z’ai compris mais ze voudrais voir vos téléviseurs grand écran.

– Mais bien sûr répondit le vendeur, nous avons un grand nombre de lévitations en couleur, toutes équipées avec la cale****, la cane **** Suez quoi !et plus ! et ce mois ci vos tétons sont garantis 5 ans ****pardon nous mettons une garantie exceptionnelle de 5 ans ce mois-ci.

– Zuper, z’en prends note……ze voudrais voir auzzi vos plaques à induction.

-Par ici Madoiselle, nous avons un large choix de plaques urinaires toutes conçues pour une bonne pénétration de l’élément pendant la succion ****pardon !je suis confus , je voulais dire « Pour la bonne induction des aliments pendant la cuisson ».

-Ze pense que vous vous zoutez de ma gueule !!!…za zuffit…Ze ne remettrai jamais les pieds dans votre magazin.

S.M.

-Charles, il faut qu’on parle !

-Oui ?

-Charles, ça ne peut plus continuer ainsi. On va pas passer notre vie dans ce trou normand au milieu de ces paysans obtus et illettrés.

– Mais enfin Emma, j’ai une bonne situation, je suis médecin et…

-Médecin ! Ah oui ? Tu parles ! Officier de santé seulement. Et pas des plus brillants avec9A, je n’aurai pas la cruauté de te rappeler comment tu as bien redressé le pied bot de ce pauvre Hippolyte qui est maintenant unijambiste…

Mais Emma, j’ai toujours fait ce que tu voulais c’est toi qui as voulu qu’on déménage de Toste pour Yonville car tu t’ennuyais là-bas. Nous avons de bons amis ici maintenant : Homais le pharmacien, ce brave Bournisi en notre bon curé…

-Que des imbéciles incultes !

-Et le bal de la Vaubyessard où tu t’es tant amusée et dansé avec M.Rodolphe ? Et tes escapades à Rouen pour tes leçons de piano?Et notre petite Berthe ?

Décidément tu ne comprends rien à rien mon pauvre Charles . Cette discussion réveille ma sempiternelle migraine. Donne-moi 3000 francs que j’aille à la pharmacie acheter de l’arse… euh du doliprane et si tu ne veux rien entendre je retourne chez ma mère !

-Ta mère ? Mais tu sais bien qu’elle est morte depuis longtemps la pauvre femme !

-Et alors ? Je vais à la pharmacie et après je retourne chez ma mère !

F.V.

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Ecrit en avril 2023: jeu 1 De fil en aiguille ( de causes en effets)

jeu 1 De fil en aiguille ( de causes en effets)

Que voulez-vous la porte était gardée Que voulez-vous nous étions enfermés Que voulez-vous la rue était barrée Que voulez-vous la ville était matée Que voulez-vous elle était affamée Que voulez-vous nous étions désarmés Que voulez-vous la nuit était tombée Que voulez-vous nous nous sommes aimés. Eluard, Couvre-feu

Sur le modèle de ce poème, écrivez une courte histoire basée sur un enchaînement d’évènements.

Chaque ligne commence par une expression des listes suivantes (répétition, alternance, suite d’expressions différentes, comme vous voulez :

– par hasard, par bonheur, par malheur, par plaisir, par amour, par accident.

– heureusement, parfaitement, follement, naturellement, seulement, forcément.

La dernière ligne qui conclut a un verbe conjugué à un temps différent.

Par hasard, par malheur (pour le texte) mais par amour pour les papiers, ma chatte s’est couchée sur les exercices de l’atelier d’écriture. Par plaisir, elle l’a pétri, mâché, déchiqueté. Par bonheur, j’ai quand même réussi à écrire ce petit texte.

Forcément, vous en subirez la lecture.

D.Dou

Par hasard , nos yeux se crochètent

Naturellement , nous nous rapprochons

Forcément , nous nous sourions

Parfaitement, nos mains se joignent

Follement , les regards se scellent

Par bonheur , nos pas s’accordent

Finalement , nous sommes enlacés et avons débuté une salsa endiablée .

HGT

Naturellement ,il l’écouta.

Naturellement  il entendit.

Naturellement il l’encouragea.

Naturellement il l’aida à croire en elle.

Naturellement leur entente se solidifia.

Naturellement leur entente se transforma en sentiment amoureux.

Naturellement ils firent des projets

Naturellement vinrent mariage et enfants

Naturellement vinrent fatigue ,désillusion amertume.

Naturellement ,il se retrouve seul.

B.H.

Par hasard mon père s’était cassé la jambe

Par bonheur le Dr Bovary l’a bien soigné

Par amour il a demandé ma main à papa

Par malheur j’ai accepté

Naturellement après un an de mariage plus rien n’allait

Heureusement au bal de la Vaubyessard je rencontrai Rodolphe

Seulement c’était un séducteur infidèle, il se lassa vite

Naturellement j’eus un enfant, je pris un autre amant, fis des dettes

Par bonheur une bonne dose d’arsenic mit fin à mes tourments.

F.V.

Forcément je n’ai pas de monnaie,

Forcément c’est la moue du boulanger,

Forcément je pars sans mon petit déjeuner

Forcément je suis fâchée,

Forcément je ne peux pas m’en passer

Forcément je le prendrai au bar d’à côté.

H.L

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Ecrit en février 2023, jeu 3, dans la peau d’un autre

0Jeu 3 dans la peau d’un autre

Décrire un humain à hauteur de fourmi, d’araignée , de fleur ou bien d’arbre

A hauteur de fourmi...

Le sol tremble, un truc monstrueux avance, ça fait un bruit d’enfer, un dôme de cuir brun, sa chaussure de marche pied gauche et l’autre au pied droit propulsent le géant tout habillé d’un jean et d’un blouson de cuir…Il sifflote, une herbe entre les dents , ce doit être sa tête là haut, coiffée d’un bonnet de laine sombre…Garez-vous c’est un écraseur! Danger il vient vers nous, toutes aux abris, pourvu qu’il n’explose pas notre fourmilière d’un coup de pied, tenez-vous au fond, soutenez les galeries pleines d’œufs!

S.D.

pour l’étourdie de service : à hauteur de chat

Une ombre vient occulter le soleil qui chauffe délicieusement ma croupe . Elle a été précédée d’un bruit sourd et répétitif qui m’a mise en alerte. Une masse noire couronnée de rouge, presque aussi grosse que moi me frôle dangereusement. Au dessus, des piquets géants et un ballon qui se promène autour en larges vagues qui assombrissent mon espace. L’ombre s’élargit et une main démesurée aux allures de pieuvre s’approche de moi. Je bande mes muscles et m’aplatis au sol pour échapper à son emprise. A l’odeur, j’ai bien reconnu ma maîtresse , la plupart du temps inoffensive, même s’il lui est arrivé de m’écraser sauvagement la queue. Quand elle est déployée, elle m’inquiète même si je l’accompagne maintenant pour qu’elle remplisse ma gamelle de croquettes fraîches. Ça me contrarie profondément d’avoir à mendier ma nourriture, mais elle ne laisse pas de paquets à ma libre-discrétion et chasser est beaucoup trop fatiguant. Je préfère ma maîtresse assise, ou même couchée. Alors ses proportions deviennent tolérables , son visage est à hauteur de ma truffe ; c’est moi qui décide, j’occupe ses genoux, son ventre, j’écarte son livre, je sollicite la caresse de la main géante mais douce… Malgré tout, je reste vigilant ; le moindre geste brusque me met en alerte, un changement de position peut menacer mon espace vital. Je suis prêt à bondir.

DDor

Dans l’écorce d’un autre : un chêne

La petite fille a trouvé mon fruit, qui avait commencé à germer et à faire fleurir de jolies petites feuilles vertes, dans la pente de la propriété de sa famille. C’était en Mai 2000, elle allait faire 7 ans le mois d’après. Sa grand-mère était avec elle, et l’a aidée, armée d’un pic, à faire un trou dans la terre un peu sablonneuse. La petite fille m’a déposé dans le trou, avec toutes les précautions dont elle était capable. Elle devait faire 1m20 de plus que moi et me contemplait de toute sa hauteur, mais je n’avais pas peur. Sa grand-mère est allée remplir l’arrosoir au jardin, puis l’a tendu à la petite. Elle m’a arrosé pour la première fois. Par la suite, je l’ai vue inquiète. Elle m’a parlé. Les chiens de sa famille l’inquiétaient : ils avaient la mauvaise habitude de faire des trous dans la terre pour débusquer des taupes… Ils risquaient de me déterrer, je risquais de mourir, sans racines ancrées dans la terre. Elle a eu une idée : installer un grillage tout autour de moi, bien enterré dans la terre lui aussi. Et j’ai grandi. La petite fille est devenue une adolescente, sa grand-mère vieillissait, mais elle était chargée de venir prendre soin de moi pendant l’école. Le 1er mai est devenu mon anniversaire : ainsi, la jeune fille serait toujours là pour venir me rendre visite et célébrer notre rencontre. Le mois d’après, elle venait et à mon tour je lui souhaitais, à ma manière, son anniversaire. Cela a duré des années. Je grandissais à vue d’œil. Le plus beau moment a été celui où j’ai atteint sa taille. J’ai vu la fierté dans ses yeux, et la joie de me voir m’épanouir à l’endroit où elle avait choisi de me planter : notre endroit, qui surplombait la campagne Landaise, les champs de maïs et les forêts en contrebas. Chaque année, mon tronc s’épaississait, je prenais encore plus racine. Elle a pris l’habitude de m’enserrer dans ses bras pour constater les centimètres gagnés dans le temps. Jusqu’au jour où ses doigts n’ont plus pu se rejoindre : j’étais devenu trop gros pour ses petits bras. Ca ne l’empêchait pas de venir se blottir contre mon écorce, j’étais devenu son refuge, elle était mon repère. Elle est devenue une jeune femme, elle venait toujours me confier ses secrets, moins souvent mais notre lien était toujours là. Mes branches lui ont ensuite apporté de l’ombre, je la dominais de toute ma hauteur mais toujours dans une extrême bienveillance. Sa grand-mère s’émouvait de ce tel lien, et elles ont souvent parlé de moi, de mon évolution et de ma vigueur. Un jour, j’ai produit mes premiers glands. Toutes les deux en ont ramassé et se sont regardées : j’étais devenu un adulte à mon tour, elles avaient accompli leur mission. Je les en remercie encore aujourd’hui.

L.D.

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Ecrit en février 2023, jeu 2, amplification

Jeu 2 : Amplification

-Voici un quatrain de Verhaeren (les heures du soir) :

Dès ce matin, par mes grand’routes coutumières

Qui traversent champs et vergers,

Je suis parti clair et léger,

le corps enveloppé de vent et de lumière

Écrire quatre quatrains composés de trois premiers vers inventé, le quatrième étant un vers du poème de Verhaeren. On respecte l’ordre du poème.

La consigne a été diversement interprétée

Dans la forêt clairsemée, entre les arbres délaissés

Biches aux abois s’égaraient.

Sautant les troncs enchevêtrés ,elles aboyèrent

Dès ce matin, par mes grand’routes coutumières .

Leur pelage ocre écumait de sueur

Leurs yeux affolés criaient la terreur,

Exposées par les dangers

qui traversent champs et vergers .

Mais une brume s ‘est levée,

Silencieuse,étendue et ouatée.

Ce rideau blanc les a cachées,

Je suis parti clair et léger .

J’ai rejoint les bois et les orées

Tâtonnant dans cet air embrumé

L’esprit guilleret, mes pas frôlant la terre

Le corps enveloppé de vent et de lumière.

H.G.T

– Je pars dans l’aube et la brume,

– Sans un regret, sans un regard

– Vers le village endormi

Dès ce matin par mes grand’routes coutumières

– Je quitte mon enfance

– Et cherche le fol espoir

– Le long des haies et des ruisseaux,

Qui traversent champs et vergers

– C’est ainsi que ma besace sur le dos,

– Mon bâton rythmant mes pas,

– Le nez en l’air, le pas vif,

– Saluant les fleurs des talus,

Je suis parti clair et léger

– Rêvant aventures et conquêtes,

– Amours et belles retrouvailles,

– la tête emplie de rêves,

Le corps enveloppé de vent et de lumière

Ddou

Toute la nuit la toux joua la chambrière
Cinglant mes parois pulmonaires
m’empêchant d’aller prendre l’air
Dès ce matin, par mes grands-routes coutumières

Mais pourquoi faut-il encore rester enfermé
Ce n’est pourtant pas la varicelle !
Mais je ne dois pas gêner toutes celles
Qui traversent champs et vergers

Alors je me suis décidé
Et tant pis pour les consignes
Oubliant les règles de vie
Je suis parti clair et léger.

Le col emmitouflé en charmante aumônière
J’ai enfin quitté ma maison
Bravant ainsi les éléments
Le corps enveloppé de vent et de lumière
S.M.

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