Écrit en Novembre 2021, 3, avec les titres de Manon Fargetton

Jeu 3 avec les titres de Manon Fargetton

Sélectionner 5 ou 8 titres et inventer une histoire les intégrant (indépendamment des œuvres)

Camille voulait partir en randonnée dans le Sud Saharien, une idée de Bobo en mal d’exotisme, dans une vie plate où manquait le souffle de l’exotisme. Elle avait, par désœuvrement, établi une liste d’improbables voyages à accomplir : en premier, traverser l’Islande ; le suivant sur la liste : partir en randonnée, loin, loin et pendant longtemps. Mais Camille est velléitaire, presque trouillarde. Ainsi donc Camille, à l’heure de vérité, s’est dégonflée, dès l’Atlas ouvert à la page Algérie. Est-ce qu’on risque de mettre nos vies en l’air dans des voyages périlleux, dans des pays où les enlèvements de touristes se multiplient ? Même sa copine Manon (pantouflarde de première) lui déconseille cette aventure… et tout ce que dit Manon est vrai ( Manon lit la presse et se documente). Bref Camille a laissé tomber le projet d’échappée dans le Sud saharien ; elle a relancé son ex-fiancé Manuel, poète et musicien, avec qui, peut-être, elle partira camper sur l’île d’Oléron. Manel et ses mélodies secrètes sauront sûrement la faire rêver.

SR

Quand vient la vague,

nos vies en l’air

à l’heure de vérité,

La dernière seconde,

Je sais que suis

Le suivant sur la liste…

La nuit des fugitifs

Manel, ses mélodies secrètes

Puisées au souffle du vent

Se demande

Levant les yeux au ciel

A quoi rêvent les étoiles ?

Quel choix feraient-elles ?

Sur quel chemin encore invisible

Dix jours avant la fin du monde

Vaut-il mieux avancer ?

SD

Quand vient la vague « Covid » tel un tsunami, elle fout nos vies en l’air…

Elle revient aujourd’hui et l’invisible mais présent virus ne nous laisse guère le choix nous coupant le souffle en pleine rémission tel un tir de fusil sur un oiseau en plein vol.

Mais après « Covid »

Dis, quand reviendras-tu ?

Dis, au moins le sais-tu ?

Attends encore un peu et ne reviens que Dix jours avant la fin du monde

Je ne veux pas être tout de suite le suivant sur la liste !

Même si je participerais sans nul doute à la nuit des fugitifs.

S. M.

Dix jours avant la fin du monde, personne ne pouvait se douter d’un tel drame.

Quand vient la vague, il est malheureusement trop tard. L’invisible se produit au loin, à des milliers de kilomètres de là. Un goéland est happé en plein vol.

Quel est le suivant sur la liste ? Personne ne le sait, mais plus personne n’a le choix. Le petit Charly, faisant un château de sable, dos au large, est emporté pour toujours. Robin tente de plonger sous l’immense vague à la dernière seconde. Anthony, qui a vu venir l’énorme rouleau depuis le restaurant en bord de cote, prend de l’avance et s’enfuit, à cinq minutes près. Mais face à la colère de Mère Nature, personne, même le plus prévoyant ou le plus rapide, n’a survécu. À quoi rêvent toutes ces étoiles, désormais ?

LD

Le policier se penche sur ses notes et ses fiches. Il y voit plus clair en procédant ainsi qu’en travaillant avec le logiciel de son ordinateur.

Sa femme l’appelle Maigret en se moquant tendrement de ses méthodes un peu à l’ancienne. Il récapitule :

  • Anthony, à 5 minutes près, il aurait pu la tuer
  • Le suivant sur la liste, peut-être Robin à la dernière seconde : non impossible, il écarte cette piste
  • Il s’effraie de ce que pensera Camille à l’heure de vérité, si tout ce que dit Manon est vrai.

Il lève la tête, regarde par la fenêtre ouverte, les branches du cerisier en fleurs et pense à sa fille qui lui a demandé hier soir : A quoi rêvent les étoiles ?

Ddou

Ils sont Aussi libres qu’un rêve, pas de contrainte, ils ne connaissent pas le mot obligation. Leur seule obligation est les horaires du lycée, les leçons à apprendre. Leur avenir est tout tracé avec une vie facile et confortable comme celle qu’ils vivent actuellement chez leurs parents. Et puis il y a eu ces manifs pour le climat lancées en premier par Greta, jeune fille de 16 ans qui prétend que les boomers foutent Nos vies en l’air. Happés En plein vol ils ont touché l’Invisible : la Terre est au bord de l’asphyxie. Pourtant, ne voulant pas y croire ils se demandent A quoi rêvent les étoiles pendant que des hommes, des femmes et des enfants meurent de faim. Tout ceci est devenu Le Choix de ces ados devant l’Héritage des Rois- Passeurs et je leur dis : Battez – vous pour un monde plus beau et Bienvenue au Monde des Adultes.

HL

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Écrit en novembre 2021, 2, mono-vocalises

Jeu 2 : mono vocalise

Écrire un texte où vous ne vous autorisez qu’une seule voyelle

Mono-vocalise en A

Aaaaaaaa…..
Balthazar attacha la chapka à scratch, avala l’ananas, râla ,
tracassa sa maman schlass.
Ah ! Balthazar , agaçant avatar bancal sans alcazar !

HGT

La banda passa

Lara Chanta

Amanda dansa

Là-bas bras ballants, bandana à l’avant

L’agaçant Adnan valsa, s’affala…

Ah ! Ah ! Patatras ! Splash  Macadam !!!

L’avant-bras s’arracha, Pas marrant !!!

Sa maman passant par là s’alarma

Lala ! Çà va mal …. Mal….Mal

S M

La Nana chanta la Java. Nana gaga ahana, s ‘affala, la java l’aspira, l’accapara, l’affama. A » la casa « la Nana dansa quand sa maman la cassa car la java la lassa.

HL

La nana plaça papa, jazza avant la salsa, hasarda la bachata, la samba, pas de cha-cha !

SD

Mama Sara

Alla manana

Alzata, lavata

Canta, canta

La nana llarana

Papa kala

balla balla

la salsa cavalcata

balla, balla

la dansa catalana

SR

Mono-vocalise en E

Cette chère Perrette, femme fêlée perd son cheptel. Echec !

Elle cherche l’éden, recette de bettes, met d’excellence. Best-seller de mémère.

Exempte d’excès, elle revêt veste etc et fête l’été.

Ddou

– je te sers des crêpes dentelles ?

– Excédé, je jette le décret de ce dégénéré

– Empêchement ce week-end : en grève

-le ver de terre empeste les dechets ( le renfermé)

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Ecrit en novembre 2021, il( elle) me parle de toi

Jeu 1 Il (elle) me parle de toi (ou de vous):

Un objet, une trace évoque quelqu’un qui en a fait usage et que vous retrouvez

exemple :un vieux fauteuil qui porte l’empreinte de celui ou celle qui y a passé de longues heures

La trace d’un pied nu sur la plage.

À qui appartient cette empreinte ? Qu’a pensé la personne qui est passée par là avant moi ? Je me surprends encore à poser mon pied sur l’empreinte, pour voir si elle est à ma pointure. Souvent, elle est plus petite. Un enfant ! Plus grande, c’est celle d’un homme. Le premier a la vie devant lui et n’a pas connu de drame, peut-être pas encore. Tout est insouciance, jeux et rêveries ! Le deuxième est adulte et vient faire un point sur sa vie. A-t-il une femme, des enfants, un travail intéressant ? A-t-il gardé cette insouciance, l’a-t-il à jamais perdue ? On n’imagine pas tout ce que disent ces empreintes. Si elles sont régulières ou au contraire plus ou moins espacées en fonction des pensées, de ce que voit ou entend la personne à l’instant où ses orteils se posent sur le sable fin. Parfois elles continuent à l’infini ou bien elles s’arrêtent subitement, effacées par l’océan. Et pourtant toutes ces vies continuent.

LD

Lorsque je rends visite à ma cousine, dans sa vieille maison de campagne, je suis toujours attendrie par la pierre du seuil, qui raconte les pieds d’enfants et d’adultes qui l’ont franchie jusqu’à la creuser, sur tant de générations. L’évier en pierre lui aussi garde les traces des activités ménagères qui l’ont usé, teinté, rainuré, lorsque l’eau courante n’était pas encore arrivée et qu’il fallait aller chercher l’eau à la fontaine à 200 m de la maison, jusque dans les années 60.

Là, j’entends le rire tonitruant de mon père, évoquant avec ses cousines leurs souvenirs d’enfance, comme le trajet entre les deux familles qui se faisait pendant la guerre avec une carriole attelée à un cheval dont les sonnailles prévenaient le village de l’arrivée de l’équipage.

C’est le dernier lieu vivant qui me relie encore aux anciens.

Ddou

« Amical : mais il doit tremper dans votre tasse !

Pour boire faites-vous fabriquer un hanap ! »

Je suis une pièce unique fabriquée sur mesure pour mon propriétaire qui ne pouvait pas boire dans une tasse à cause d’une infirmité, une disgrâce physique qui lui attirait bien des quolibets , mais il savait clouer leur bec aux mauvais plaisants et même parfois de façon définitive…C’était un militaire, poète à ses heures maniant fort savamment la rime et capable de vous composer une ballade comme ça au débotté. Malheureux en amour il chercha consolation dans la boisson, aussi dans ces moments difficiles je lui fus d’une grande utilité et une grande complicité naquit entre nous à cette occasion, il se prit d’affection pour moi et une fois au moins il fit allusion à mon existence dans une de ses plus célèbres tirades. Il finit par se persuader qu’il ne pourrait plus se passer de moi et de mes services y compris dans l’au-delà c’est pourquoi il exigea qu’on me mît dans son cercueil à l’heure de son trépas.

F.V.

l me parle de vous « Mon éléphant »

Depuis la mort de mes parents il ne m’a pas quitté, il est posé sur mon buffet et regarde la fenêtre : C’est devenu « mon éléphant » et tous les jours je le regarde et je pense à mes parents : C était un cadeau qu’ils avaient eu pour leur mariage on leur avait dit qu’un éléphant dans une maison cela porte bonheur à condition qu’il ait la trompe en l’air. C’est sûrement vrai car ils ont vécu 63 ans d’amour, de joie et de prospérité. Quand ils sont partis, c’est la seule chose que je voulais car cet éléphant a accompagné toute ma jeunesse et surtout les dix premières années d’enfant unique passées en Algérie: je l’ai toujours vu, jour après jour sur le buffet de leur salle à manger, toujours présent malgré de nombreux déménagements.

Il a donc 1 an de plus que moi et si lui n’a pas pris de rides, il a cependant quelques ébréchures peut-être d’ailleurs représentent- elles les blessures laissées par la perte d’un être cher, ce en quoi il me ressemble. J’ai dû un peu lui ravaler la façade….mais qu’’importe je l’aime tel qu’il est et il trône dans ma propre salle à manger me rappelant à chaque instant mes parents. Vous trouverez peut-être cela idiot mais je lui parle quelquefois. Il a participé à tant de repas de famille, de réveillons de fêtes c’est le témoin infaillible du bonheur que j’ai connu avec mes parents et il poursuit son rôle d’observateur de ma propre vie.

J’espère de tout cœur que lorsque je ne serais plus là, ma fille le prendra avec elle et lui gardera une place de choix chez elle car je suis sûre qu’il lui apportera la sérénité dans sa maison.

S.M.

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Feuilleton 2021-22 la croisière s’emmure 2

Maître Kim H+4

Mais qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère ! Je déteste la mer, je déteste les milieux clos, je déteste les gens… huit jour passe encore, le chèque vaut bien quelques sacrifices… mais quatorze jours de confinement supplémentaire pour deux malades, qu’on ne me la fasse pas !

Téléphone… où est mon téléphone… ah oui au fond du sac…

– Oui ?

– C’est Marie

– Ah bonjour ma chérie, si tu savais ce qui m’arrive !

– Oui, je sais… toutes les télés et les radios en parlent. Le Costa Covidia est maintenu en quarantaine à l’entrée du port de Marseille. Pauvre chéri…Tu crois que je pourrai t’envoyer des oranges ?

– Marie, comment peux tu plaisanter ! Il ne m’est jamais rien arrivé de pire. Enfermé, je suis enfermé… non isolé. Quand j’ai voulu aller demander des comptes , un matelot m’a intimé l’ordre de regagner ma cabine. Sait-il seulement qui je suis ?Où est la Liberté ? Mais qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère ?

– Allons mon cher Maître Kim… ZEN… on respire, on garde son sang froid. D’ailleurs, ton paquebot… il n’était pas un peu en avance ? Tu m’avais dit que tu avais juste le temps de rejoindre Saint- Agrève pour ton nouveau contrat ? Tu voulais seulement prolonger ton séjour avec quelque belle conquête…

– Marie, tu n’as pas honte  de ma faire une scène alors que je suis en enfer ! Tu n’es qu’une égoïste, mesquine et perfide…Adieu !

Il ne manquait plus que ça! Je ne supporte la bassesse. Et Vera qui m’attend sur le débarcadère… Elle au moins, elle ne me fait pas d’histoire. J’ai mis les points sur les I dès le début : que j’étais marié, que je ne voulais pas faire de peine à ma femme qui ne le méritait pas… pourtant ! Quand on se retrouve, c’est du pur bonheur…Je sauterais bien à la mer pour la rejoindre si je n’avais pas si peur de l’eau. je l’avais convaincue de, m’accompagner en Ardèche : stage jeûne, marche afghane. Un contrat en or, avec des perspectives. Je ne peux absolument pas rester ici. Le dois trouver un échappatoire…les marges sont étroites. Ils ne me paieront qu’à terre dans les bureaux de l’Agence. Je dois me tenir à carreaux. J’ai besoin de ce fric!Qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère ? Je vais appeler Jeanne. Même si elle m’agace avec ses grands airs d’intellectuelle, il faut qu’on fasse bloc.Et l’Ardèche ! Téléphoner à Max d’abord…

Où ai-je mis ce fichu téléphone ? Ah… « Allô », Max ? Ça sonne dans le vide. Tant mieux, un message suffit «  stage impossible. Suis coincé sur le Costa Covidia. Te trouve une solution ».

le problème, c’est que je n’en ai pas. Surtout d’ici… dans cette galère ! Il faudra que je leur fasse valoir au Costa Covidia. Ce contrat qui me passe sous le nez, ils vont avoir intérêt à me dédommager… Trouver un remplaçant, c’est chaud…Il faut pas qu’il me pique le filon. Je peux pas le proposer à Marie, dans l’état où elle est… elle serait trop heureuse.

Sonnerie Téléphone. Pourvue que ça ne soit pas encore Marie, ni Max..

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A écrire pour le 17 décembre 2021

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Vendredi17 décembre2021

Centre Culturel Terrasson  20h15

Feuilleton nouveau : La croisière s’emmure

– Il s’agit d’une croisière à thème de 8 jours en Méditerranée : Départ de Marseille sur le Costa Covidia avec escales à Gênes, Civitavecchia (Rome), Palerme (Sicile), La Valette (Malte), Barcelone, débarquement à Marseille. La capitaine est Lucie Azur

– Le thème : développement personnel avec conférences de la Professeure Jeanne Veaulau, initiation à la méditation de pleine conscience et au Yoga par Maître Kim. Le médecin du bord est le Docteur Pissefroid.

Le huitième jour, alors que le port de Marseille est en vue, plusieurs cas de Covid sont signalés à bord et le bateau est mis en quatorzaine.

Faites vivre un des « séquestrés » (croisiériste, membre d’équipage, animateur, ou même animal mascotte présent sur le bateau) à un moment quelconque du confinement.

Rien ne vous empêche de contribuer à plusieurs chapitres, soit avec le même personnage, soit avec un autre, en réaction ou pas avec les chapitres écrits par les autres.

Jeu 1 et 2 parlez moi d’amour

jeu 1 Rupture

Une rupture n’est pas facile à annoncer ; A vous de trouver un moyen original ou désinvolte : sms, mail, poème ou tout autre moyen …

Jeu 2 : Bon conseil aux amants

En vous inspirant du poème de Victor Hugo, trouvez , en utilisant une expression toute faite au pied de la lettre, un conseil à donner aux amants :

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La croisière s’emmure, chapitre 1

La croisière s’emmure

Chapitre1

Quelle chance d’être connue ! Je suis invitée sur le Costa Covidia pour une croisière de 8 jours en Méditerranée où je vais devoir faire des conférences sur le développement personnel.

« Que c’est gentil mon Chéri de me proposer de venir me retrouver dans 8 jours à Marseille ! Nous en profiterons pour faire une escapade dans les environs pendant quelques jours. » 

Vous l’avez compris : je suis la Professeure Jeanne Veauleau psychothérapeute et coach pour particuliers ou groupes (associations, entreprises publiques ou privées).

Dès le départ de Marseille j’ai commencé mes conférences portant sur différents thèmes chaque jour et concernant l’Analyse transactionnelle, la Vivance présentielle, l’Hypnose, le Rebirth etc..

Et voilà le dernier jour de croisière où nous faisons un «  debriefing » de toutes ces séances et je sens une groupe uni, soudé , confiant et concentré sur le présent.

Bientôt nous nous séparerons et je retrouverai mon ami dans quelques heures.

Alors que nous commençons toutes et tous à nous préparer à partir chargés à la fois de belles images et de nostalgie, la Capitaine Lucie AZUR nous informe que le Docteur Pisse-Froid nous attend pour être testés contre le Covid . Chacun d’entre nous se pose la même question : pourquoi ? Et fait la même réponse : le croisiériste souhaite prendre toutes les mesures de précaution.

A Midi, alors que nous voyons le port de Marseille se dessiner au loin, nouvelle annonce de la Capitaine : «  Suite à deux cas de Covid avérés, chacun doit regagner sa cabine et y rester jusqu’à nouvelle information »

Je suis ulcérée d’un tel ordre, je suffoque de rage. Comment nous maintenir en otage pour 2 cas ? Je demande une entrevue à la Capitaine IMMÉDIATEMENT ! Celle-ci trop occupée me recevra plus tard.

Je rentre dans ma cabine, téléphone à mon ami, lui crie ma déception, vitupère contre l’organisation en n’ayant qu’une idée en tête : m’en aller d’ici par n’importe quel moyen.

Moi, Surmoi, maîtrise de soi, confiance, sérénité : OUBLIES. Je sanglote comme une adolescente à sa première déception amoureuse. Dès le 1er soir je refuse de dîner et entame une grève de la faim pour montrer ma révolte. De plus, je ne peux même pas profiter du soleil vu qu’on ne peut aller nulle part même pas au solarium. Nous sommes enfermés pris en otage pour une durée indéterminée sans aucune information complémentaire.

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Feuilleton 2021- 2022 La croisière s’emmure. Constantes

– Il s’agit d’une croisière à thème de 8 jours en Méditerranée sur Le Costa Covidia: Départ de Marseille avec escales à Gênes, Civitavecchia (Rome), Palerme (Sicile), La Valette (Malte), Barcelone, débarquement à Marseille.La capitaine est Lucie Azur

– Le thème : développement personnel avec conférences de la Professeure Jeanne Veaulau, initiation à la méditation de pleine conscience et au Yoga par Maître Kim. Le Médecin de bord est le Docteur Pissefroid.

Le huitième jour, alors que le port de Marseille est en vue, plusieurs cas de Covid sont signalés à bord et le bateau est mis en quatorzaine.

Faites vivre un des « séquestrés » (croisiériste, membre d’équipage, animateur, ou même animal mascotte présent sur le bateau) à un moment quelconque du confinement.

Rien ne vous empêche de contribuer à plusieurs chapitres, soit avec le même personnage, soit avec un autre, en réaction ou pas avec les chapitres écrits par les autres.

Ecrit en octobre 2021, jeu 3, avec les mots d’un autre

Jeu 3 : Avec les mots d’un autre

Choisissez un vers parmi ces quelques vers d’Apollinaire ; Vous développerez un texte commençant par le premier mot et se terminant par le dernier et dans lequel les autres mots apparaîtront dans l’ordre.

– Nous regardions longtemps les villes riveraines

– Les pétales flétris sont comme ses paupières

– Il faut ce soir que j’assassine

– J’ai hiverné dans mon passé

– Que je m’ennuie entre ces murs tout nus

– Une vieille paire de chaussures jaunes devant la fenêtre

– A la fin tu est las de ce monde ancien

– J’ai hiverné dans mon passé

J’ai longtemps été persuadé que seuls certains animaux s’engourdissaient dans un
demi-sommeil en hiver. Mais il faut bien le reconnaître moi aussi j’ai hiverné
car, comme tout être humain, j’ai gardé bien enfoui dans mon cerveau un repli
de ma mémoire où dorment des images du passé.
J.Z.

–A la fin tu est las de ce monde ancien

A la fin du mois c’était toujours la même chose, les mêmes sujets de conversation qui revenaient lors de ces repas de famille-familles recomposées, décomposées, monoparentales voire homoparentales. Ces repas qui n’en finissaient pas autour de la plâtrée de pâtes de chez Lidl seule nourriture consistante que nous permettait le RSA en fin de mois. Mais à nous voir si nombreux rassemblés et partageant sans chichis les macaronis du Secours Populaire on aurait pu voir en nous une vivante représentation de cette formule qui résumait si bien l’esprit qui régnait sur les rond-points où nous nous étions retrouvés tous les samedis durant cette année 2019 juste avant la grande pandémie : « Fin du mois début du nous. » On s’y retrouvait aussi en semaine sur les rond-points enivrés de notre succès- n’avait-on pas fait vaciller le pouvoir?ou à tout le moins les certitudes et le mépris de ce jeune président si arrogant ? Pourtant le mouvement s’était effiloché, on s’était divisé, démobilisé au fil du temps. «  Au début tu es là tous les jours, disait Jérémy, mais à la fin tu finis par être las carrément… » Oui nous les gars de la périphérie, on était sortis de la zone de relégation et marginalisation convergeant d’un même mouvement vers le centre où la la brutalité mutilante et énucléante nous avait vite fait comprendre qu’il ne serait pas si facile que ça de venir à bout de ce monde ancien.

FV

  • Une vieille paire de chaussures jaunes devant la fenêtre.
  • Une année je décidais de repartir en voyage très loin accompagnée d’une vieille amie. Cela faisait très longtemps que nous n’avions pas voyagé ensemble. Pourtant que de souvenirs où à chaque fois nous faisions la paire dans nos aventures. Je contrôlais mes chaussures en attendant son arrivée. Elles étaient encore parfaites malgré les marques jaunes dues au vieillissement. Je me mis à les raviver en m’asseyant devant mon pas de porte. Après plusieurs minutes le résultat fut assez probant. Elles seraient parfaites pour cette fois-ci. Je finissais de boucler ma valise quand j’entendis : « Alors prête pour notre nouvelle aventure ?

C’était Aline à la fenêtre.

H.L.

Une vieille maison blottie au bord du canal me faisait un large sourire avec sa porte largement ouverte, et sa glycine comme une opulente chevelure.

Une paire de gants près d’un panier et d’un sécateur attendait la cueillette prochaine, sans doute des roses qui dodelinaient tout près. Une silhouette, chaussée de chaussures jaunes surmontée d’une gracieuse capeline apparut devant la fenêtre.

DDou

Il faut ce soir que j’assassine

Il faut. Vous devez. Je n’en peux plus de ces injonctions. Pas vous ?

Elles nous enferment dans des exhortations et des obligations.

Je ne veux plus. Je n’en veux plus. Hors de ma vue, hors de mes oreilles, hors de mes yeux.

Aussi ce soir, je rêve et décide que ces mots, je les assassine.

DDou

Il faut ce soir que j’assassine

Il faut absolument que je termine mes jeux d’écriture ce soir. J’ai promis à Dominique que je continuerai à participer une fois partie, ce n’est pas pour me défiler dès le premier mois ! Sinon Dominique m’assassine…

L.D.

Il faut ce soir que j’assassine

Il faut que je reconnaisse ma légèreté. Mais soyez indulgent : j’arrive à la ville pour faire mes études. Je suis enfin libre…enfin, je le serai bientôt parce que pour l’instant ma chambre d’étudiante n’est pas disponible et, ce soir, L’oncle Paul et ma tante Monique ont accepté de m’héberger.

Ma tante refuse mon aide, aussi, en attendant le repas, j’explore l’appartement dans la lumière tamisée des persiennes. 9A sent la cire, les meubles cossus se détachent des lourdes tentures. Au milieu de la pièce trône un grand piano dont la laque miroite dans la pénombre. Mes doigts aimantés, s’approchent du clavier et restent un moment en suspens. Je ne résiste pas…une note, une seule…puis deux… enfin mes doigts courent sur le clavier joyeusement et forment des accords qui m’enchantent. Je n’entends pas les pas de mon oncle, juste sa voix de stentor exaspérée, qui brise à jamais mes élans de composition et d’interprétation en clamant que c’est Mozart que que j’assassine.

ddor

Ecrit en octobre 2021, jeu2 anagrammes

Jeu 2 : Anagramme

Ce n’est pas un jeu facile mais il peut donner des résultats étonnants. Vous partez d’un nom d’écrivain ou d’un titre de roman, d’un chanteur ou d’un titre de chanson et en mélangeant les lettres vous obtenez un autre mot ou une autre expression. Ensuite vous écrivez un court texte reliant ces deux mots ou expressions.

Pour le plaisir je vous livre quelques exemples trouvés par Karol Beffa et Jacques Perry Salkow dans « Anagrammes à quatre mains », sur le thème de la musique :

– La vie en Rose (E. Piaf) Si on a rêvé

– Boléro de Ravel Le rodéo verbal

– Debussy , la mer Mur de l’abysse

– Orange Mécanique Menace organique

– Que reste-t-il de nos amours (Trenet) Très romanesque solitude

Charles BAUDELAIRE : beau lilas de Charre (64)

Charles AZNAVOUR : Ara, lâchez -nous

Georges SAND : Grande gosse

S.P.

Louis Ferdinand Céline

Léonidas fin incrédule

DDou

Contrairement à ce que tout le monde pense BENABAR s’appelle Bruno et non Barnabé ( peut-être son nom de famille …)

RACINE voyant interpréter Le Cid par une femme RICANE dans son coin

M.P.

GILBERT MONTAGNÉ

Il gagne Norbert.
En effet, je trouve qu’il chante mieux (que Frédéric Norbert, chanteur, acteur et danseur) !

L.D.

  • REGINE : neiger
  • ERIC ZEMMOUR : cime mourrez !
  • EMMANUEL MACRON : ce roman mêla un M

HL

« Le chevalier au lion  » = Le chenal au voilier .

HGT

Pierre Loti fit de sa maison un territoire exotique où il rassembla et réinventa des lieux des siècles passés ou d’un orient mythique. Il en était le roi pitre

Guillaume Apollinaire . Poète des villes, il sut trouver un écho au plus profond des bois : Le goupil lunaire l’aima

D.Dor