Pierre Jean JOUVE (1887-1876)
Pierre Jean Jouve est un écrivain, poète, romancier et critique français.
Pierre Charles Jean Jouve a eu « plusieurs vies ». Avant 1914, il est un des écrivains de l’unanimisme, ce mouvement créé par Jules Romains, puis un membre actif du mouvement pacifiste animé par Romain Rolland pendant la Première Guerre mondiale.
À partir de 1921, une profonde rupture a lieu grâce à sa seconde épouse, la psychanalyste Blanche Reverchon, traductrice de Sigmund Freud (1923) et amie de Jacques Lacan. Elle fait de lui l’un des premiers écrivains à affronter la psychanalyse et à montrer l’importance de l’inconscient dans la création artistique — et cela dès le milieu des années 1920. On peut citer parmi les œuvres de cette époque ses recueils de poèmes : Les Noces (1925-1931), Sueur de Sang (1933-1935), Matière céleste (1937), et ses romans : Le Monde désert (1927), Hécate (1928), Vagadu (1931), La Scène capitale (1935), et le plus connu Paulina 1880, paru en 1925 (adapté au cinéma en 1972 par Jean-Louis Bertucelli).
Poème « Hélène »
Que tu es belle maintenant que tu n’es plus
La poussière de la mort t’a déshabillée même de l’âme
Que tu es convoitée depuis que nous avons disparu
Les ondes les ondes remplissent le cœur du désert
La plus pale des femmes
Il fait beau sur les crêtes d’eau de cette terre
Du paysage mort de faim
Qui borde la ville d’hier des malentendus
Il fait beau sur les cirques verts inattendus
Transformés en églises
Il fait beau sur le plateau désastreux nu et retourné
Parce que tu es si morte
Répandant des soleils par les traces de tes yeux
Et les ombres des grands arbres enracinés
Dans la terrible
Chevelure celle qui me faisait délirer


Plus contemporain, ce poète a des liens avec le surréalisme, même s’il n’a jamais adhéré au mouvement
Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est un poète français romantique du XIX
Le Roman inachevé (1956)
Guillaume Apollinaire est né à Rome en 1880. Il est l’enfant non désiré d’une mère Polonaise prénommée Angelika Kostrowicka, maîtresse d’un noble. À sa naissance, celle-ci a voulu rester anonyme, elle ne le reconnaît que quelques mois plus tard sous le nom de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandroi Apollinare de Kostrowitzky. Son père serait un officier italien, Francesco Flugi d’Aspermont. En 1882, elle lui donne un demi-frère, Alberto Eugenio Giovanni. En 1887 elle s’installe à Monaco avec ses fils sous le nom d’Olga de Kostrowitzky. Très vite elle y est arrêtée et fichée par la police comme femme galante, gagnant probablement sa vie comme entraîneuse dans le nouveau casino. Guillaume, placé en pension au collège Saint Charles, dirigé par les frères Maristes, y fait ses études de 1887 à 1895, et se révèle l’un des meilleurs élèves. Puis il est inscrit au lycée Stanislas de Cannes et ensuite au lycée Masséna de Nice où il échoue à son premier baccalauréat et ne se représente pas.
J
ierre Bergounioux,
Mary MacLane,