lu en novembre: coup de cœur : Alain POZO, Une Mémoire espagnole

Alain POZO, Une Mémoire espagnole (2013)

 Témoignage d’un petit fils sur ses grands-parents pris dans la tourmente de la guerre civile, de l’exil et du franquisme

La découverte d’une boîte de photos au fond de l’armoire de son père, à sa mort, lui permet de retrouver partiellement le fil de l’histoire familiale. Alain Pozo mène l’enquête, interroge les témoins survivants et s’appuie sur l’histoire pour y retrouver sa famille.

Dans les années 20 une famille andalouse bien installée dans le négoce des produits agricoles, mais le grand père prend le parti des ouvriers agricoles et aux élections municipales qui suivent la chute de Primo de Rivera, il est élu maire communiste de son village. Il s’enthousiasme pour le front populaire et en 36 rejoint la guerre civile est contraint à l’exil en 1939. Continuer la lecture de « lu en novembre: coup de cœur : Alain POZO, Une Mémoire espagnole »

lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Balthassat, la tristesse des femmes en mousseline

Jean-Daniel BALTHASSAT, La Tristesse des femmes en mousseline (2018)

Jean-Daniel Balthassat est né en 1949, il a étudié l’histoire de l’art, du cinéma et de la photographie

Nous sommes en 1945, à Paris. Paul Valéry a retrouvé le carnet hérité dans sa jeunesse de Berthe Morisot, dont il contemple une aquarelle qu’il affectionne particulièrement puisqu’elle représente pour lui la beauté absolue. Il relit aussi les carnets laissés par l’artiste. Soudain, la sonnerie du téléphone l’arrache à ce moment de sérénité. C’est son amie Mathilde, en larmes, qui vient de découvrir l’horreur des camps de concentration. Continuer la lecture de « lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Balthassat, la tristesse des femmes en mousseline »

lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Galan, Chafouine

Alain GALAN, Chafouine (2018)

Alain Galan est né en 1954 à Brive, il est à la fois écrivain et journaliste.

Dans Chafouine, nous lisons le récit-journal d’un personnage nommé André Delhot. Ce dernier affirme avoir découvert une nouvelle espèce animale, bien qu’il ne soit pas scientifique. Cet animal est bien particulier puisqu’il s’agit d’un chat à tête de chouette !

Bizarre, vous direz-vous. Notre chercheur est moqué par le comité scientifique de la maison d’édition Naturae à laquelle il adresse ses écrits. Seule Agnes semble intriguée par cette histoire. Elle décide de faire appel à un des auteurs qu’elle a autrefois publié pour tenter de retrouver André Delhot, il s’agit du narrateur, dont on ignore le nom.

Comme le narrateur, nous nous retrouvons embarqués dans cette description de plus en plus minutieuse du chat à tête de chouette. André Delhot remet constamment en doute ses écrits, comme s’il avait rêvé de cet animal ou comme s’il l’avait inventé.

La force du récit réside dans le fait que, comme Agnès, on a envie d’y croire. Un amateur, comme nous, qui découvre une nouvelle espèce animale, cela interpelle ! D’autant plus qu’André Delhot reste introuvable, malgré les recherches du narrateur et d’Agnès. Un livre plutôt intrigant, qui a désarçonné certains de nos lecteurs mais qui possède une écriture captivante.

lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Herry, Scalp

Cyril HERRY, Scalp (2018)

Cyril Herry est né à Limoges en 1970 et vit dans la Creuse, en lisière d’une forêt, ce qui a sans doute inspiré son roman.

Scalp peut être considéré comme un huis-clos, se déroulant dans la forêt, durant quelques jours. Teresa annonce à son fils Hans de 9 ans que l’homme qui l’a élevé n’est pas son père. Ils partent donc sur les traces de Stan, son père biologique, parti avant la naissance de Hans. Ils se retrouvent dans la forêt, à chercher des traces de Stan, qui semble avoir disparu. Seule la yourte qu’il avait construite, la barque dont il se servait sans doute pour aller pêcher, restent dans ce décor qui semble abandonné. Continuer la lecture de « lu en octobre 2019, prix la voix des lecteurs, Herry, Scalp »

lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie

Max GENÈVE, Le Jeune homme qui voulait ralentir la vie (2014)

Né en 1945, cet écrivain peu connu a écrit une vingtaine de livres et nouvelles, dans des genres très différents, du fantastique au policier, en passant par l’érotique.

Benoît, vingt ans, appartient au grand peuple des lents ; il prend la vie comme elle vient. Il va même jusqu’à considérer que la lenteur peut se révéler un véritable art de vivre. Il aime lire et son imagination lui permet d’échapper aux servitudes de son emploi de magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées. Enrôlé par monsieur Belon, inspecteur de police à la retraite, qui fait partie du Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il poursuit en songe des voyages sur les mers australes, tout en méditant. Continuer la lecture de « lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie »

Lu en février 2019: coups de cœur / René Frégni, on ne s’endort jamais seul

René Frégni, On ne s’endort jamais seul (2000)

René Frégni est né en 1947 à Marseille. Il a subi beaucoup de moqueries lorsqu’il était jeune élève, et travaillera plus tard cinq ans à l’étranger sous une fausse identité avant son retour en France. Il se consacre désormais à l’écriture et anime des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes à Marseille. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / René Frégni, on ne s’endort jamais seul »

Lu en février 2019: coups de cœur / Olga Lossky, risque zéro

Olga Lossky, Risque zéro (2019)

Olga Lossky est née en 1981 à Terrasson-Lavilledieu et ses parents vivent actuellement à Ladornac en Dordogne. Elle a suivi des études de Lettres et a écrit six romans. Le dernier, Risque zéro, est un roman d’anticipation se déroulant dans un futur proche en 2037. Agnès Carmini, l’héroïne, est médecin anesthésiste dans un hôpital public, tandis que son mari Victorien travaille dans la société « Providence », spécialisée dans le numérique. Cette société a notamment mis au point une puce sous-cutanée capable de recenser toutes les données sur la santé des patients. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Olga Lossky, risque zéro »

Lu en février 2019: coups de cœur /Philippe Lançon, le lambeau

Philippe Lançon, Le Lambeau (2018)

Philippe Lançon (né en 1963) est journaliste du quotidien Libération et chroniqueur pour l’hebdomadaire Charlie Hebdo, dont les locaux ont fait l’objet de l’attaque terroriste du 7 janvier 2015. Il a lui-même été blessé lors de cet attentat, il raconte le drame qu’il a vécu dans son livre. Son visage a été détruit, mais il n’éprouve aucune amertume et parvient à dépasser la rancune. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur /Philippe Lançon, le lambeau »

Lu en février 2019: coups de cœur / Emmanuel Bove, mes amis

Emmanuel Bove, Mes Amis (1924)

Emmanuel Bove (1898-1945) est le fils d’un père émigré juif russe et d’une mère domestique d’origine luxembourgeoise. Il a grandi dans un milieu miséreux et précaire, qui constitue l’arrière-plan général de la plupart de ses récits. Mobilisé en 1918, il échappe de peu à la guerre. Il a eu deux femmes, d’abord une jeune institutrice (durant la période où il a commencé à écrire), puis une jeune fille de la bourgeoisie juive, mais qui vivait dans un milieu trop étranger pour lui. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Emmanuel Bove, mes amis »

Lu en février 2019: coups de cœur / Claude Pinault, le syndrome du bocal

Claude Pinault, Le Syndrome du bocal (2009)

 Ce récit est un témoignage de Claude Pinault (né en 1951), directement inspiré de sa vie personnelle puisque le personnage principal, un ingénieur, est soudainement atteint du syndrome de Guillain-Barré. Cela lui arrive alors qu’il revient de vacances avec sa femme et ses deux enfants ; il a été piqué par une méduse durant le séjour. L’ingénieur consulte plusieurs médecins, tandis que sa santé se dégrade de jour en jour. Une descente aux enfers commence : ce sont ses bras puis ses jambes qui se retrouvent ankylosés. Continuer la lecture de « Lu en février 2019: coups de cœur / Claude Pinault, le syndrome du bocal »