Lu en février 2019: coups de cœur / Olga Lossky, risque zéro

Olga Lossky, Risque zéro (2019)

Olga Lossky est née en 1981 à Terrasson-Lavilledieu et ses parents vivent actuellement à Ladornac en Dordogne. Elle a suivi des études de Lettres et a écrit six romans. Le dernier, Risque zéro, est un roman d’anticipation se déroulant dans un futur proche en 2037. Agnès Carmini, l’héroïne, est médecin anesthésiste dans un hôpital public, tandis que son mari Victorien travaille dans la société « Providence », spécialisée dans le numérique. Cette société a notamment mis au point une puce sous-cutanée capable de recenser toutes les données sur la santé des patients.

L’hôpital dans lequel travaille Agnès est contre ces procédés numériques et préfère la médecine traditionnelle. Le titre, « Risque zéro », fait référence à l’anticipation des dangers de la vie quotidienne grâce aux objets numériques. Tout bascule le jour où une adhérente « Providence » meurt au bloc. Une opposition s’instaure entre la femme et son mari, l’un appartenant à un monde informatisé, déshumanisé, l’autre à un monde plus humain. Ils ont deux enfants, un fils féru de numérique comme son père, une fille qui aime les histoires simples comme sa mère. Agnès se repose dans un village de Dordogne chez ses grands-parents vivant en autarcie, tandis que Hakim, un ami vivant en Afrique du Sud, lui propose de la rejoindre. Elle accepte, car Hakim partage sa vision de la médecine et suit la même philosophie qu’elle. Elle décide de partir avec ses deux enfants, son mari accepte même s’il est quelque peu réticent. Là-bas, Agnès découvre un autre monde, aux conditions précaires, aux comportements différents de ceux de la France. L’intrigue porte essentiellement sur un délit de braquage des puces électroniques, dont le pirate est localisé en Afrique du Sud (Hakim est-il le coupable ?). Une destruction est menée sur le lieu du piratage, au moment où l’héroïne quitte le sol africain.

Le livre, à l’écriture fluide et agréable, révèle une part d’autobiographie puisqu’Olga Lossky a vécu en Afrique du Sud et que ses personnages, les lieux, rappellent son proche entourage. De même, on retrouve une dimension religieuse orthodoxe tout le long du roman, religion dont est issue une partie de la famille Lossky.

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