« Un paysage mélancolique, hanté par l’absence. Comme si l’espace n’était plus soudain qu’une archive, une trace d’un monde perdu » (Maylis de Kérangal)
Venise noyée dans la brume. Arêtes des murs gommées, adoucies, le lointain avalé. Un monde en gris et blanc, ouaté. Même le clapotis de l’eau semble assourdi. Là, sur le quai tout proche, une porte au verrou massif, bouche entrouverte sur un monde humide et sombre, à l’haleine de salpêtre. Couloir voûté, restes de boiseries, rappels d’un passé glorieux dont les nobles habitants depuis l’outre-tombe hantent encore les lieux.
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