jeux d’écriture juin 2021: textes chauds textes froids 3

Jeu 1 texte « chaud » ou texte « froid »

Voici un texte descriptif « neutre ». Vous le transformerez en texte chaud ou en texte froid

J’ai le teint brun, mais assez uni; le front élevé et d’une raisonnable grandeur; les yeux noirs, petits et enfoncés, et les sourcils noirs et épais, mais bien tournés. Je serais fort empêché de dire de quelle sorte j’ai le nez fait, car il n’est ni camus, ni aquilin, ni gros, ni pointu (…)29 avr. 2015 ( site Momes.net)

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J’ai le teint trop brun, mais assez peu uni, le front très exagérément élevé et d’une raisonnable grandeur (et encore…), les yeux méchamment noirs, petits et profondément enfoncés, et les sourcils aussi noirs que des corbeaux et épais, mais pas bien tournés. Je serais hélas fort empêché de dire de quelle sorte j’ai le nez fait, car il n’est ni camus, ni aquilin, ni gros, ni pointu… Je ne ressemble à rien :

(Je suis moche.)

J’ai le teint d’un brun délicat, mais assez clair, uni ; le front élevé et d’une raisonnable grandeur, signes d’intelligence, les yeux noirs pétillants de malice, petits et jolis, légèrement enfoncés, et les sourcils noirs, bien dessinés et épais juste comme il faut, mais bien tournés. Je serais fort empêché de dire de quelle sorte j’ai le nez fait, car il n’est ni camus, ni aquilin, ni gros, ni pointu. Il est maintenant parfait ; heureusement car il m’a coûté une fortune. (Mon miroir me le dit tous les jours, je suis beau.)

DDou

Jeux d’écriture juin 2021: textes chauds, textes froids 2

Jeu 1 texte « chaud » ou texte « froid »

Voici un texte descriptif « neutre ». Vous le transformerez en texte chaud ou en texte froid

Tout à coup devant moi se leva une digue. C’était un haut remblai de terre couronné de peupliers. Je le gravis et je découvris la rivière.


Elle était large et coulait vers l’ouest. Gonflées par la fonte des neiges, ses eaux puissantes descendaient en entraînant des arbres. […].


En aval, divisant le flot, s’élevait une île. Des berges abruptes couvertes de saules épaisses en rendaient l’approche difficile ; c’était une île vaste où poussaient en abondances de bouleaux et des peupliers. […].


Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m’aperçus que, juste à mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. Là les eaux s’apaisaient. […]

Sur le sable on voyait des traces de pieds nus. Elles s’en allaient de l’eau vers la digue. Les empreintes étaient larges, puissantes..

________________________________________________________________________________Texte froid

Tout à coup devant moi se dressa une vague. C’était un haut rouleau d’écume mêlé de sable et de sel.

Il était large et coulait vers la grève. Gonflées par le courant et la marée montante, ses eaux puissantes approchaient en faisant vaciller surfeurs et baigneurs.

En aval, au plus loin des flots, s’élevait une vague ÉNORME. Les berges trop éloignées des baigneurs rendaient toute survie impossible ; c’était une vaste plage où bronzaient en nombre des touristes et des locaux insouciants.

Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m’aperçus que, juste à mes pieds, sous le sable, une petite trappe abritait une pièce secrète. Là, incroyable mais vrai, les eaux ne pouvaient y pénétrer.

Dans cette pièce on voyait des traces de pieds nus. Elles s’en allaient de l’entrée vers le plus profond des eaux, mais toujours au sec. Ces empreintes m’attirèrent dans la pièce, me faisant ainsi échapper à la vague meurtrière qui approchait.

L.D.

Tout à coup, comme un barrage, d’une hauteur incroyable séleva devant moi. Je crus défaillir tellement je me sentis vulnérable et petite. En réalité ce n’était qu’un imposant remblai de terre, surmonté d’arbres en bataille, torturés par le vent.

Me risquant à le gravir, haletant, je finis par voir le fleuve.

Il était large et puissant, il grondait en charriant dans son courant de sombres troncs et d’étranges formes comme des gravats arrachés à la pile d’un pont…J’avais froid et je m’accrochais à la végétation environnante pour ne pas tomber. Soudain, levant les yeux vers l’aval, j’aperçus une île divisant les flots. Ses abords semblaient abrupts et inaccessibles tant la crue se déchaînait…Elle était investie par un bois touffu de peupliers et de bouleaux aux troncs luminescents, au milieu desquels j’aperçus des tours de pierre, un étrange château délabré. Quelqu’un pouvait-il encore vivre là où n’était-ce que ruine ? Quand je ramenai mes regards vers les rives du fleuve, je fus sidérée de découvrir à mes pieds, sous l’immense amas de terre et de rochers que j’avais gravi, une petite anse de sable fin…Mais mon étonnement charmé se changea en effroi lorsque j’aperçus des marques sur le sable comme des empreintes de pas sortis de l’eau et marchant vers la digue, qui n’avaient rien d’humain, tant elles étaient larges et profondes…Quel être habitait donc ce lieu, dans l’angoisse de me trouver nez à nez avec un monstre, je pris mes jambes à mon cou dans le désir ardent de vite retrouver les miens.

S.D.

Texte froid

Tout à coup devant moi se leva une digue. C’était un haut remblai de terre couronné de squelettes noirs de peupliers. Je le gravis et je découvris la rivière.

Elle était large et coulait vers l’ouest. Gonflées par la fonte des neiges, ses eaux blanches, écumeuses, puissantes descendaient en entraînant des arbres qui s’entrechoquaient avec un bruit mat qui dominait le grondement du fleuve.

En aval, divisant le flot, s’élevait une île défendue par des es berges abruptes grises,couvertes de saules dépouillés qui en rendaient l’approche difficile ; c’était une île vaste où poussaient en abondances de bouleaux et des peupliers aux branches dénudées piquées de corbeaux . Ils s’envolaient brusquement en volutes braillardes puis se posaient à nouveau. Leur présence accentuait la solitude glaçante du lieu.
Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m’aperçus que, juste à mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. Là les eaux s’apaisaient. Sur le sable gris on voyait des traces de pieds nus. Elles s’en allaient de l’eau vers la digue. Les empreintes étaient larges, puissantes et menaient à une masse recroquevillée sur la grève.

Un frisson glacé me parcourut l’échine et je m’enfuis dans la direction opposée, dévalant le sentier que j’avais pris pou monter.

Ddor

Texte chaud

Tout à coup, devant moi se leva une digue. C’était un haut remblai couronné de peupliers dont les feuilles froufroutaient dans l’haleine brûlante de l’été. Transpirant, suffoquant,je la gravis lentement et je découvris la rivière.

Elle était large et coulait vers l’ouest. Gonflées par les orages de la nuit, ses eaux puissantes, bourbeuses, descendaient, entraînant des arbres aspirés puis rejetés par les tourbillons écumeux. On aurait pu les prendre pour des monstres jaillis des profondeurs.

En aval, fendant les flots, s’élevait une île. Des berges abruptes d’argiles rousses couvertes de saules aux racines apparentes de mangrove rendaient l’approche difficile. C’était une île vaste où poussait une végétation foisonnante dominée par les bouleaux et les peupliers. Cette végétation était animée de mouvements amples provoqués par des présences invisibles.

Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m’aperçus que, juste à mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. Là les eaux s’apaisaient.
Sur le sable on voyait des traces de pieds nus. Elles s’en allaient de l’eau vers la digue. Les empreintes étaient larges, puissantes. Je n’ai pas eu le temps de m’interroger sur l’étrangeté de la direction de ces pas, j’ai entendu des bruits de branches brisées, un souffle rauque, haché et soudain un frôlement dans mon dos, une haleine brûlante dans mon cou. Aucun échappatoire . Je plongeai dans le flot bouillonnant.

DDor

Jeux d’écriture de juin 2021: textes chauds, textes froids 1

Jeu 1 texte « chaud » ou texte « froid »

Voici un texte descriptif « neutre ». Vous le transformerez en texte chaud ou en texte froid

Au milieu d’une sombre forêt, dans une caverne humide et grise, vivait un monstre poilu. Il était laid ; il avait une tête énorme posée sur deux petits pieds ridicules, ce qui l’empêchait de courir. 

Il ne pouvait donc pas quitter sa caverne.  Il avait aussi une grande bouche, deux petits yeux glauques, et deux longs bras minces qui partaient de ses oreilles et qui lui permettaient d’attraper les souris. Le monstre avait des poils partout : au nez, aux pieds, au dos, aux dents, aux yeux et ailleurs. 

Ce monstre-là rêvait de manger des gens.

                                                                       H. Bichonnier, Le monstre poilu

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Au milieu d’une clairière fleurie, dans un mobile-home du dernier cri, vivait un playboy. Il était très beau. Il avait une jolie tête bien dimensionnée, et d’assez grands pieds qui lui permettaient de courir très vite.

Il était donc souvent dehors. Il avait une jolie bouche et deux beaux yeux clairs et des bras musclés jusqu’aux épaules qui lui permettaient de péchaut les jolies minettes.

L’Adonis n’avait pas un poil qui dépassait : ni au nez, ni sur les jambes ou sur le dos, les dents et les yeux brillaient.

Cet athlète magnifique rêvait de séduire le monde.

J.Z.

C’était l’hiver sibérien, au milieu d’une sombre forêt obscure et secouée en permanence par le blizzard polaire, dans une caverne humide et glaciale, vivait, grelottant du soir au matin, un monstre poilu et complètement givré dont la vue donnait au plus téméraire la chair de poule.Il était laid , il avait une tête énorme de bonhomme de neige, posée sur deux pieds nus bleuis par le froid et pris dans une gangue de glace ce qui l’empêchait de courir mais ne lui évitait pas de nombreuses chutes suite aux glissades intempestives provoquées par les plaques de verglas qui tapissaient le permafrost du coin.

Il ne pouvait donc pas quitter sa caverne arctique. Il avait aussi une grande bouche aux lèvres gercées par les frimas,deux petits yeux glauques aux reflets glaciaux, et deux longs bras minces et frissonnants qui partaient de ses oreilles couvertes d’engelures et qui lui permettaient d’attraper les souris de banquise qui squattaient son frigo.Le monstre avait des poils partout hérissés et raidis par le froid : au nez, aux pieds, au dos, aux dents,aux yeux et ailleurs…

Ce monstre-là rêvait de manger des esquimaux.

F.V.

Atelier virtuel du 21 mai 2021 De mal en pis

Jeu N°3 : De mal en pis

Un évènement anodin prend des proportions démesurées, progressivement au cours du texte.

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Avez-vous déjà remarqué que votre imprimante affiche toujours un message disant qu’une cartouche est systématiquement vide quand vous êtes vraiment pressé ? Déjà il faut trouver la Bonne cartouche, parvenir à l’installer et vérifier que tout fonctionne à nouveau. Mais ensuite, il faut se débarrasser de la cartouche dite vide.

Vos doigts n’en sortiront évidemment pas indemnes ; le napperon de Mamie à proximité du bureau se parera de jolis mouchetis. Le tapuscrit qui était prêt à rejoindre votre éditeur se voit noyé dans des tâches dignes du test de Rorschach. Afin de se séparer enfin de cette cartouche catastrophe, direction le supermarché pour la recycler. Restons écologiste, écologique…plein de bonnes intentions.

Seulement, à la sortie du joli sac que vous portez fièrement en bandoulière, la maudite cartouche a salement contaminé chéquier, papiers, clés…et vous laissez un joli chemin dans lequel pataugent allègrement les clients pressés. Bientôt, le hall est décoré de traces de pas de toutes tailles. Les caissières vous regardent d’un œil noir et une annonce retentit pour demander en urgence une équipe de nettoyage. Vous devenez le point de convergence de tous les regards. Vous abandonnez enfin la maudite cartouche dans le bac de recyclage, regagnez en toute hâte votre voiture dont le siège passager a lui aussi gardé des traces de la cartouche soi-disant vide. Vous jurez mais un peu tard que l’on ne vous y prendra plus. L’écologie peut se révéler aventureuse. Votre prochaine imprimante sera sans cartouche.

DDou

Tout commence par un caillou dans la chaussure, au cours d’une conviviale randonné en groupe.

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Atelier virtuel du 21 mai 2021 apophtegmes

Jeu 2 : Suggéré par Jean

Jean m’a envoyé cette page.

D’après le dictionnaire un apophtegme est une parole, sentence mémorable, exprimée de façon concise et claire ; aphorisme, maxime .

La particularité de ceux-là est de jouer avec le mot mis en évidence.

A chacun d’essayer.

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Lorsqu’on accumule les pépins, mieux vaut ne pas prendre le melon !

LD

Quand vous mettez les voiles, il faut vous éloigner du porc.

Arrête de faire l’autruche, ça m’émeu.

Une lesbienne avec des petits seins, les malveillants disent que c’est une omoplate.

Lascaux vide d’accord, mais c’est en 24 pas en 19.

On ne les trouve qu’en boîte les petits plats écossais.

Avec modération, j’ai la solution : une lichette de blanc, une gorgée de rouge et vous aurez vin sur vin.

JZ

Un rat ?    Des goûts
Un argent ?    Des tournées 
Une bière ? Des haltères !
A la vôtre !
Dou


Existe-t-il des plantes en peau plutôt qu’en feuilles ?
Ces mots là prêchent le coran .

HGT

Du train ou vont les choses, prenons le train avec entrain.

Dans leur train train quotidien, les banlieusards manquent d’entrain dans leur train.

DDor

Atelier virtuel du 21 mai 2021 jeu 1 tautogrammes en série

Jeu 1 Tautogramme en série

Il s’agit d’un jeu où tous les mots d’une phrase doivent commencer par le même lettre

Didon dîna dit-on d’un dos dodu d’un dindon

Pour introduire une variation à un jeu que nous avons souvent fait, je vous propose d’enchaîner plusieurs phrases . Chacune est un tautogramme de la lettre suivant la précédente.

Pour l’exemple que j’ai choisi, les mots de la deuxième phrases devraient commencer par un e, ceux de la troisième par un f, ceux de la quatrième par un g etc.

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Aussitôt arrivé à Arles, Alexandre alla aux arènes avec Aristote

Bucéphale bien brossé, bonne bière belge brune bue,belliqueux baroudeur bourré ; bonsoir !

C’était comme ça, ce cruel cavalier conquérant cuvait, couché, cuisses calées contre certains camarades combattants.

D’après divers documents d’époque, délicat de détailler désormais davantage.

En effet, espérer édulcorer est embarrassant, enfin finissons.

JZ

Roger roule rapidement en rollers à Rome, c’est ridicule, risqué.

Simone suit sans se soucier des sens, des sorties de Saab ou de semi-remorques.

Tous trouvent totalement terribles ces tarés qui transitent témérairement.

LD

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Ecrit en Avril 2021 – Jeu3- contraintes multiples

Jeu N°3 : contraintes multiples : amorce + S+7

Ecrire un poème de 1 , 2 ou 3 strophes de 8 vers (ne vous affolez pas).

Le premiers vers est une amorce choisie parmi les suivantes ( ce sera toujours la même) :

– J’ai oublié…

– Je ne suis pas du genre…

– Où ai-je lu que…

– Je me demande si…

Le deuxième vers complète la phrase en utilisant au moins deux noms (substantifs)

les vers suivant sont un enchaînement du deuxième vers par S+7 successifs (en allant chercher les mots sept places plus loin dans un dictionnaire).

N’ayez pas peur de l’absurde. Voici un exemple :

Où ai-je lu

Que les poules sont des dinosaures

que les poulinières sont des dionées 

que les poupons sont des dioramas

que les pourcentages sont des dioxygènes

que les pourpiers sont des diphtongaisons

que le pourridié est un diplomate,

que les pourritures sont des diplômés

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Je me demande …

Si l’avenir est écrit
Si l’aventurier peut être  écroué
Si l’aveugle devient ectoplasme
Si être avide est un écueil
Si l’avion peur être une écumoire
Alors l’aviron peut plaire à l’écuyer
Et si l’avitailleur nous mène vers l’éden
L’avocaillon lui, peut être édifiant.

SM

Je me demande

si les journalistes sont des menteurs

Si les jubés sont des mentors

Si les judas sont des menu-vairs

Si les judokas sont des mers

Si les juilletistes sont des merceries

Si les jules sont des mercures

Si les jumelles sont des merdes

Si les junkies sont des méridiennes.

Ddou

Je me demande si  

l’hiver attend le printemps 

le hobby attend la prise 

le hockey attend la prison 

le holmium attend la privauté 

l’holographie attend la probabilité .

J’ai oublié 

ma brosse à dents et mon pyjama 

ma brouette et le pyralène 

le brouillard et le pyrex 

mon brouillon et la pyrogravure 

la brousse et le pyrosis .

HGT

Je me demande si

Le dessin améliore la vie

Le dessous de plat améliore la vieillesse

Le destin améliore la vierge

La destitution améliore le vigile

La désunion améliore la vigueur

le détail améliore le village

Le détachant améliore le vinaigre

S.R.

Je ne suis pas du genre

à jeter de la poudre aux yeux

A jeter le poudrier au Yogi

A jeter des pouilles au Yorkshire terrier

A jeter le poulain au yo-yo

A jeter le poulet à l’Yttria

A jeter le poulpe au Zaibatsu

A jeter le poupon au Zancle

A jeter les pourparlers à la Zarzuela

Je ne suis pas du genre

A mettre tous les œufs dans le même panier

A mettre toutes les offensives dans le même panislamisme

A mettre tous les officiers dans le même panneau

A mettre tous les offsets dans le même panorama

A mettre toutes les ogresses dans le même pantalon

A mettre toutes les oiselles dans la même pantoufle

A mettre tous les okapis dans le même papa

DDor

jeu amorcé et non développé

Où ai-je lu que

le port du masque même au temps du carnaval

ne protégeait pas du virus mondial

Atelier d’écriture d’Avril 2021-jeu2- alexandrins greffés

Jeu 2 : l’Alexandrin greffé (jeu de l’Oulipo)

Choisissez un des sonnets très connus que je vous propose et transformez le : pour chaque vers, changez un des deux hémistiches en empruntant celui d’un autre poème ( Vous pouvez choisir ces extraits dans plusieurs poèmes différents de votre choix)

Ronsard

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880.

 LA CIGARETTE 

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes1.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

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La Cigarette :

La cigarette greffé avec Félix Arvers (1806-1850) = Sonnet

Aloysius Bertrand (1807-1841)

Et Cocteau – Traduction du sonnet de Gongora

Oui, ce monde est bien plat ; ma vie a son mystère.

Moi, je vais résigné, le mal est sans espoir.

Et pour tuer le temps, nous avons une vigne

Je fume au nez des maîtres et serviteurs

Dormez-vous, pauvres futurs squelettes

Moi, le méandre bleu par un ciel clair et doux

Refuse au monde une extase infinie et m’endort.

Comme aux parfums mourants de l’écorce en deuil.

J’invite mes voisins, fleuri de rêves clairs

Où l’on voit se mêler l’art, l’art la science

Les rayons les ombres à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand le raisin est mûr, en songeant à mes vers,

Je contemple ce marbre lourd

Ci-git Greco (comme une cuisse d’oie).

Ddou

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille , vers de nouveaux rivages 

Assise auprès du feu , écumant et bavant ,

Direz chantant mes vers , apportés par le vent 

Ronsard me célébrait sur l’océan des âges .

Sans prunelle et sans blanc oyant telle nouvelle

Déjà sous le labeur le diable s’enfuira 

Qui au bruit de mon nom son venin vomira 

A la fin tout pensif de louange immortelle .

Je serai sous la terre ; mon âme est en silence 

Par les ombres myrteux qu’affaiblit la distance 

Vous serez au foyer dans un songe effacé .

D’ici je vois la vie et votre fier dédain 

Hâtons -nous jouissons ! n’attendez à demain 

Gardez de cette nuit les roses de la vie .

Emprunts aux poètes Ronsard et Lamartine .

HGT

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Atelier d’Avril 2021- jeu 1 Si je peux me permettre

Si je peux me permettre…

Ainsi débute le dialogue ou le monologue d’un personnage de fiction (littérature, cinéma) lors de sa rencontre avec un personnage d’une autre fiction. Il explique comment, par un comportement différent, il aurait donné un tout autre cours à l’histoire


Comment se termine le film Autant en emporte le vent ?

Scarlett lui demande alors : « Que vais-je devenir ? », et Rhett lui répond : « Frankly, my dear, I don’t give a damn » (dans la version française : « Franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis »).

« Je penserai à cela demain, à Tara. » Voilà ce que tu dis, ma Belle Scarlett, quand Rhett te quitte, à la fin de votre belle histoire.

Taratata, Scarlett, comme tu le disais si bien et si souvent.

Ton orgueil t’a aveuglée. Tu as tout perdu mais je peux bien te le dire, tu es vraiment la reine des emmerdeuses.

Rhett a eu beaucoup de patience avec toi. Tu me fascines et j’aurais aimé te faire découvrir Etretat et ses falaises mais aussi ses fastes, ses écrivains célèbres. J’aurais refait et parfait ton éducation et tu m’aurais aidé à résoudre les énigmes dans lesquelles j’adore me plonger. Je t’aurais enseigné l’art de la supercherie et je suis certain que tu y aurais excellé. Nous aurions mêlé nos destins de papier.

Ta méconnaissance des hommes m’a stupéfié. Tu te contentais de souffler le chaud et le froid mais non, il faut ménager des suspens, feindre l’indifférence.

Comme c’est dommage que nous n’ayons pas pu nous croiser. Je ne peux hélas te prodiguer ces conseils qu’en rêve.

Ton ami Arsène.

DDou

Atelier de confinement mars 2021, jeu 4, participation à un dictionnaire de l’inutile

contribution au dictionnaire de l’inutile :

Le modèle pour s’inspirer est proposé par Sosso :

« C’est un couteau sans manche, qui n’avait pas de lame qui a été vendu à un aveugle qui ne l’a pas acheté »

Une fleur sans tige qui n’a pas de pétale.

Une montre sans cadran qui n’avait pas d’aiguille

SR

Une passoire avec de si gros trous qu’elle ne filtrerait rien du tout .

Un oeil sans éclat .

Un cahier sans feuilles et un crayon sans mine pour écrire une histoire sans queue ni tête .

HGT

C’est un cuisinier sans clients, qui n’a pas de marmite, cuisine pour personne et qui ne vend rien.

Ddou

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