Atelier confiné de Mars 2021, jeu 3 emphase

Jeu n°3 Emphase

Décrire un geste banal du quotidien comme s’il s’agissait d’un acte héroïque ou d’une action extraordinaire

C’est un geste qui peut vous mettre face à tous les dangers.

Pour cela il convient donc de se préparer mentalement, d’ajuster le rythme de ses pas et sa respiration pour se diriger vers l’entrée. Une courte méditation peut aider avant de se décider. Il faut ensuite se concentrer. Le geste doit être mentalement décomposé et répété.

Ensuite, le bras doit lentement s’élever et la main se diriger vers la poignée qui sera abaissée sans à coup, mais fermement même si la peur vous étreint.

Qui sait en effet quels dangers se tiennent tapis derrière votre porte ?

DDou

Le risque est grand et il est quasi quotidien. Cela se passe lorsque je reviens de la boulangerie avec une miche de pain dont la croûte est très dure. Je la pose délicatement à plat sur mon plan de travail, je me munis très précautionneusement de mon immense couteau à pain aux dents acérées et effrayantes… Je prends sur moi, j’inspire un grand coup. Je scie la miche de pain avec force et modération à la fois, en veillant à ne pas répandre des miettes partout, et surtout à ne pas me couper les doigts. Lorsque ma tranche est coupée, je ne crie pas victoire trop vite, je dois reposer le couteau à pain dans un tiroir bien sécurisé. Et là, seulement, je me précipite vers mon pain pour l’avaler goulûment !

LD

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Atelier de confinement Mars 2021, jeu 2, ambiance

Jeu 2 : ambiance

Recréer un moment d’une journée d’été en privilégiant les sensations physiques.

Ambiance senstivale .

Les vaguelettes clapotent dans les ruisseaux qui dégringolent de la plage . 

Les grains de sable emportés par la marée froufroutent et les bernard-l’ermite glougloutent , bousculés par le courant descendant .

Mes lèvres se délectent de ce petit dépôt salé , accroché au coin de ma bouche .

En marchant , pour rejoindre , au loin , cette ligne bleutée , moutonnante , des algues naufragées chatouillent mes doigts de pieds .

Une odeur délicate , fragmentée nimbe l’espace et ravit mes papilles . 

Enchantée de cette atmosphère enveloppante , je zigzague tel un crabe vers l’horizon azuré où la terre et le ciel se confondent .

HGT

Je m’allonge sur l’herbe drue et je ferme les yeux. Le contact de la terre chaude sous mon corps, les chatouilles des brins d’herbe sous mes doigts. La caresse du soleil et du léger vent sur mon visage, mes jambes, mes orteils. Le bruit du clapotis de l’eau dans le ruisseau, tout proche. Les feuilles des arbres qui s’agitent. Le chant de plusieurs espèces d’oiseaux, comme si ces derniers dialoguaient entre eux. Le bourdonnement des abeilles, des insectes, l’aboiement des chiens au loin. L’odeur des fleurs, des plantes, de la terre labourée, de l’air à la fois sec et doux. Derrière mes yeux clos je devine l’intensité de la lumière. Je joue avec cette lumière en resserrant ou en desserrant mes paupières, tout s’obscurcit ou tout devient plus clair selon mes envies. Je ne pense plus à rien si ce n’est à toutes ces sensations offertes par mes sens. Je constate que seul le goût n’a pas été sollicité. Je profite encore de ce moment d’été avant de me lever, lentement, pour aller siroter une grenadine.

LD

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Atelier confiné de mars 2021, jeu 1, réinventer un poème

Jeu 1 Réinventer un poème

A vous de réinventer un poème d’Eluard intitulé « L’aventure » à l’aide de cette liste de mots à utiliser dans l’ordre que vous voulez :

germe – naissance – terre -œil – instant – éclair – fleurisse –aurore – visage- digue

Terre et ciel tendrement confondus

A l’aurore d’un matin nu

Il a suffi de ta naissance

Germe de toute ta croissance

Pour que fleurisse en un instant

De mon œil à ton œil inconstant

Une vague sans fin, libre de toute digue

M’attachant à jamais au visage prodigue

Qu’en un éclair j’ai reconnu,

Tu m’emmenais plus loin que tous les inconnus

SD

Afin que fleurisse sur ton visage la volupté ,

Afin que ton oeil pétille à l‘aurore de nos caresses et que germe la naissance d’un vertige ,

Dans un éclair , pour un instant , 

Accorde-moi l’oubli de cette terre ,

Embarque -moi sur ta digue promise .

HGT

Au début de l’aurore sur la Terre,

En un instant voici la naissance d’un germe.

Que fleurisse chaque année la vie sur cette terre

Tandis que notre œil cherche un autre visage, un doux épiderme

Là-bas sur cette digue, là où l’amour s’empare de nous en un éclair.

LD

La terre attend une naissance.

Que fleurisse sur le visage de l’aurore

Le germe d’un instant

Et dans l’œil de la nature

Un éclair de lumière et de parfum

Pour faire céder la digue de la tristesse.

Ddou

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Ecrit en février 2021 jeu 3, une lettre qui change et tout est transformé

Jeu3 : Une lettre qui change et tout est transformé

Choisissez un mot : passer d’un mot à l’autre en changeant une seule lettre chaque fois . Lorsque vous en avez entre 5 et 10, vous les utilisez dans un petit texte.

Tout le monde connait l’histoire.

Il était une fois dans la ville de Foix, une marchande de foie qui se dit ma fois, c’est la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix.

Pas de pot, elle avait tiré le mauvais lot ; son mari qui a croqué sa dot, était sot, affligé de rots, avait un pied bot et ne disait pas un mot. Elle ne biche pas avec ses jolies miches.

Voici ma version de la marchande de foie.

Ddou

CALEMBOUR

BOUCLERA

CORBEAU

BROUE

BURE

BRU

RU

Maître Corbeau sur un arbre perché

Ne tenait pas en son bec un fromage.

Bien installé sur une branche, un peu courbé,

Il veillait à ce que la broue de sa chope ne déborde.

Vînt à passer Maître Renard,

Enveloppé de sa bure rousse :

« Eh Mr du Corbeau

Que cette bière me semble fraîche ! »

A ces mots le corbeau ne s’en laissa pas compter

Et tînt sa chope fermement.

Maître Renard surpris par l’attitude du corbeau, moqueur,

Lui fit cependant remarquer que rien ne valait un vieil armagnac.

A ces mots le corbeau, devenu maître en calembour lui croassa

« Qu’un vieillard maniaque devient vite soulant »

A ces mots Maître Renard un peu dépité salua Maître Corbeau

Mais l’invita en son terrier et ainsi boucler leur différent.

Le goupil pressa le pas, attendu par sa bru et ses renardeaux

Qui près du ru se régalaient de baies et de champignons.

Mpou

Hivernale : Dehors une grive grise et grave brave le givre:elle pèse une livre et veut vivre libre la grive !

Corrézienne : Sur la grève, grave et grise, une grive d’une livre brave le givre : elle est libre la grive de Brive !

FV

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Ecrit en Février 2021, jeu 2 : mais qui sont ils?

Jeu 2 Mais qui sont ils ?

On les cite sans réfléchir, chaque fois qu’on utilise l’expression qui les évoque. Vous choisirez une des expressions et inventerez l’histoire de l’individu qui a suscité sa naissance :

– Pas ça, Lisette !

– C’est parti, mon Kiki.

– Faire sa Sainte Nitouche

– tranquille comme Baptiste.

C’est parti mon Kiki »C’est parti, mon Kiki ! »

Je m’appelle Kim et je n’en peux plus. Je suis né en 1950 et j’ai aujourd’hui 71 ans. Toute ma vie a été un enfer, et ce à cause de mon prénom.

À l’école, un Kim au milieu de tous ces Pierre, Paul, Jacques, Dominique, Claude et j’en passe, déjà, ça sortait de l’ordinaire. Ça n’aidait pas à se faire des amis, voyez-vous. Où mes parents sont-ils allés chercher ça, je ne l’ai jamais su. Tout le monde au village se foutait de moi, et cela n’avait pas l’air de les chagriner.
Du coup j’ai essayé, pour compenser, de me faire le plus discret possible. Je suis devenu quelqu’un de réservé, de maladroit, qui n’osait pas trop se montrer. Un jour, lors du cours de sport, l’un de mes camarades a eu le malheur de me lancer ce « C’est parti, mon Kiki ! » au départ d’une course de sprint, alors que j’étais parti m’isoler sur un banc pour éviter cela. Le professeur lui-même a repris cette expression, puis tous mes camarades, puis tous les parents de mes camarades, puis mes frères et sœurs, puis mes parents, puis toute ma famille, puis tout le village.
Et ça a continué plus tard au travail, dans ma vie de famille, puis ça s’est diffusé comme une traînée de poudre durant des décennies. Puis un jour les gens ont utilisé cette expression devant moi sans plus savoir que j’en étais le malheureux à l’origine. Je n’étais plus montré du doigt mais le moindre « C’est parti mon kiki ! » me provoque des palpitations. Quand est-ce que les nouvelles générations arrêteront-elles d’utiliser cette horrible expression ?

LD

C’est parti, mon Kiki

En 1968 aux jeux olympiques de Grenoble les français étaient très nombreux à encourager nos champions et en particulier Jean Claude Killy. Quand il a remporté sa première médaille d’or en battant Perillat dans la descente il déclara « je suis heureux de cette médaille mais je veux tout » et un reporter radio dont j’ai oublié le nom qui rapportait cette phrase s’enflamma et assura que Killy allait encore gagner et déclara  » on a tous confiance en toi , vas-y jean Claude…c’est parti mon Kiki »

JZ

C’est qui mon kiki ?

Trop familier pour être honnête

c’est un sans-gêne

que je soupçonne de se permettre

des choses défendues avec les enfants…

il veut emballer d’un son trop léger

la chose qu’il ne veut pas nommer

juste pour l’oublier, pour s’oublier lui-même

comme s’il fallait aller vite

comme si ça allait de soi

d’agir sans comprendre

de répondre oui

se faire entreprendre …

Attention à lui, ce kiki joueur

peut passer au crime

l’air tout cajoleur…

Alors mon kiki, assume de dire

Quel est ton vrai nom

Va de rhabiller, cesse d’abuser

et de laisser croire que tu n’es pas maître

de ce que tu fais !

SD

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Ecrit en février 2021, jeu1 Haïku

Jeu 1 Haïku en trois images

Voici trois images .Chacune, dans l’ordre que vous voulez ,vous amène à un des vers de votre Haïku

A ras de terre les hommes boivent l’hiver

Aucun signe ne vient sauver

La main tendue, le cri

SD

Oriflammes dans le ciel sans nuages

Quatre têtes coupées dans la forêt

C’en est fini de la Mano Negra

FV

Claque au vent d’Ouest 

impression inachevée 

entoilée de boue .

HGT

Cinq doigts d’une main

Un art naissant de ces doigts

Peinture éternelle

LD

Les visages sortent

De la glaise par le geste

Miroirs fugaces

Ddor

Comptine 

Ils étaient quatre qui voulaient se battre

Contre un roi qui ne le voulait pas

Mais le despote a dit

Tout çà c’est fini

Et comme par magie

Ils devinrent son effigie

SM

Atelier virtuel de janvier 2020, jeu 3, de nouveaux titres

Jeu 3 nouveaux titre pour la bibliothèque de Clémentine Mélois

Clémentine Mélois, dans Cent titres a détourné des titres et des couvertures d’œuvres littéraires en utilisant des calembours, des anagrammes, des homophonies approximatives, des contrepèteries, des rapprochements inattendus d’auteurs…

voici quelques exemples :

Roland Barthes Mythologies devient : Roland Barthes Mycologies

A Camus   l’exil et le royaume devient : A Camus Lexomil et le Royaume

un nouveau Lacan : Lacan Coyote

un nouvel Anatole France , Elle m’a laissé tomber (allusion à la chanson de Sardou ne l’appelez plus jamais France)

Shakespeare , Omelette (pour Hamlet)

A votre tour de détourner des œuvres et d’imaginer leur couverture

Raymond Chandeleur : Adieu ma jolie crêpe (Raymond Chandler : Adieu ma jolie)

DDou

Émile Zola, L’Arrosoir

Gustave Flaubert, Et ma beuverie

Marcel Pagnol, Fanée

L.D

W Golding :  » Sa Majesté des Mouches  »  =  » Sa Majesté découche  » 

R L Stevenson :  » l’île au trésor  » =  » Lille , c’est dans le Nord  » 

C Baudelaire :  » Les fleurs du mal  » =  » Pensées zen  » 

E Zola :  » Germinal  » =  » Minéral  »  

HGT

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Atelier virtuel de janvier 2020, jeu2,bien sûr vous en connaissez le sens

jeu 2 : Bien sûr que vous en connaissez le sens…

j’ai relevé au hasard, en réparant un dictionnaire des années trente des mots que je ne connaissais pas et qui ne sont plus dans nos dictionnaires :

une sanguinelle, tranche-montagne, wiloc, zymone,brandiller, une hoche, holer, un macrobe

Choisissez au moins cinq mots, inventez leur un sens et utilisez ces mots dans un petit texte avec le sens que vous leur avez attribué

C’est décidé, je pars avant que la sanguinelle ne me monte à la tête, sensation d’être enfermée dans une espèce de zymone.

Je n’oublie pas de ranger dans mon sac à dos mon tranche-montagne pour le froid, un wiloc et ma hoche pour distraire des soirées. J’ajuste les bretelles afin que le sac ne brandille ni ne hole en marchant.

Un pas puis deux, j’avance et ce macrobe qui m’étouffait se détricote et un long soupir de bien-être m’envahit

MPo

Brandiller : analyser à l’excès

Tranche-montagne : ouvrier carrier

Une hoche : une Ordonnance royale

Holer : publier

Zymone : grande plume d’oie taillée pour écrire

Plutôt que de brandiller encore et encore pour des détails avec les représentants des tranche-montagnes Pyrénéens, Colbert prit sa zymone et parapha le codicille de la hoche qu’il allait holer

JZ

Sanguinelle : Femelle du sanglier

Tranche-montagne : Outil massif servant à faire exploser la roche des montagne

Brandiller : Action de brandir en faisant tournoyer quelque chose

Holer : Hurler afin d’obtenir un son en écho

Macrobe : Microbe d’origine animale, très dangereux pour l’homme

En ce rigoureux mois de janvier, j’ai eu envie de faire une virée à la montagne, dans des sentiers inexplorés jusqu’alors. Il y avait beaucoup de neige et à un moment, je me suis retrouvée face à une falaise infranchissable, après des heures de marche interminables. J’ai alors dû brandiller mon tranche-montagne, une action très périlleuse pour une femme ! Après l’explosion, une sanguinelle a tout à coup surgi du trou béant de la falaise, droit sur moi ! Apeurée, je me suis mise à holer comme une folle, dans le but que l’écho produit fasse fuir cette affreuse bestiole pleine de macrobes mortels pour l’Homme. Ma technique a miraculeusement fonctionné. J’ai pu reprendre ma route à travers la falaise montagneuse qui n’en est plus une, pour mon plus grand bonheur d’aventurière.

LD

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Atelier virtuel de janvier 2021, jeu1, de la difficulté d’imaginer une cité ou une vie idéale

Jeu 1 De la difficulté à imaginer une cité idéale (G. Perec).

Pérec liste des lieux ou il aimerait ou non vivre sans conviction totale, en épuisant l’alphabet et cela commence ainsi :

Je n’aimerais pas vivre en Amérique mais parfois si

Je n’aimerais pas vivre à la belle étoile mais parfois si

j’aimerais bien vivre dans le cinquième mais parfois non…

Procédez de la même façon pour les lieux où vous aimeriez ou non vivre ou bien sur ce que vous aimeriez ou non être de A à Z

Je n’aimerais pas vivre à Acy mais parfois oui

J’aimerais vivre en Bellebrune mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre en Céret mais parfois oui

J’aimerais vivre à Donnay mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Epiais mais parfois oui

J’aimerais vivre à Fons mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre en Gousse mais parfois oui

J’aimerais vivredans Hangar mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre en Ilhare mais parfois oui

J’aimerais vivre à Joué-lès-Tours mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Kiribati mais parfois oui

J’aimerais vivre en Lizières mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans Montfroc mais parfois oui

J’aimerais vivre dans Neufmaisons mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Ozon mais parfois oui

J’aimerais vivre à Poil mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Quarante mais parfois oui

J’aimerais vivre à Rosey mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Sagy mais parfois oui

J’aimerais vivre au Troo mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre à Uchaud mais parfois oui

J’aimerais vivre à Vif mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre en Wissant mais parfois oui

J’aimerais vivre à Xamontarupt mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre en Yenne mais parfois oui

J’aimerais vivre à Zutzendorf mais parfois non

MP

J’aimerais bien vivre en Alsace mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre sur un bateau mais parfois si

J’aimerais bien vivre en Corrèze mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans un dortoir mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans une école mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans la forêt mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans une grotte mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans un hospice mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans un igloo mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans mon jardin mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans un kiosque mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans un labyrinthe mais parfois si

J’aimerais bien vivre à la montagne mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans les nuages mais parfois si

J’aimerais bien vivre sous l’océan mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans une prairie mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans un autre quartier mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans une raffinerie mais parfois si

J’aimerais bien vivre chez les scouts mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre sous une tente mais parfois si

J’aimerais bien vivre ailleurs dans l’univers mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans une voiture mais parfois si

J’aimerais bien vivre dans un wagon mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans un xyste mais parfois si (galerie couverte d’un gymnase, où les exercices avaient lieu en hiver)

J’aimerais bien vivre dans une yourte mais parfois non

Je n’aimerais pas vivre dans un zoo mais parfois si

LD

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Atelier virtuel de décembre, jeu 2, lipogramme Dubillard

jeu 2 : lipogramme

au choix deux poèmes ou extraits de poèmes à réécrire en s’interdisant une voyelle

Dubillard l’intérieur des murs dans La boite à outils

Sa femme se transforme en mur,

chaque soir quand il se couche.

Il n’en souffre pas.

Dans le noir,

Il colle dessus son oreille,

Il écoute ce qu’il se passe derrière :

Peut être rien. En tous cas c’est un grand silence.

Et quant aux Touristes de l’intérieur des murs

Nous les considérons un peu comme nos parents

Sans e

Sa nana ? un vrai mur

Au soir quand il va au lit.

Mais point lui chaut.

Dans l’obscur,

Y apposant (au mur) son radar à son

Pour savoir quoi il y a là dans l’ultramural :

On dirait l’avant big bang : nul bruit.

Quant aux routards intramuraux

Nous disons qu’ils sont papas mamans (mais pas tout à fait pourtant).

FV

Sans i :

Dubillard l’intérieur des murs dans La boite à outils

Sa femme se transforme en mur,

En chaque heure de rencontre

Elle n’est plus là, juste contre

De l’autre côté, elle murmure

Des mots d’amour à rendre fou

Son homme pourtant n’en souffre pas

Ce sont des mots très doux

Et, tendu dans l’écoute, au trépas

L’amant rêve et savoure en dansant

Quelque chose comme le chant de sa maman

SD

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