Ecrit en décembre 2024 , jeu 3 des objets pour une histoire 6

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

Liste 6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

C’est bien ma veine !

Depuis le temps que je voulais voir le Mont St Michel, il a fallu que ce jour là il neige !

Moi qui rêvais de me faufiler dans les rues étroites à l’abri des remparts, j’ai été gâtée,

Ballottée par le vent glacial j’avais d’incessants vertiges qui me donnaient l’impression constante d’être devant la tour de Pise là où j’avais ressenti pour la première fois ce genre de phénomène.

De surcroît j’avais du mal à réprimer le mouvement de castagnettes des dents tant le froid m’enveloppait.

Moi qui rêvais de me plonger dans un monde médiéval plein de mystères et secrets bien gardés,

Ce fut un cauchemar.

Enfin rentrée à l’hôtel, j’ai pu me réchauffer autour d’un repas frugal mais consistant suivi d’une liqueur de betterave et j’avoue que cela m’a fait du bien. Je ne ressentais plus mes vertiges. J’avais entendu parler de la fameuse omelette de la mère Poulard mais je ne connaissais pas cette spécialité liquoreuse.

Rassasiée, réchauffée, j’étais ravie de pouvoir enfin passer une bonne nuit dans un lit avec cette odeur unique de draps tout propres et bien repassés. J’en frissonnais de bonheur mais c’est un tout autre frisson que je connus cette nuit là car pour couronner le tout, j’ai passé des heures entières à me gratter ! Ce fut une horreur !

Pour apprendre le lendemain matin qu’il était possible qu’il y ait eu des punaises de lit en cette période humide….merci pour l’information

Bref, ce fut une triste expérience, voire même, unique ! Néanmoins, comme le veut la tradition, je devais tout de même rapporter quelques souvenirs marquants de mon séjour:

Je ne trouvais ni punaises de lit ni castagnettes mais j’emportais en souvenir les démangeaisons et rougeurs sur mon corps des premières et le bruit inoubliable sur mes dents des dernières.

Je ramenais cependant une boule de neige avec le Mont St Michel et une bouteille de liqueur de betteraves mais alors, le plus extraordinaire de mes objets de vacances fut le T-shirt de la Tour de Pise que je découvris dans une vieille échoppe qui recensait les plus jolies tours du monde mais avec toutefois une abondance de T-shirt de la Tour Gabriel que les touristes s’arrachaient..

Beaucoup de personnes s’interrogeront vraisemblablement sur le fait inouï de ramener une Tour de Pise et non une Tour Gabriel de ses vacances en Normandie mais moi je n’oublierais jamais le pourquoi.

S.M.

Par radinerie ou nostalgie du temps de sa jeunesse de routard infatigable, Olivier alla se loger à la pire auberge de jeunesse d’Atacama ; promiscuité, matelas suspects, huit lits superposés dans la chambrée, punaises de lits assurées. Durant la journée, Olivier visitait les alentours. Beaucoup d’autochtones s’étaient reconvertis dans le tourisme et servaient de guide au volant de leur 4×4 équipés pour le désert . Celui qu’Olivier avait choisi était haut en couleurs : arrivé en retard au rendez vous fixé le matin, il était très excité et manifestement ivre. Il avait dû taper abondamment dans la bouteille de liqueur de betteraves ( cadeau minable laissé par un touriste teuton),. Dès le départ, après quelques embardées, olivier se sentit un peu inquiet, malgré, posée sous le pare-brise, la boule du Mont Saint-Michel sous la neige, protecteur lointain, (encore un cadeau minable laissé par un touriste breton ou normand). Le sommet du kitch fut atteint quand le guide, une fois son blouson oté découvrit un horrible tee-shirt de la tour de Pise (cadeau minable d’un touriste italien, ils pullulent à Atacama). Olivier pensa, souriant en lui-même, qu’il ne manquait plus que des castagnettes pour achever la kitchitude. Olivier n’était pas, bien sûr un touriste espagnol. Dieu merci !

S.R.

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écrit en décembre 2024 Jeu 3 Des objets pour une histoire 2 – 4- 5- 8

Décembre Jeu 3 objets pour une histoire

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

Quelle surprise ! une carte postale dans ma boîte aux lettres. Je lâche mon presse –purée, mes légumes attendront et m’empresse de lire le message écrit avec un stylo 4 couleurs . C’est Lilas qui m’indique avoir fait la découverte d’un vase magnifique pour compléter sa collection. Mais où est-elle partie sa carte n’indiquant pas spécialement le lieu ; Je regarde mon calendrier pour ma rappeler que nous sommes au mois de juin et qu’à cette date elle passe ses journées à CHYPRE .

H.L.

4 : des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

Lorsque j’avais 6 ans, j’ai appris à nager en Bretagne, à Dinard, dans une piscine bétonnée sur la plage qui se remplit ou dont l’eau se renouvelle quand la mer monte. Elle reste pleine lorsque la mer se retire.

Je faisais aussi de l’escalade sur les rochers avec mon père, ramassais des bigorneaux pour le repas, faisais des châteaux de sable avec ma sœur.

Des souvenirs comme des madeleines de Proust.

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Ecrit en décembre 2024 -3- Des objets à ramener de vacances 1

Décembre Jeu 3 objets pour une histoire

-en séance on fait une liste de cinq « objets » à ramener de vacances .

On plie les listes et l’une d’elles est tirée par chacun.

– On raconte le voyage et les circonstances qui nous ont fait ramener ces objets.

Voici la liste qui a été faite en séance. Pour ceux et celles qui n’y étaient pas et qui veulent jouer, tirez au sort une des listes pour faire le jeu.

1 Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

2 Un calendrier, une carte postale, un presse-purée, un stylo quatre couleurs, un vase.

3 du sable, des coquillages, une carte postale, une spécialité culinaire, un vêtement.

4 des moules, un coup de soleil, des kilos, des photos, du bronzage.

5 Un coquillage, du bois flotté, un t-shirt, un bijou, une paire de tongs.

6 Des punaises de lit, un Mont Saint-Michel sous la neige, un T-shirt de la tour de Pise, une bouteille de liqueur de betterave, des castagnettes.

7 Une amie, un souvenir, des odeurs, des spécialités, de la correspondance.

8 Un livre, une carte postale, du sable, des gâteaux, un torchon.

liste 1Un caillou, une spécialité culinaire,une photo, un souvenir de rencontre, des ampoules aux pieds.

De retour de mon séjour sur les bords de l’atlantique, je me souviens de ma rencontre avec un pêcheur à pied qui m’avait invité à le suivre sur l’estran à la recherche de quelques crustacés. Il avait enfilé ses cuissardes et je n’avais que mes espadrilles, résultat : j’ai récolté plus d’ampoules aux pieds que de bigorneaux !

Au retour, ce pêcheur sympathique et fin gourmet m’a montré comment faire une éclade, cette spécialité charentaise très prisée des touristes. Après avoir disposé de façon ingénieuse et même artistique, des moules sur un lit d’aiguilles de pin, il a allumé le feu aux aiguilles et laisser les moules s’ouvrir à la chaleur. J’en ai profité pour faire une belle photo.

Avant de repartir, je suis allée faire un petit tour sur la plage pour fouiller le laisse de mer où j’ai eu le bonheur de dénicher quelques jolis coquillages, du bois flotté et un petit caillou percé poli par la mer.

Mais il est temps de rentrer : la mer monte !

B.D

Il était mon père mais il était surtout géologue. Alors, lorsqu’il m’avait proposé de l’accompagner dans les Hautes Alpes où il se rendait pour affaires et d’y rester tout le week-end pour faire de la randonnée je m’étais méfié.

A juste titre…Il comptait passer une journée à retrouver un « caillou », comme il disait, qui aurait bien orné sa collection. Au cours d’une randonnée de l’été il n’avait pas eu suffisamment de place dans son sac pour le prendre et l’avait mis de côté ; comprenez que la bête devait être assez lourde pour qu’il préférât la mettre dans mon sac à dos. Toujours est-il que j’acceptai le marché sachant que, vu où il voulait aller, je pourrais de mon côté faire un tour au col de la Noire, dont j’aimais l’ambiance haute montagne à plus de trois mille mètres d’altitude.

Ce jour-là je le laissai partir à la recherche de ses ophiolites ou serpentines, je ne sais plus, des roches vertes en tout cas, et en deux heures de marche j’atteignis le col. C’était une journée froide et belle d’automne, ciel bleu sans nuage, vue jusqu’aux Alpes du Nord avec au fond la calotte glaciaire du versant sud-est du Mont-Blanc.

Je savais que mon père allait consacrer beaucoup de temps à effectuer des relevés géologiques pour actualiser la carte qu’il établissait avec l’association Haut Alpine de géologie. Aussi j’avais le temps.

Pendant que je rêvais un peu j’entendis un roulement de pierres sur le chemin juste en dessous du col. Arriva une jeune fille qui, comme moi, profitait de la belle fin de saison pour visiter ce coin des Hautes Alpes. Nous fîmes connaissance et comme c’était l’heure de manger chacun sortit son pique-nique. J’avais du pain, la traditionnelle boîte de sardines et un fruit.

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Ecrit en décembre 2024: jeu 2 – l’habit fait le moine ou la nonne

Décembre, Jeu 2 L’habit fait le moine ou la nonne

Voici plusieurs tableaux. Vous observerez les costumes et en choisirez un pour un personnage (vous ou quelqu’un d’autre) dont vous nous conterez l’histoire.

Van Dyck Anton (1599-1641). Paris, musée du Louvre. RF1949-36.

La jupe rouge, c’est Mercedes ma sœur aînée qui l’a cousue l’hiver dernier ; comme j’ai pas mal minci depuis le printemps -régime, régime, m’avait ordonné mon fiancé, Mercedes m’a trop resserré la jupe, je peux à peine respirer, oui , j’ai le ventre plat mais des papillons dans les yeux. Le boléro brodé, ne parlons pas de cette horreur vieillotte et ringarde au possible, mais comment refuser le cadeau de Tia Eleonora… Heureusement il me reste le tambourin et les castagnettes rouges sur les oreilles. Je vais peut-être m’en tirer ce soir au spectacle sans tomber dans les pommes. Ouf !

S.R.

La diva se repose dans sa loge. Dans une heure, l’opéra ouvrira ses portes et dans deux heures , Estelle fera son entrée en scène.Le calme et l’isolement lui sont nécessaires avant de jouer .Pour son rôle dans « l’enlèvement au sérail », elle portera un magnifique costume qui , pour l’instant , l’attend , délicatement posé sur le sofa .Entre 2 vocalises ,elle l’admire et se retient de ne pas l’enfiler de suite car assurément , cette fois ,pas de carcan ! Elle sera à l’aise dans ce pantalon bouffant , dans ces manches longues et évasées, dans ce corsage ajusté parsemé de motifs floraux lumineux .Un foulard vaporeux sera lâchement noué autour de son cou et tombera élégamment en cascade .Un bracelet de perles enserrera sa cheville . Un trait d’eye-liner appuyé soulignera son regard et la sublime Estelle incarnera « Constance », la belle captive .

H.G.T.

Mais qu’est-ce que je suis venue faire dans cette galère ? Cela fait des plombes que je me tiens raide comme une saillie devant cette fenêtre glaciale qui laisse passer tous les courants d’air de la terre !

Mon Royal père voulait un portrait de chacune de ses dernières filles et me voici, moi, Louise de France, dite Madame dernière, parce que je suis la huitième et dernière née, qui trépigne d’impatience de rentrer au Carmel et dont je n’ai pas eu encore l’autorisation.

Je ronge mon frein, là, debout, appuyée à cette fichue chaise sur laquelle de rêve de m’asseoir. J’ai mal aux pieds, cette collerette de malheur me grattouille le gosier et je ne dois pas bouger une oreille. De plus, j’ai envie de faire pipi. Ah, il va être réussi ce portrait avec tous ces désagréments qui me crispent. Mes zygomatiques ont des crampes et mon sourire du début de la pose se désagrège lamentablement.

Mama mia ! Ce n’est pas aujourd’hui que je rivaliserai avec Mona Lisa !

B.D.

Je suis la duchesse Nicole de la Pompabière.

J’ai 35 ans et suis mariée à un homme rustre et infidèle, mais fort heureusement, souvent absent.

J’ai 2 charmants garçons qui, par la grâce de Dieu, ne ressemblent en rien à leur père.

Comme je m’ennuyais ferme dans ma demeure austère, lassée par les constantes nobles réjouissances, les simagrées des comtesses et marquises fardées toutes plus pestes les unes que les autres, je me suis lancée avec mes fils dans la culture du houblon, la fabrication de la bière et sa commercialisation.

Bien sûr, je ne vais pas dans les champs , c’est le travail de nos paysans, ni dans les halles ou les marchés, c’est le travail de nos commerçants.

Moi je vante ma bière auprès des nobles et riches hommes qui s’en délectent et y laissent leur bourse pour remplir la mienne !

C.F.

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Ecrit en Novembre 2024 jeu 2: Détourner d’une quatrième de couverture

détourner une quatrième de couverture

Vous choisissez la quatrième de couverture d’un livre. Vous conservez l’argument mais le déplacez dans le temps, dans un autre lieu, dans un autre milieu social .

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d’après DIEU ET NOUS SEULS POUVONS de Michel Folco

A coup sûr le premier des Pibrac n’avait pas la vocation. Si le seigneur de Bellerocaille, dans l’Aveyron, n’avait eu prestement besoin d’un exécuteur. Si Pibrac n’avait eu à choisir entre cet état et les galères, nul doute que lui-même et sa descendance n’eussent point arboré la devise de ceux qu’on nomme familièrement les « bourreaux » : Dieu et nous seuls pouvons.

——————————

Le premier des Piedalu, un jeune homme tout juste sorti de l’école, n’avait absolument pas prévu de devenir trucideur de volailles. Dans cette petite ville de Dordogne, où l’odeur du fumier et le chant des coqs dominent le quotidien, Piedalu se voit forcé de faire un choix cruel : travailler à l’abattoir de volailles ou tenter sa chance dans les galères modernes à savoir, les stages non rémunérés dans une startup locale. Si le propriétaire de l’élevage, Monsieur G., n’avait pas eu un besoin urgent d’un « exécuteur », nul doute que Piedalu et ses descendants n’auraient pas pris le rôle ingrat des « bourreaux de poules ». Leur devise : « Dieu et nous seuls pouvons… trancher le sort de ces poulets. »

B.D.0


A partir « D’or et de jungle » de Jean-Christophe Rufin

en 2050 aux Etats Unis d’Amérique où a eu lieu la captation numérique de tous les états

Nous sommes en 2050. Depuis 25 ans les Etats Unis sont sous le joug de Trump et Elon Musk. Ce dernier qui avait racheté Twitter et l’avait transformé en X, a mis sous sa domination, depuis qu’il est au pouvoir, toutes les puissances numériques et elles doivent lui obéir. Il tient sous son pouvoir toutes les archives numériques et peut faire chanter tous les grands de ce monde. Il veut lui-même devenir le maître du monde et envoyer sur Mars tous ceux qui le gênent. Il a pris la direction de tous les pays grâce à ses réseaux sociaux qui se so0000000nt transformés en une toile d’araignée géante et il dévore régulièrement un état par an.

Il nous manque un spider-man numérique qui soit capable de déjouer tous les tours pendables d’Elon Musk qu’on voit partout et tout le temps.

Il faudrait un grain de sable, mais lequel ? Comment empoisonner le réseau numérique, comment bloquer le monde entier en même temps et retrouver une ré-humanisation de la terre comme au temps du Covid ? Une épidémie numérique ? Un virus jamais trouvé jusque là ?

N.C.

Tiré du polar Charlotte chérie :

-résumé : une jeune femme disparaît sans laisser de trace et l’enquête se lance sur un groupe masculiniste (les Incels)

Marcel en a marre des déceptions amoureuses ; Il n’a que des échecs autant sur internet que sur le lieu de son travail. Toutes ces « bonnes femmes » féministes qui ont tous les droits lui font penser qu’il pourrait être kidnappé car trop mâle dans ses approches ou dans ses réflexions. Il doit rester sur ses gardes et éviter de faire un compliment qui serait mal interprété. Alors plutôt que de vivre ainsi sa première action sera de chercher un boulot dans un monde d’hommes avec une virilité de bon sens. S’il arrive à ses fins il pourra trouver un quartier et des sorties correspondant à son univers.

H.L.

A partir de « l’Arabe du futur » de Riad Satouf

Le Viking du futur de Gunnar Larsen

Au cœur du Moyen Age norvégien, voilà une dramatique affaire familiale, celle d’un enfant déchiré entre sa mère Gertrude, fille du roi d’Angleterre (Kund le Grand) et son père Harald1er (dit Harald à la belle chevelure) et dévasté par la perte de son jeune frère enlevé par les sbires de Harald 1er.

Gunnar Larsen confirme dans ce dernier roman, s’il en était encore besoin, son immense talent au style épuré et incisif qui scalpes les noirceurs de l’âme humaine.

A lire absolument au creux de l’hiver.

S.R.

A partir de « Robinson Crusoé » de Daniel Defoe

Vie et aventures étranges et surprenantes de Robin Soncrosué , technico-commercial en informatique. Par Daniel Defaux.

Après quelques voyages en mode routard, Robin jeune informaticien prometteur, s’envole le premier septembre 2069 pour les îles Relampagos au milieu du Pacifique. Mais l’aéronef prise dans une terrible tempête s’écrase en mer. Seul survivant, Robin réussit à gagner une île de l’archipel des Relampagos. Il découvre que tous les habitants sont décédés d’une énième épidémie de Covid. IL récupère et reconditionne une série d’appareils qui lui permettent de se géolocaliser et ainsi de passer commande sur Amazon de sa pizza quotidienne livrée par drone spécial.Un jour des islamocyberterroristes débarquent sur la plage en vue de faire des vidéos d’égorgement d’un mécréant qu’ils ont surpris à écouter de la musique impie. Grâce à un drone militarisé qu’il a bricolé pendant ses heures de loisirs Robin neutralise les terroristes et délivre le jeune mécréant qui d’origine batave répond au nom de Van Dredye. Eperdu de reconnaissance celui-ci se met au service de Robin.

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman a connu un succès foudroyant qui ne s’est pas démenti depuis sa publication. Houellebecq depuis l’EHPAD où il résidait alors déclara : «  C’est le roman que j’aurais voulu faire quand j’ai écrit La Possibilité d’une île … zut alors. »De son côté, Annie Ernaux tout en reconnaissant le génie de l’auteur ne put s’empêcher de dénoncer la prégnance des rapports de domination de type colonial jamais remis en question dans un récit trop fortement inspiré par la pensée antiwoke selon elle.

F.V.

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Ecrit en Octobre 2024 jeu 3: enquête

Jeu 3 A vous l’enquête

Voici l’affaire telle qu’elle est écrite par Félix Fénéon (nouvelles en trois lignes)

« Le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement a conclu : suicide par strangulation »

Vous reprenez l’affaire interrogez un voisin pour en savoir plus sur cette mort mystérieuse ou sur le médecin… Rapportez le dialogue

• Bonjour Monsieur. Je suis l’inspecteur Trucmuche et j’ai qqs questions à vous poser à propos du décès de Mlle Cuzin.

Connaissiez vous bien la victime ?

• Oui, et on ne s’entendait pas très bien.

• C’est à dire ?

• C’était une pochtronne.

• Monsieur, je ne vous permets pas d’insulter la victime.

• Je suis désolé Monsieur l’inspecteur, mais elle était tout le temps bourrée.

Quand elle sortait du bar, qui se trouve à 50 mètres, elle titubait, elle hurlait dans la rue et elle vomissait sur le pas de ma porte !

Je vais enfin gagner en tranquillité !

• Elle était dépressive ?

• Ca , je ne sais pas, mais en tout cas, elle n’avait pas l’air heureux.

Les rares moments où elle était à peu près bien, c’est quand je la voyais dans le jardin s’exercer avec son espèce de ruban : elle faisait de la gymnastique rythmique.

Parfois, elle s’emmêlait les crayons et se retrouvait emberlificotée dans son machin. Ca, ça m’amusait !!

• Pensez vous qu’elle ait pu s’étrangler avec accidentellement ?

• Possible si elle l’a pris en étant saoule !

• Bien, merci Monsieur. Je reviendrai sans doute vous voir.

CF

Quartier nord de Marseille le 10 octobre2024.

-Driiing! Driiiing ! Toc!Toc ! Y a quelqu’un ?

-Oh bonne Mère ! Qu’est-ce que c’est que tout ce raffut?Oui, j’arrive, j’arrive !

La porte s’ouvre.

-Bonjour M.Escartebigre, je me présente : Pascal Prout de C’est Nouveau’s, la chaîne d’information en continu la plus regardée en France. Nous pratiquons aussi le journalisme d’investigaton car nous avons le souci de la vérité pour les Français qui nous écoutent. Car vous le savez on ne nous dit pas tout on nous cache bien desz chosesz. Nos téléspectateurs ont droit à la vérité c’est pourquoi je viens sonner à votre porteM. Escartebigre. Vous connaissez sûrement la pauvre Mlle Cuzin puisqu’elle habitait dans le même immeuble que vous. Or le rapport d’autopsie sur les causes de sa mort nous semble hautement suspect : pensez-vous que Mlle Cuzin ait pu se suicider par strangulation ?

-Ah, peuchère la pauvre c’est une grande perte , j’ai bien pleuré, té, à ses obsèques. Mlle Cuzin, je la connaissais bien , elle passait souvent ses soirées au bar de la Marine et elle ne se faisait pas prier pour remettre sa tournée de pastis vaï ! Et parfois quand il manquait quelqu’un elle jouait à la manille avec nous.Alors oui on la regrette bien !

-Oui M. Escartebigre, mais à C’est Nouveau’s, notre attention a été attirée par le fait que le quartier est majoritairement peuplé de bougn…heu, de gens issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne et on sait que chez ces gens-là M.Escartebigre, l’islamisme, le terrorisme islamiste trouve un terrain favorable. Il y a selon nous tout lieu de penser que cette mort suspecte à un lien avec cette dangereuse promiscuité.D’ailleurs ce rapport d’autopsie plus que fantaisiste est signé d’un certain Dr Mohamed ben Panisse, vous ne trouvez pas cela étrange ?

-Ah, ça vous avez un peu raison M.Prout, on dirait que vous le connaissez le docteur, on peut pas lui faire confiance en effet au docteur, il faut le surveiller comme la bouillabaisse sur le feu à la manille, il triche comme il respire !

-Ah, M.Escartebigre, vous pensez donc comme la rédaction de C’est Nouveau’s que Melle Cuzin institutrice de son état, a été victime d’un ignoble assassinat sûrement de la part d’un de ses élèves fiché S, radicalisé et sous OQTF qui n’avait pas supporté que Melle Cuzin défendît et enseignât les principes de notre République laïque et que pour ce faire elle leur montrait de temps en temps des caricatures du prophète et obligeait les jeunes fille fanatisées à ôter leur voile ? N’est-ce pas cela la vérité qu’on veut cacher aux français ? Avec une administration complice pratiquant la politique du « pas de vague » !

-Ah, M ; Prout vous allez un peu vite en besogne té ! Mlle Cuzin , elle était institutrice et une bonne institutrice hé, tout le monde l’aimait ici dans le quartier mais depuis quelque temps elle déprimait la pauvre mais c’était pas à cause des islamistes ou de la laïcité , non , c’était autre chose . Depuis des années Mlle Cuzin comme ses collègues des écoles de Marseille ils réclamaient des locaux décents pour enseigner car ils en avaient marre des salles de classe pas chauffées l’hiver, des vitres cassées et des plafonds qui s’effondrent ; mais la mairie et l’État ils faisaient rien ; alors MlleCuzin elle s’est mise à boire un peu plus de pastis que d’habitude mais ça n’arrangeait pas les choses et puis quand elle avait un peu dépassé la mesure elle se mettait à nous parler du foulard …

-Ah ! Vous voyez c’est bien de ça dont il s’agit : elle avait des élèves qui portaient le foulard islamique !

-Non M ; Prout vous n’y êtes pas du tout ; Melle Cuzin, elle avait été très choquée quand on a découvert que dans son école des élèves s’adonnaient au jeu du foulard, vous savez ce jeu dangereux parfois pratiqué dans les cours de récréation, Hé bien c’est de ça qu’elle nous parlait Mlle Cuzin … Et ça a fini de la démoraliser, un matin elle n’est pas aillée à l’école ; on l’a retrouvée étranglée dans son appartement, et M. Panisse tout tricheur qu’il soit au jeu de cartes , il s’est pas trompé : Mlle Cuzin elle s’est bien suicidée par strangulation avec son foulard. Bonne journée M. Prout je vous retiens pas plus mes collègues m’attendent pour le pastis de onze heures. Vous savez moi quand je repense à tout ça à cette pauvre Mlle Cuzin hé bé moi ça me fend le cœur ! Pas vous M. Prout ?

F.V.

Le voisin :Bonjour docteur , nous sommes  tous stupéfaits :mademoiselle Cuzin était une femme si attachante ,en parfaite santé ,et surtout nous ne lui connaissions pas d’ennemis ,qui a bien pu commettre cet acte ?

Le docteur :je ne voyais que rarement cette patiente ,comme vous l’avez si bien dit ,elle était en parfaite santé !

Le voisin :mais elle était une de vos connaissances ,vous l’avez souvent rencontrée au club de bridge de notre petite ville…

Le docteur :oh! vous savez ,je n’y allais pas souvent  ,les consultations tard dans la soirée ne me laissent guère de temps

Le voisin :mais votre dame s’y rendait de temps en temps ,il me semble l’avoir aperçue converser avec Melle Cuzin à la sortie d’une partie ,l’échange paraissait un peu houleux…

Le docteur (s’énervant) :que voulez -vous dire?

Le voisin :oh! Rien de précis ,Je dis simplement que votre dame semblait moyennement apprécier Melle Cuzin ,jeune ,belle ,avenante…et pleine d’esprit…

Le docteur (hors de lui):Allez- vous raconter partout que c’est moi qui ai étranglé cette jeune femme pour masquer une supposée liaison qui risquait d’être dévoilée?

Le voisin (très calme et quelque peu énigmatique):Ecoutez ,faîtes les suppositions que vous vous voulez elles vous appartiennent ,mais je me permets de vous rappeler :Melle Cuzin était en parfaite santé et jouissait de l’estime de tous!

B.H.

A mes enquêtes

«  le médecin chargé d’autopsier Melle Cuzin, de Marseille, morte mystérieusement, a conclu : suicide par strangulation » ???

Je reprends l’affaire de melle Cuzin de Marseille.

Très bizarre , ce résultat d’autopsie : « suicide par strangulation ». Le médecin voudrait signifier qu’elle s’est faite stranguler exprès, sur sa demande et que l’assassin lui aurait rendu service.

La question soulevée est est-ce un suicide ou un meurtre ?

La strangulation n’a rien d’un suicide ;
Il nous faut questionner les voisins, les proches. Que vont ils nous raconter ? Peuvent-ils savoir ? Qu’ont ils vu? Rien, comme d’habitude..

Et qui est ce médecin légiste ? D’où sort-il ? Il a l’air bien fantaisiste. Il faudrait peur être interroger ses confrères.
Je suis allé à la morgue pour voir comment il travaille et ce que racontent ceux qui travaillent avec lui.

Tous me disent qu’il aime bien faire des farces. J’avoue que le métier de légiste est plutôt difficile et délicat… mais faire des farces à qui ? A la police, aux assassins . Je n’y comprends rien.

Il a même tendance à être irritant. Il répond toujours à côté. Il est fuyant. A Toujours employer un mot pour un autre.

Est-ce vraiment un médecin ? Est-ce la même personne dont on parle ?

N.C.

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Ecrit en octobre 2024 : jeu 2 reconstituer un texte

Jeu 2 Reconstituer un texte court

Voici l’amorce : l’endroit était célèbre pour…

Pour la suite vous trouvez :

– un premier « objet » avantageux associé à un fâcheux désavantage.

– un deuxième « objet » avantageux qui permet de compenser ce désavantage

exemple : l’endroit était célèbre pour son panorama (objet avantageux) au sommet d’une falaise vertigineuse ( désavantageux) . Un escalier bien sécurisé de 1500 marches permet de l’atteindre (2éme objet avantageux)

Texte de référence de Jaroslav Hasek dans « le guide du Rien » :

« L’endroit était célèbre pour ses pèlerinages, pour sa source miraculeuse – dont l’eau contient les germes du typhus-, pour son magnifique hôpital où sont envoyés les pèlerins qui ont bu cette eau miraculeuse – ».

L’endroit était célèbre pour ses eaux chaudes et claires infestées de requins.

Une cage immergée permettait de les observer sans crainte.

C.F.

L a Manche:

Seulement 30 kms les séparent de ce qu’ils croient être un « eldorado » ,ou ils pourront trouver du travail ,se reconstruire ,même si le statut de salarié Outre Manche n’est pas forcément un baume salvateur ,le manque de protection contre les accidents ,sans compter les heures élastiques, un rêve fabriqué de toutes pièces par les passeurs sur ce couloir de l’Océan si dangereux…

Et pourtant ,comment ne pas se laisser bercer par le vent caressant cette dentelle de sable qui s’offre au galop des chevaux, aux courses de chars à voile ,aux enfants émerveillés par le tracé des cerfs-volants ?

B H.

New York était célèbre pour sa statue de la liberté mais hélas aussi pour Ellis Island.

Néanmoins l’attractivité de la grosse pomme ne s’est jamais démentie avec ses nombreux musées comme le Moma ou le musée Guggenheim.

Dodou

La voiture est un fabuleux moyen de transport,

on peut atteindre de vertigineuses vitesses,

mais les limitations nous rappellent à la raison .

H.G.T.

L’endroit était célèbre pour son château fort bâti sur un promontoire entouré d’eau. Il fallait attendre marée basse pour y accéder puis revenir sur la terre ferme.

D.L.

L’endroit était célèbre pour ses falaises hautes et abruptes tout autour de l’île. De la haut on voyait la mer approcher avec des vagues énormes qui s’écrasaient contre la roche dans un bruit terrible

N.C.

L’endroit était célèbre pour ses longues étendues d’eau marécageuses et avec tellement de moustiques. Mais il y avait aussi des flamants roses qui venaient se poser avec tant de grâce et qui créaient une population extraordinaire en cette période

N.C.

L’endroit était célèbre pour ses très hautes marches qui nous conduisaient sur une vue des Pyrénées extraordinaire mais voilà très bancales et inégales je ne pouvais pas les emprunter avec mes béquilles.

H.L.

l’endroit était célèbre pour… sa bibliothèque aux livres reliés de peaux mordorées et dorés à l’or fin, mais la majeure partie de leurs textes avait été effacée par le temps. De sa plus belle plume,Sigismond comblait les lacunes au gré de son imagination.

D.Dor

feuilleton 2024 2025 village cherche habitants / premières impressions

Premières impressions

– L’arrivée des Mercier chez les Marty

Point de vue de l’hôtesse, Nadia

Voici enfin le jour J. J’attends avec impatience la famille Mercier, un veuf avec deux ados, m’a-t-on dit.

Depuis le perron de l’entrée, Léo à mes côtés, je scrute l’allée en pensant à ce que je vais leur dire dès les premiers instants, lorsque j’aperçois leurs silhouettes se détacher au fond du sentier.

  • Ils arrivent, cria Léo tout excité.

Je vais à leur rencontre le cœur battant.

  • Bonjour, dis-je d’un ton peu assuré. Bienvenue chez nous et dans notre village.

Un silence s’installa entre nous. Nos regards se croisèrent, gênés et intimidés.

  • Je m’appelle Nadia et je vous attendais avec impatience. Entrez donc, j’ai fait du café et un gâteau et il y a des jus de fruit pour les enfants
  • Merci, c’est gentil à vous me dit-il après quelques secondes d’hésitation. Moi c’est Stéphane et voici Julia et Alexandre.
  • On n’est plus des enfants me dit Alexandre en me regardant droit dans les yeux.
  • Venez vous mettre à l’aise. Nous nous occuperons de vos affaires plus tard.

Ils rentrèrent. Alexandre, adolescent curieux et intelligent découvrait le salon avec ravissement. Julia ne disait rien, le regard noir rivé sur son portable, le visage fermé. Elle n’avait pas l’air très contente d’être ici.

Après nous être restaurés, je leur fis visiter la maison avec Léo pour guide puis ils prirent possession de leur chambre respective.

  • Vous avez une très belle maison, me dit Stéphane et un joli parc.
  • Nous l’habitons depuis dix ans déjà. Elle est grande et confortable.

Je leur proposai alors de faire un tour dans le village en attendant le retour de mon mari.

Alexandre et Julia ne voulurent pas venir. Au retour je préparai le dîner. Stéphane voulut m’aider.

Il est très sympathique et fort séduisant malgré son air absent, pensai-je en rougissant légèrement, transportée de joie.

Après les présentations avec mon mari un peu froid et distant à mon goût, nous passâmes à table. Stéphane appela ses enfants. Alexandre arriva aussitôt mais Julia se fit attendre. Son père alla la chercher dans sa chambre en râlant après elle.

  • Elle est gentille mais un peu rebelle, nous dit-il gêné.

Il revint quelques instants plus tard, inquiet. Elle n’était pas dans sa chambre et il ne savait pas où la chercher. Nous l’appelâmes, nous partîmes à sa recherche dans toute la maison, dans le parc et dans le village. En vain. Elle avait disparu.

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Antoine Coustou chez Jean et Mariette Tollis

Castelvielh fin octobre

Je suis arrivé il y a deux jours au village. Le voyage a été un peu difficile. D’abord le train puis un bus qui s’est traîné jusqu’à Castelvieilh. Enfin, j’exagère un peu mais mon rythme de citadin surexcité n’a plus l’habitude de cette lenteur relative. J’ai pourtant apprécié de traverser des villages figés dans les temps anciens, des châtaigneraies, des jardins en terrasse, partout. J’ai découvert que ces terrasses se nomment joliment bancels ou faïsses.

Jean et Mariette Tollis m’attendaient sur la place du village. Je devrais plutôt dire Mariette et Jean. Mariette est toujours devant, finit les phrases de son mari, parle, s’agite du matin au soir. Nous nous dirigeons vers une petite maison rustique, coiffée d’un toit de lauzes et flanquée d’un four à pain. Mariette m’explique qu’il s’agit d’une ancienne bergerie qu’ils ont entièrement restaurée et réaménagée lorsqu’ils ont pris leur retraite. Nous entrons dans une grande pièce salon, salle à manger cuisine. C’est simple mais coquet et accueillant comme eux. Juste un petit couac lorsque nous montons vers les chambres. J’ai oublié de prendre des pantoufles et Mariette, très fière de ses parquets cirés me laisse entendre que cela la contrarie un peu.

Un petit tour à la supérette me permettra peut-être de trouver une solution, sinon je resterai en chaussettes.

Retour au rez de chaussée, petit coup de Castagnole, sorte de vin de Noix maison.

Ensuite, c’est une avalanche de questions, un feu croisé d’interrogations sur mes intentions, mon parcours d’écrivain. Ils ont cherché sur Google mais ils sont restés sur leur faim. Je ne suis pas assez célèbre pour y trouver beaucoup d’informations.

Le dîner (Soupe à l’oignon doux, poulet rôti, purée maison, pélardon et crumble au miel de châtaignier) se déroule dans un climat détendu. J’essaie de donner une bonne image de moi et de mes projets. Mes hôtes seront déterminants pour mon avenir et j’ai vraiment envie de m’installer ici.

Le lendemain, rencontre avec Madame le Maire et les autres candidats habitants flanqués de leurs familles d’accueil. Un apéritif nous est servi sur la place du village : échanges de questions – réponses. Avec Tony et Jeanne, c’est presque un coup de foudre amical. Jeanne, la bibliothécaire a eu la curiosité de lire mon dernier livre, ce qui me flatte. De plus, nous nous rendons rapidement compte que nos goûts littéraires et cinématographiques sont très proches. Marie Ange Cassou, amie de mes hôtes, nous rejoint. Elle aussi veut découvrir qui je suis. LesTollis l’ont certainement missionnée pour me cuisiner. Je réponds au mieux : ma famille, mes racines plus anciennes dans la région, du côté de Saint Germain de Calberte…

Les enfants se sont déjà trouvés des copains dans le village et courent autour de nous. Les ados affalés sur un mur, tripotent leurs téléphones en se lançant des regards furtifs et en sirotant des boissons colorées. Nous visitons ensuite le village, ses commerces, sa bibliothèque. Les maisons serrées les unes contre les autres, dégagent une impression de force et de sérénité même si je me demande ce qu’il en est au cœur de l’hiver ou même lors des épisodes cévenols.

Nous sommes ensuite réunis pour une mini-conférence qui va nous résumer l’histoire du village et de la région. La journée se terminera par un buffet gargantuesque. Entre-temps, j’ai enfin pu acheter d’horribles charentaises qui me grattent les pieds mais m’ont valu un sourire irrésistible de la part de Mariette.

C’est au petit déjeuner du deuxième jour que je perçois une petite crispation. Les Tollis sont moins bavards qu’à l’habitude. La Comtoise égrène ses coups dans le vide du silence. Que se passe t’il ?

Mariette a longuement parlé avec son amie Marie Ange (ancienne secrétaire de mairie) à qui j’ai confié la veille une partie de mon arbre généalogique. Il en ressort que mon arrière-grand-père aurait été au cœur d’une sombre histoire dans la vallée voisine. De quoi s’agit-il ? Est-ce une erreur ou bien je suis passé à côté d’un secret de famille ? Je vais multiplier les rencontres dans le village et les échanges avec ma famille pour essayer d’y voir plus clair.

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Point de vue de FaustineLadour

Fiona , ma chère jumelle .

Nous voilà arrivés . Dimanche matin , à Castelvielh . Tu dois être

impatiente de connaître mes premières impressions ,aussi vais-je te les livrer de suite .

Dans le train de nuit ,je n’ai pas beaucoup dormi . Le fait de partager un espace si réduit avec des inconnus m’importunait un peu . Au terminus , nous attendaient nos hôtes .

Ils étaient souriants et visiblement contents de faire notre connaissance .

Nous avons pris un petit déjeuner au buffet de la gare .Olivier nous a très vite mis à l’aise en nous parlant de sa région qu’il aime tant et notamment de son village qu’il administre depuis de nombreuses années .

Figure-toi que la rivère qui coule au pied du village porte le même nom que nous « Ladoure » avec un « e » en plus ! C’est un signe , non !

Nous sommes confortablement logés et en plus , sommes plus ou moins en autonomie .En effet , la famille Marchal dispose d’un petit appartement, indépendant mais adossé à la maison principale , de manière à pouvoir

héberger les remplaçants du docteur quand la famille s’échappe .

Aujourd’hui , évidemment nous allons partager les repas ensemble . Mais à partir de demain , il faudra organiser notre semaine .

Une voiture et des vélos sont à notre disposition .

Le cadre est enchanteur et comme tu t’en doutes notre premier ravissement a été l’ambiance sonore des lieux : silence ou pépiement des oiseaux ou bruissement des feuilles ou chant d’un coq au loin .

Alban est lui aussi sous le charme .Ses yeux brillent et il a ce petit air malicieux qui ne trompe pas .

Nous avons déballé nos affaires .

Je vais faire un brin de toilette et nous irons rejoindre Olivier et Clotilde .

Je te tiens au courant de nos prochaines découvertes .

Bisous verdoyants .

Faustine .

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Journal intime de Miléna Tomasi, 14 ans

Le 21 octobre. 

Cher journal, 

La famille invitée par mes parents est arrivée ce week-end… Je flippais énormément de ce moment, depuis que mes parents se sont proposés pour accueillir des inconnus sous notre toit. Quelle idée de m… J’ai tout essayé pour les faire changer d’avis. Que ce serait pas bien pour mon année de 3e, que je dois préparer le Brevet de manière calme et sans perturbation, que j’ai aussi mes cours de théâtre avec la prof de théâtre, Madame Anne Cristina. Et mes cours de volley, aussi ! Mais ils m’ont dit que c’était que 2 semaines et que ça allait tous nous ouvrir aux autres. Que ce serait une superbe expérience pour tout le monde. Tu parles ! 

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Ecrit en septembre 2024 Métagramme

métagramme

amusez vous à écrire une suite de mots (10 au moins) qui s’enchaînent en changeant une seule lettre

ex:Paris, maris, pâtis,patin, matin, mutin, butin, lutin, latin, lapin…

Pas si évident…

Boîte boire poire, paire taire faire faîte fuite cuite cuire luire.

D.L.

valade, balade,salade, malade, manade … puis deux suites possibles

panade, parade, parage, garage, gavage, lavage.

– ménade, ménage, minage, vinage, visage,virage, cirage.

F.V.

Sali, pali, pari, mari, sari, tari, tapi, papi, pipi, pili, poli, polo, colo, solo, molo, moto, toto, loto, voto, volo, vélo, veto, vêtu, velu, vécu, sécu.

H.L.

Boule, poule, coule, soule, seule, veule, meule, merle, perle, perte

Dodou

Livre Vivre Vitre Pitre Mitre Nitre Notre Votre Voire Poire Loire Luire Cuire Cuite Quite Quete Quote Quota

Porte Morte Morne Marne Marie Carie Carte Carde Harde Hardi Mardi Pardi Parti Parte Porte

MP

Vivre, vibre, libre, livre, lèvre, levée, rêvée, rivée, risée, rosée, posée, poste, porte, perte, verte, verre, Terre

DoDor

râle-pâle-cale – rôle – rode -rade- rame- râte- mate-mâle- sale- râpe

B.H.V

chair, craie, acres, sabre, arbre, barde, bande, lande, laide, dalle

H.G.T

Ecrit en Septembre 2024 jeu 2: moi aussi j’ai fait du sport

Moi aussi j’ai fait du sport :

Prenez un personnage célèbre, réel ou de fiction dont on n’attend pas de prouesse sportive  et racontez à la première personne sa pratique d’un sport à un moment de sa vie.

Depuis mon arrivée en France pour mes épousailles avec le futur roi Henri II, je joue au jeu de paume.

J’adore épater la galerie dans le tripot de La Sphère rue vieille du Temple à Paris.

J’ai commencé à pratiquer ce sport avec pour seul accessoire un gant de cuir. J’en ai toute une collection !

Au début, je jouais à la longue paume, en extérieur. Mais ça, c’est pour les gueux !

Désormais je joue à la courte paume, c’est à dire en intérieur et sur un terrain plus petit.

De plus, la raquette a fait son apparition. Je frappe donc dans l’esteuf sans douleur et avec bien plus d’élégance.

Seuls les paysans jouent avec la paume : jeu de main, jeu de vilain !!

Mes longues robes enveloppant mon vertugadin entravent mes pas et réduisent ma course, mais je reste redoutable ! D’ailleurs, mon hérétique gendre qui a eu l’outrecuidance de me défier a tâté de mes revers puissants et a paumé la partie.

Je suis reine de France, et reine du jeu de paume !

QUI ? Catherine de Médicis

C .

Plus connu pour mon catogan et mes excentricités, j’ai pourtant fait du sport durant ma jeunesse.

J’adorais parcourir à cheval notre vaste domaine de Bissenmoor. J’ai aussi fait de la voile lorsque nous habitions Hambourg. Hélas, lorsque nous sommes venus habiter Paris dans les années 50, je n’ai plus trouvé ni le temps ni l’envie de pratiquer ces activités. Mais je me suis toujours contraint à un certain nombre d’exercices journaliers afin d’assurer une certaine rigueur à ma silhouette. J’ai ainsi perdu 40 kg afin de pouvoir porter les tenues crées par mon ami Edi Slimane pour Dior.

Avez-vous trouvé mon nom ? Ma chatte Choupette est aussi connue que moi.

QUI ? Karl Lagarfeld

Dodou

Les jeux Olympiques !Toutes ces médailles! Cela me donne le tournis !Il faut se montrer à la hauteur !Demain ,je commence la gym…une demi-heure tous les matins et le soir le tour du pâté des maisons au pas de course .Etirer le dos ,lever les bras le plus haut possible ,tourner la tête à droite , à gauche ,faire quelques paires de  ciseaux pour garder le ventre plat (heureusement ,quand je présente le JT ,je suis derrière un bureau ,rien ne se voit…)Ouf !Seulement un quart d’heure de ce « cinéma » et je suis épuisé! Demain ,je reçois la médaille d’or du surf ,je vais devoir me montrer à la hauteur ,comme si je glissais divinement sur les vagues, en plus il est magnifique avec ses yeux d’un bleu polynésien ,et moi qui maintenant doit teindre mes cheveux pour garder mon poste…

QUI ? Laurent Delahousse ?

B.H.V.

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