Lu en septembre 2019, Europe du Nord :Audur Ava Olafsdotir – Ör (2018)

Audur Ava Olafsdotir – Ör (2018)

 Comme à chaque fois, cette auteure islandaise nous plonge dans une histoire originale, bien différente des précédentes mais tout aussi bien accueillie par notre groupe. Il est important de rappeler que Ör a été lauréat du Prix périgourdin Étranges Lectures 2019.

Le personnage de cette intrigue, Jónas Ebeneser, 50 ans, en a assez de la vie qu’il mène. Il ne s’entend plus avec sa femme, sa fille (dont il vient d’apprendre qu’il n’est pas le père biologique) est partie vivre sa vie de jeune adulte. Il n’a plus qu’une seule obsession : mettre fin à ses jours. Pour cela, il prévoit tout, afin que sa famille ne se retrouve pas désemparée. Il rend une dernière fois visite à sa mère en maison de retraite, revoit son seul ami dans l’intention de lui prendre son fusil. Il range impeccablement son appartement et achète un billet sans retour pour un pays en guerre, que l’on suppose être la Syrie (tant qu’à faire, autant mourir dans un endroit où il ne sera qu’un homme tué parmi tant d’autres !). Il emmène avec lui une boîte à outils : pourquoi ? En tout cas, elle ne va pas lui servir pour ce qu’il s’imaginait.

Dans ce livre qui débute pourtant par une idée assez sombre, le suicide, nous retrouvons beaucoup d’humour ainsi que de l’espoir. Le personnage se rend compte que ses problèmes de famille sont dérisoires à côté de ce qui se passe dans un pays en guerre, où chacun se bat pour sa survie.

Lu en septembre 2019, Europe Nord :Fleming JENSEN – Petit traité des privilèges de l’homme mûr

Fleming JENSENPetit traité des privilèges de l’homme mûr

F JENSEN est un humoriste danois. Dans ce livre qui fait penser à des sketches, il nous livre ses réflexions nocturnes, lorsqu’il est obligé de se lever la nuit pour grignoter ou satisfaire un besoin naturel ; tous les textes ne sont pas de la même qualité, mais certains sont réellement savoureux, à rapprocher de l’humour anglo-saxon.

Dans ces courts récits, il dissèque les travers de ses contemporains, mais il pratique également l’autodérision en même temps que la satire sociale. Il y critique aussi la société occidentale et ses travers.

Les textes « Questionnement sur la pertinence de nos célébrations », « La nervosité des jours d’anniversaire (avec la multiplication des ex et des familles recomposées), ainsi que Carotte Airways (les cadeaux des petits enfants) sont particulièrement savoureux.

Des encarts présentés comme des maximes, séparent les différentes parties du livre : « Sur la perte de poids – Ne jamais manger plus qu’on ne peut soulever ».

Ce livre malicieux et ironique fait écho aux textes de Riel (son compatriote) que Jensen a adapté pour le théâtre. Si vous ne les connaissez pas, précipitez-vous aussi sur les « Racontars arctiques » dans lesquels vous découvrirez les aventures déjantées et chaleureuses d’une bande de joyeux drilles !

Lu en septembre 2019 : pays du Nord :Tove JANSSON – Le Livre d’un été (1972)

Tove JANSSON – Le Livre d’un été (1972)

 Tove Jansson est une femme de lettre, illustratrice et peintre finlandaise reconnue, née en 1914.

Un été sur une île sauvage du golfe de Finlande, la jeune Sophie et sa grand-mère vont partager des moments uniques (randonnées, siestes, parties de pêche…)

La nature est omniprésente et les relations entre la petite fille et sa grand-mère, espiègle, impertinente, fantasque, émouvante, pas du tout conventionnelle vont se tisser au fil des semaines, renforcées par la situation insulaire, entre rêve et réalité.

Chaque chapitre est une mini-histoire où les mêmes personnages se retrouvent, bercés par les vagues.

Nous les suivons dans leurs aventures, leurs découvertes où la tendresse et leur complicité affleurent à chaque page. Ces relations chaleureuses très touchantes ont été appréciées par la majorité des lecteurs pour qui cet auteur était une belle découverte même si certains ont pu reprocher des éléments répétitifs.

lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie

Max GENÈVE, Le Jeune homme qui voulait ralentir la vie (2014)

Né en 1945, cet écrivain peu connu a écrit une vingtaine de livres et nouvelles, dans des genres très différents, du fantastique au policier, en passant par l’érotique.

Benoît, vingt ans, appartient au grand peuple des lents ; il prend la vie comme elle vient. Il va même jusqu’à considérer que la lenteur peut se révéler un véritable art de vivre. Il aime lire et son imagination lui permet d’échapper aux servitudes de son emploi de magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées. Enrôlé par monsieur Belon, inspecteur de police à la retraite, qui fait partie du Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il poursuit en songe des voyages sur les mers australes, tout en méditant. Continuer la lecture de « lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie »

lu en mai 2019: lenteur- les fainéants dans la vallée fertile

Albert COSSERY, Les Fainéants de la vallée fertile (1948)

Peu de lecteurs sont allés au bout de ce roman  atypique.

Une adaptation théâtrale et un film ont été tirés de ce texte. Cet écrivain Égyptien (1913-2008) a vécu en France et a écrit ce roman directement en français . Il s’est inspiré de sa propre famille, propriétaires terriens vivant de leurs rentes et se dispensant donc de travailler. Albert Cossery lui-même n’a que brièvement travaillé comme steward sur les bateaux d’une compagnie transatlantique avant de devenir écrivain.

Ce roman à contre-courant de la rapidité prônée à notre époque dans tous domaines,  situe « l’action » dans une petite ville de la vallée du Nil. Trois frères vivent dans la maison de leur vieux père Hafaz, pratiquement grabataire, avec leur oncle Mustapha (qui a dilapidé sa propre fortune) et Hoda, la fille à tout faire. Continuer la lecture de « lu en mai 2019: lenteur- les fainéants dans la vallée fertile »

lu en mai 2019: lenteur -histoire d’un escargot…

Luis SEPULVEDA : Histoire de l’escargot qui découvrit l’importance de la lenteur

Sepúlveda, auteur Chilien né en 1949, nous livre ici un conte très poétique, dans une langue très simple puisqu’il s’adresse avant tout aux enfants (et à ses propres enfants). Nous avions évoqué lors d’un atelier précédent (janvier 2019) l’Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler. Nous retrouvons dans ce conte les animaux et l’idée de solidarité. Continuer la lecture de « lu en mai 2019: lenteur -histoire d’un escargot… »

Lu en mars 2019: autour de la peinture: M. de Kerangal, Un monde à portée de main

 

Maylis de Kerangal, Un Monde à portée de main (2018)

Maylis de Kerangal met dans cette œuvre l’acte de peindre  au cœur de la fiction. Elle nous étonne toujours, nous plongeant dans chaque roman dans un univers très différent

Par la rencontre avec son héroïne, Paula Karst et ses amis Kate et Jonas,elle nous amène dans l’univers de la peinture de décor et du trompe l’œil. Continuer la lecture de « Lu en mars 2019: autour de la peinture: M. de Kerangal, Un monde à portée de main »

Lu en mars 2019: Autour de la peinture. C. Cusset, La vie deDavid Hockney

 

Catherine Cusset, La Vie de David Hockney (2018)

Ce livre (entre roman et biographie) a trouvé un accueil mitigé auprès d’une partie  des lecteurs. David Hockney est un peintre né en Angleterre en juillet 1937. Il a partagé sa vie entre les États-Unis et l’Angleterre, où il vit actuellement. C’est une figure majeure de l’art du XXe siècle.  Continuer la lecture de « Lu en mars 2019: Autour de la peinture. C. Cusset, La vie deDavid Hockney »