Catherine Cusset, La Vie de David Hockney (2018)
Ce livre (entre roman et biographie) a trouvé un accueil mitigé auprès d’une partie des lecteurs. David Hockney est un peintre né en Angleterre en juillet 1937. Il a partagé sa vie entre les États-Unis et l’Angleterre, où il vit actuellement. C’est une figure majeure de l’art du XXe siècle.
Même si le style un peu plat et le contenu de la première partie est un peu trop orienté vers la vie personnelle de l’artiste, ce texte consacré à son parcours artistique, nous offre une présentation de peintures de ce peintre moins connues que les piscines, notamment les panneaux avec les arbres.
Il avait trouvé. Il allait peindre un arbre, tout simplement. Aussi grand que nature. Ce serait le cœur du tableau- au lieu de la route, comme dans ses toiles représentant des trajets. L’arbre était un héros. Il servait humblement l’homme en captant l’oxygène, en le chauffant de son bois, en lui donnant de l’ombre. Il incarnait le cycle de la vie en se couvrant tour à tour de bourgeons, de feuilles, de fleurs, de fruits, de neige. Aucun arbre n’était identique à un autre. (p. 163-164)
Il nous permet de découvrir un artiste heureux, (à l’opposé de Van Gogh) car son optimisme l’a toujours sauvé. Il ne s’enferme pas dans un style mais explore constamment de nouvelles pistes de créations.
Cet ouvrage a été récompensé du prix Anaïs Nin, qui « récompense une œuvre qui se distingue par une voix et une sensibilité singulières, l’originalité de son imaginaire et une audace face à l’ordre moral. » Il faut l’aborder comme un hommage d’une artiste à un autre artiste.

