Jeu par temps de confinement 18 04 2020 – 27- fable

18 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement 27 fable

Vous allez écrire une fable en vers ou en prose selon votre humeur, qui met en scène deux noms de hasard (piqués dans le dictionnaire), qui ne sont ni des animaux ni des hommes mais qui sont doués de parole . Comme toutes les fables elle se terminera par une morale  de votre invention:

voici les titres proposés :

le fauteuil et la cacophonie

le goémon et l’astéroïde

le drame et le chocolat

la marée et le polaroid

L’horloge et le fusil

Jeu d’écriture en période de confinement -26- en hommage à Sepulveda

17 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 26 – En hommage à Sepulveda

L’écrivain Chilien Sepulveda est mort hier et nous laisse orphelins

Dans la liste qui suit des titres d’une grande partie de ses romans, je vous propose de relever sans trop réfléchir, dix à vingt mots que vous utiliserez dans un texte personnel :

Le neveu d’Amérique, Un nom de torero, Journal d’un tueur sentimental, Hot Line, Les roses d’Atacama, La folie de Pinochet, Une sale histoire, Les pires contes des frères Grimm, L’ombre de ce que nous avons été, La Lampe d’Aladino et autres histoires pour vaincre l’oubli, Dernières nouvelles du Sud, Histoires d’ici et d’ailleurs, Ingrédients pour une vie de passions formidables,Monde du bout du monde , le vieux qui lisait des romans d’amour, l’histoire d’un chien Mapuche, l’histoire du chat qui apprit à la mouette à voler, Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre, l’Ouzbek muet et autres histoires clandestines


Sous ses airs de chien mapuche , il portait un nom de torero mais ce n’était pas un tueur juste un sentimental.Pourtant à l’époque de la folie Pinochet, il vécut plus d’une sale histoire, il connut les rendez-vous d’amour dans un pays en guerre, et d’autres histoires clandestines plus terrifiantes que les pires contes des frères Grimm. Hélas les dernières nouvelles du sud, d’ici et d’ailleurs et même du monde du bout du monde nous le confirment : l’Ouzbek est définitivement muet. Définitivement ? Voire, à nous qui sommes ou serons bientôt l’ombre de ce que nous avons été, il laisse en partage sa Lampe d’Aladino :des histoires pour vaincre l’oubli, ingrédients pour une vie de passions formidables.

Ni fleurs ni couronne, pour la sépulture de Sépulveda un bouquet de roses d’Atacama suffira.


FV

in memoriam

journal sentimental

de toute une vie

du bout du monde

de ce pays mapuche

où les passions

sont l’ombre

d’un pays en guerre

où l’oubli

de l’histoire

rendent muets

les contes

et les romans d’amour

et clandestines

les roses

MS

Tout jeune, déjà, il aimait les histoires, par quoi le monde s’ouvre, livre ouvert, révélant ses lignes de crête et ses failles, ses univers les plus intimes et non moins infinis qu’à l’horizon, les pays plus lointains. Prodigue voyageur, à l’écoute des maux, de la folie des hommes dont il eut à souffrir sans jamais renoncer, c’est toujours au vivant et à ce qui le sauve qu’il était attentif. Merci cher écrivain de nous avoir appris à l’ombre de vos pages, quelle lumière naît de la tendresse, de l’intelligence d’un chat, combien de soins demande le fin métier d’être homme, et la beauté des roses… , de quelle flamme encore la lampe de l’amour brûle la sale guerre, ou comment un vieux chien peut être un si grand sage que pâlissent nos vies de passions formidables…Nous n’oublierons pas Le vieux qui lisait des romans d’amour  et celui, pas assez vieux pour nous quitter, qui écrivait  tant d’autres histoires pour vaincre l’oubli …

SD Continuer la lecture de « Jeu d’écriture en période de confinement -26- en hommage à Sepulveda »

feuilleton 2019 2020 chapitre 8

Chapitre 8

Troisième jour en Crète. Finalement, j’ai mis toutes mes interrogations de côté et, sur un coup de tête, j’ai décidé de ne rien dire à Marianne. Après tout, la vie en couple, ça se choisit à deux, j’vois pas pourquoi ma mère et Mikaël viendraient gâcher ça. Ils n’ont aucun mot à dire, ça reste ma vie. Du coup, paradoxalement, depuis que j’ai décidé de mettre de côté mes craintes et de vivre ce voyage de noces à don’f, tout se passe pour le mieux. Avec Marianne, c’est farniente, grasses mat’, bonne bouffe et… flirt. Moi-même, et j’suis le premier étonné, y’a eu un rapprochement de ouf entre nous. Toutes mes défenses et les siennes, sont tombées depuis que nous avons posé les pieds sur cette île paradisiaque. Sans doute le fait de se retrouver dans un pays inconnu, avec quelqu’un qu’on connaît à peine, et une absence totale de repères – et un effacement des tracas de la vie quotidienne en France. Ça pourrait faire flipper, mais non. Ici, je n’ai plus de passé et j’ai enfin l’impression d’être moi-même. Marianne aussi se dévoile jour après jour. Continuer la lecture de « feuilleton 2019 2020 chapitre 8 »

Jeu d’écriture par temps de confinement 26 En hommage à Sepulveda

17 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 26 – En hommage à Sepulveda

L’écrivain Chilien Sepulveda est mort hier et nous laisse orphelins

Dans la liste qui suit des titres d’une grande partie de ses romans, je vous propose de relever sans trop réfléchir, dix à vingt mots que vous utiliserez dans un texte personnel :

Le neveu d’Amérique, Un nom de toréro, Journal d’un tueur sentimental, Hot Line, Les roses d’Atacama, La folie de Pinochet, Une sale histoire, Les pires contes des frères Grimm, L’ombre de ce que nous avons été, La Lampe d’Aladino et autres histoires pour vaincre l’oubli, Dernières nouvelles du Sud, Histoires d’ici et d’ailleurs, Ingrédients pour une vie de passions formidables,Monde du bout du monde ,Le vieux qui lisait des romans d’amour, L’histoire d’un chien Mapuche,L’histoire du chat qui apprit à la mouette à voler, Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre, l’Ouzbek muet et autres histoires clandestines

Jeu d’écriture par temps de confinement – 25 – texte mité 2 prose

16 04 2020

jeu par temps de confinement – 25 -Texte mité – 2 – prose

Ce jeu, vous le connaissez, mais il était prévu pour le mois d’avril ; Vous avez le choix pour reconstituer un poème ou un texte en prose :

Voici un texte dont il ne subsiste que quelques bribes, à vous de le reconstituer. Au choix : poème en alexandrins ou texte en prose

texte en prose:

L’étranger…………déserte. ……………complètement exténué. ………….rails………..l’heure exacte……………

………. Dieu seul sait où…………épaule…………lanterne rouge……………….. ……..en souriant….

– ………………….parti

-……….pas longtemps……

– ………………….il faut absolument……….

-………….. ce qui arrive. …………….l’étrange édifice gris cendre…………………………..

A la suite des textes , vous trouverez le début d’une belle nouvelle fantastique très originale de J.L. Arreola, l’aiguilleur


L’étranger au regard fatigué déserte. Il semble complètement exténué. Il attend devant les rails et guette l’heure exacte où son train arrivera.

Un homme surgi de Dieu seul sait où le prend par l’épaule et l’éclaire d’une lanterne rouge pour lui montrer une carte en souriant, dans la faible lueur.

– Cela fait longtemps que tu es parti ?

– Non, pas longtemps, mais je ne sais où aller depuis que ma femme et mes enfants sont morts.

– Écoute-moi, il faut absolument que tu me suives. J’ai une idée qui pourrait t’aider à te refaire.

– D’accord, je prends ce qui arrive ? Nous dirigeons-nous vers l’étrange édifice gris cendre qui se trouve en face de nous ? Il semble effrayant, mais je n’ai plus rien à perdre…

LD

L’étranger se déplaçait désormais dans une ville déserte. Il était sur ses gardes mais désormais complètement exténué. Nulle part où aller même en suivant les rails des trams avant que l’heure exacte du couvre-feu ne sonne.

Il invoqua Dieu. Dieu seul sait où, pensa-t-il, on peut épauler quelqu’un, l’aider avant que cette lanterne rouge qui clignotait encore (celle du compte à rebours) ne s’éteigne. Il ressassa ces pensées tout en souriant au milicien qui s’approchait.

Le dernier convoi est parti

– J’en ai pour pas longtemps, tout va bien

Les ordres sont les ordres et il faut absolument que vous rentriez chez vous avec les autres.

– Je vous assure, c’est ce qui arrive. Je les retrouve devant l’édifice du fond -et il devina l’étrange édifice gris cendre- et vous ne nous verrez plus.

MS Continuer la lecture de « Jeu d’écriture par temps de confinement – 25 – texte mité 2 prose »

jeu d’écriture en temps de confinement – 25 – texte mité 2 poésie

16 04 2020

jeu par temps de confinement – 25 -Texte mité – 2 –

Ce jeu, vous le connaissez, mais il était prévu pour le mois d’avril ; Vous avez le choix pour reconstituer un poème ou un texte en prose :

Voici un texte dont il ne subsiste que quelques bribes, à vous de le reconstituer. Au choix :

soit un poème en alexandrins :

…verre……..

……….batelier

.. lune…..femmes

..verts………..

 

……………….ronde

..chant……………

…………fille……….

……immobiles…..repliées

 

…………..se mirent

…………….refléter

La voix……………

..cheveux……….

 

…verre……….rire.

Voici les textes produits  à partir de ces mots. Ensuite vous découvrirez le poème d’origine : nuit Rhénane de Guillaume Apollinaire


Spleen !!!

 Boire un verre de vodka me donne du vague à l’âme

Tout comme la Volga qui berce le batelier

Attendre le clair de lune comme nombre de femmes

Fuir les espaces verts ! la flamme du chandelier

Vacille sur mon corps comme une lueur ronde

C’est le chant de la nuit … je deviens hétaïre

Il stimule mes sens, je deviens  fille de l’ombre

Qui les yeux immobiles et les mains repliées

Fixe les volutes d’alcool qui dansent et se mirent

Dans ma coupe encore pleine pour mieux s’y refléter,

La voix de la raison me réveille soudain

Mes cheveux embués se redressent enfin

Pourquoi mon verre est vide ? Je ferai mieux d’en rire !

SM

Le verre dépoli de mon vieil atelier

Diffracte les signaux que fait le batelier

Par les soirées sans lune à l’intention des femmes

Qui sous les verts lampions frappent le macadam

J’entends des cris, des mots qui montent à la ronde

Et le chant des marins qui célèbrent les blondes

S’offrent à une fille joliment maquillée

Près des cygnes immobiles aux ailes repliées

Sur les eaux du canal bateaux et bars se mirent

becs de gaz et fanaux viennent se refléter

Et la voix éraillée par le vin de Palmyre

glisse sous les cheveux des amabilités

Le verre dépoli filtre un éclat de rire

DDor

Nuit rhénane

Guillaume Apollinaire

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913

Jeu d’écriture par temps de confinement16 04 2020 – 25- texte mité 2

16 04 2020

jeu par temps de confinement – 25 -Texte mité – 2

Ce jeu, vous le connaissez, mais il était prévu pour le mois d’avril ; Vous avez le choix pour reconstituer un poème ou un texte en prose :

Voici un texte dont il ne subsiste que quelques bribes, à vous de le reconstituer. Au choix :

soit un poème en alexandrins :

…verre……..

……… batelier

….. lune…..femmes

…..verts………..

 

………………. ronde

…..chant……………

…………fille……….

……immobiles…..repliées

 

…………..se mirent

……………. refléter

La voix……………

…..cheveux……….

 

…verre……….rire

 

soit un texte en prose

L’étranger…………déserte. ……………complètement exténué. ………….rails………..l’heure exacte……………

………. Dieu seul sait où…………épaule…………lanterne rouge……………….. ……..en souriant….

– ………………….parti

-……….pas longtemps……

– ………………….il faut absolument……….

-………….. ce qui arrive. …………….l’étrange édifice gris cendre…………………………..

jeu par temps de confinement 24 histoire en boucle

15 avril 2020

jeu d’écriture par temps de confinement – 24 – histoire en boucle

L’atelier d’écriture ordinaire et mensuel devait se tenir vendredi prochain, au temps où je l’ai proposé, j’étais encore naïve. Comme je ne le suis,je propose ses jeux sur mercredi, jeudi et vendredi

En partant d’une situation de départ « évidente » ( par exemple, « les humains ont une bouche et des oreilles… », « Rien ne sert de courir…. »  « Pour connaître son pays, il faut le quitter »), imaginez un enchaînement d’évènements qui aboutit à la situation de départ. L’histoire doit être courte pour pouvoir être reprise en boucle comme une litanie

exemple de cour d’école remontant à mon enfance: La vache est un animal domestique qui produit le lait et la bouse ; le lait, aucune importance, mais la bouse, de deux choses l’une, ou je la vois, ou je ne la vois pas ; si je la vois, aucune importance, mais si je ne la vois pas, de deux choses l’une , soit je l’évite, soit j’y mets le pied dedans ; si je l’évite aucune importance, mais si j’y mets le pied dedans, de deux choses l’une, soit elle est sèche, soit elle est molle ; si elle est sèche, aucune importance, mais si elle est molle, je m ‘écrie : ah la vache est un animal domestique…


Le tiramisu est un dessert composé de mascarpone et de chocolat. Le mascarpone est blanc et crémeux mais le chocolat , soit il est au lait soit il est noir ; s’il est au lait , je le boude mais s’il est noir ; sera-t-il en morceaux ou en poudre ; s’il est en morceaux , je le recrache mais s’il est en poudre , je le dévore .  » le  » , je parle bien sûr du tiramisu qui est un dessert ………………..

 H God 

l’homme est un loup pour l’homme. la phrase résonna dans la tête de celui qui était à la chasse de ce loup féroce et se battait au milieu des autres pour être le premier à vaincre la bête. la bête cherchait encore à se confiner dans les taillis. il n’en fallait pas plus pour que tous s’acharnent à la déloger de ces inextricables espaces d’épines et de lianes, nasse qui aurait dû se refermer sur l’animal prédateur. contre toute attente un coup de feu claqua et l’homme chavira. contre toute espérance le loup s’enfuit, non sans que résonne en son for intérieur cette phrase : l’homme est un loup pour l’homme.

MS

Quand les poules auront des dents, c’est ce que j’entends pour la sortie du confinement, si on a des masques, si on a des tests, si on a des médicaments, si on a un vaccin, si le virus n’a pas muté, si un autre n’a pas pointé son nez. J’ai le bec dans l’eau. Je regarde vers le passé. Je conjugue au passé : quand les poules avaient des dents. Sauropodes emplumées, et pas encore ailées comme l’étaient leurs voisins les ptérosaures , elles gambadaient insouciantes, sur les plages de Cahors à basse marée. Elles avaient l’avenir devant elles, l’acquisition des ailes, la perte des dents, le passage délicat de la grande disparition des espèces, jusqu’à nous. Elles se sont arrondies, leurs ailes ont raccourci, elles se sont retrouvées confinées avec leurs congénères stressées dans des grands poulaillers à pondre des œufs qu’on leur enlève avant d’être sacrifiées, déplumées, grillées. Elles rêvent peut être, les gallinacées, de s’égayer dans les jardins, dans les prés , de voler jusqu’à la cime des grands arbres, au dessus des maisons, jusqu’à ne devenir qu’un point à l’horizon. Mais, ça mes belles, pas d’illusion : quand les poules auront des dents.

Ddor Continuer la lecture de « jeu par temps de confinement 24 histoire en boucle »

Jeu d’écriture par temps de confinement 14 04 2020 -24- histoire en boucle

15 avril 2020

jeu d’écriture par temps de confinement – 24 – histoire en boucle

L’atelier d’écriture ordinaire et mensuel devait se tenir vendredi prochain, au temps où je l’ai proposé, j’étais encore naïve. Comme je ne le suis,je propose ses jeux sur mercredi, jeudi et vendredi

En partant d’une situation de départ « évidente » ( par exemple, « les humains ont une bouche et des oreilles… », « Rien ne sert de courir…. »  « Pour connaître son pays, il faut le quitter »), imaginez un enchaînement d’évènements qui aboutit à la situation de départ. L’histoire doit être courte pour pouvoir être reprise en boucle comme une litanie

exemple de cour d’école remontant à mon enfance: La vache est un animal domestique qui produit le lait et la bouse ; le lait, aucune importance, mais la bouse, de deux choses l’une, ou je la vois, ou je ne la vois pas ; si je la vois, aucune importance, mais si je ne la vois pas, de deux choses l’une , soit je l’évite, soit j’y mets le pied dedans ; si je l’évite aucune importance, mais si j’y mets le pied dedans, de deux choses l’une, soit elle est sèche, soit elle est molle ; si elle est sèche, aucune importance, mais si elle est molle, je m ‘écrie : ah la vache est un animal domestique…

jeu de confinement 23 – dénonciation

14 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 23- dénonciation

C’est de circonstance parait-il et pour ne pas regretter les vacances que vous n’aurez peut être pas, dénoncez un lieu de séjour ou un type de voyage sans intérêt, voir pire, soit

  • Par une lettre à un ami vantant les « charmes » du séjour
  • Des idées et des formules pour une contre-campagne publicitaire

Pourquoi vouloir rouler sa bosse

Dans le redoutable cosmos ?

Être confiné dans une fusée

Aiguillonne des désirs refoulés.

En apesanteur dans la station 

Vous retourne l’estomac dans les talons .

Apprécions le plancher des vaches

Quitte à passer pour des babaches !

 

H God .

Bureau des condoléances.

Courrier n° 52 897 007 (numérotation signalée par les soins de la chambre d’Apple de votre Palais de la Justice continuelle)

Mulhome, 30 marx 2021

 

Monsieur,

Je souhaite porter à votre reconnaissance constante un fait sans doute inconnu de vos services, puisque personne n’accusant réception de mes antérieures concordances (la première étant référencée : 1 949), je m’en remets à votre direction générale de cette province.

Arrivée de Wuhan le 12 mars 2020, après une escale rapide à Milan et sans autre projet que de passer quelques jours de méditation transcen-dentale en Alsace, terre de mes ancêtres, je me retrouve fort dépourvue alors même que la tempête de coronavirus a emporté mes derniers espoirs de bises et d’embrassades intra-familiales. Traverser ces contrées où natifs et migrants essayent de se camoufler derrière tous types de masques (dont certains me rappellent des photos familiales de 1917, à moins que ce ne soient des réunions hongkongaises), me semble une image déplorable d’un pays d’accueil tel que le vôtre. 

Actuellement déconfite et confinée, je ne peux que vous conjurer de me rendre aux miens. J’ai appris par le plus grand des lézards qu’un bâtiment de la marine en marche pourrait sans doute prendre le large, le long des côtes de Port niché.

Comptant sur une concomitante et confondante confiance, j’en remets à ma conscience entre vos mains consolatrices.

Votre confabulatrice.

MS Continuer la lecture de « jeu de confinement 23 – dénonciation »