Ecrit en avril 24, jeu 2 Avant / Après

Jeu 2 Rendez vous : avant / après

– Occasions de rendez-vous établies ensemble :

– rendez- vous devant un théâtre pour aller voir une pièce
– rendez-vous au cinéma

– rendez-vous chez une cartomancienne

– rendez-vous chez le proviseur d’un lycée

– rendez-vous pour une rupture

– rendez-vous pour une vente/ un achat sur le bon coin

– En choisir une :

Ne pas raconter le rendez vous mais :

– Première partie: Imaginer ce qui se passe dans la tête d’un des protagonistes avant le rendez vous.

– deuxième partie : Imaginer ce qui se passe dans la tête de ce protagoniste après le rendez-vous.

– rendez-vous chez une cartomancienne

Chez une cartomancienne

1 Avant 

Vais-je enfin rencontrer l’homme de ma vie ? C’est pour répondre à cette question que j’ai pris rendez-vous avec Isis. J’ai bientôt 80 ans, il serait temps si je ne veux pas le rencontrer dans l’au-delà. Je suis tellement impatiente. Je fais des croix sur le calendrier. Plus que 24 H. Enfin le jour J. J’ai le cœur qui bat comme si c’était déjà le jour de la rencontre amoureuse. Allons – y !

Après

Ça y est ; j’ai rencontré Isis. Hélas, ses prédictions ne sont pas très claires. Je vais faire une rencontre qui va transformer ma vie, mais elle n’a pas bien vu s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Dis donc je ne suis pas à voile et à vapeur. A moins a-t-elle dit qu’il ne s’agisse que d’une nouvelle amie. Elle voit aussi des travaux dans ma maison, peut-être un projet de colocation. Voilà qui arrangerait bien mes finances. Je n’y comprends rien et je suis un peu déçue, surtout après avoir déboursé 300 €. Elle m’a affirmé qu’elle ne voyait que des événements positifs, alors, je vais y croire. Ce soir, je suis invitée à un repas avec des certains convives que je ne connais pas. Peut-être ma future nouvelle amie y sera-t-elle. Qui vivra, verra !

D.Dou

2Avant

Je pris ma décision. J’irais consulter Madame Irma, cartomancienne exerçant non loin de mon domicile. Chaque fois que je passais devant son immeuble, sa plaque attirait mon regard et une irrépressible envie de franchir la porte s’emparait de moi. J’avais du mal à quitter les lieux. Ma copine Marie l’avait consultée et m’avait raconté tout le bien qu’elle lui avait fait dès sa première entrevue. Je fus séduite. Je pris donc rendez-vous pour le surlendemain. Surprise par mon audace mais également fière d’avoir surmonté mes préjugés, je me préparai pour mon rendez-vous.

Qu’allait-il se passer ? Que lui dirai-je ? Je m’imaginais, intimidée et perturbée, me retrouvant en face d’une vieille femme plantureuse, entourée de bougies dans une ambiance à l’orientale, lumières tamisées, tissus chatoyants aux couleurs chamarrées d’or. Je lui poserai toutes les questions qui brûlaient mes lèvres sur mon avenir plus ou moins proche. Elle allait me prédire un avenir radieux, une rencontre amoureuse, des enfants, une famille heureuse, un travail épanouissant. Bref ! elle ne verrait que de belles choses dans les cartes déployées devant elle.

Je mis ma plus belle robe, j’attachai mes cheveux en un lourd chignon, me maquillai légèrement et sonnai à sa porte, tremblante de peur.

Après

Non mais vraiment ! Pourquoi suis-je allée consulter cette diseuse de bonne aventure qui m’a embrouillé l’esprit plutôt qu’éclairer mon avenir. Avec son look effraynt de sorcière sortie tout droit du plus mauvais conte d’épouvante, je n’ai rien entendu de ce qu’elle m’a dit, tétanisée et amnésique tout à coup.

Je marchai d’un pas lent en direction du parc, sonnée, en me demandant ce que j’étais venue faire dans cette galère. Les minutes s’écoulaient aussi lentement que le débit de sa voix monocorde qui résonnait encore à mes oreilles. Jamais je ne raconterai à Pierre ma misérable expérience !

Je me réfugiai dans un bar et dégustai avec délectation un double whisky. J’en eu pour mon argent. Je n’étais pas fière, plutôt honteuse de moi. Délestée de 150 €, je me promis d’oublier bien vite ce minable rendez-vous et jurai qu’on ne m’y reprendrait plus.

Rendez-vous au cinéma

Avant

Aujourd’hui Félix a rendez-vous avec Marianne pour aller voir le dernier film « césarisé »

Félix : j’espère que ce n’est pas mal parce que moi les œuvres très médiatisées comme le Prix Goncourt , les César ou les Oscar je les fuis. Je ne peux pas poser un lapin à Marianne d’autant qu’elle a choisi le cinéma tout près de chez moi. Il m’était difficile de refuser sa proposition.

Je connais peu cette salle mais Marianne qui y va souvent la trouve très bien ; je lui fais confiance.

Je ne vais pas chercher à me mettre en valeur en m’habillant différemment car depuis le temps qu’on se connaît elle ne manquerait pas de me faire une réflexion. Par contre ,nous nous sommes donnés RDV à 20 heures devant la salle. J’espère qu’elle sera à l’heure car elle connaît mon aversion pour les retardataires qui, entre parenthèse, sont toujours les mêmes. Il est 19h50, je m’approche doucement du cinéma et regarde si par le plus grand des hasards Marianne serait là , mais non, elle n’est pas encore arrivée. En l’attendant, j’en profite pour regarder le public qui se dirige vers le même lieu.Tout public, tout style, tout âge. 19H59 GRRR ! Elle n’est toujours pas là , d’accord il n’est pas 20h mais je commence à m’impatienter . Si à 20h05 elle n’est pas là, je m’en vais. Ah ! 20h la voilà pile à l’heure.

Après

Marianne est aux anges, elle est emportée par la scène finale qui l’a à la fois surprise et subjuguée. Je reconnais que je ne me suis pas ennuyé mais je ne suis pas aussi enthousiaste. De plus je n’aime pas parler de mes ressentis à chaud ;il me faut du temps alors je laisse Marianne monologuer en faisant des hum ! des ouais ! Au bout d’un moment je lui propose d’aller prendre un verre.

H.L.

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Ecrit en avril 2024, jeu 3 fable

Jeu 3 fable...

Soit une liste d’objets associés par deux , par hasard :

– la casserole et le gâteau

– la cafetière et le xylophone

– la chaise longue et la mandoline

– la cuillère et le grille-pain

– la statuette et la sucette

Prendre un couple et imaginer une fable comprenant une morale .

La Mandoline et la Chaise Longue

1

Ayant râpé, coupé toute la matinée,

La mandoline put enfin se reposer.

Elle avait brillamment assuré le service,

Puis pris sa douche dans l’évier de la cuisine.

Un rayon de soleil entrait par la fenêtre,

Et caressait la paillotte désormais déserte.

La chaise longue rêvassait dans le sable,

Enfin libérée des fessiers impitoyables

Qui la déformaient tout le long de la journée,

Et ne prenaient jamais le temps de la ranger.

Chaque jour elle était d’une humeur détestable,

Surtout à l’approche de sa soi-disant rivale.

Elle jalousait la Mandoline

Et ses poussées d’adrénaline

La rendaient encor ‘plus mordante

En la voyant toujours pimpante :

« Madame a fini de travailler aujourd’hui ?

Combien de doigts cette fois Madame a-t-elle coupés ?

-Arrêtes tu me saoules à t’occuper d’autrui

Laisse les gens tranquilles et vas te recoucher ! »

Tous les jours c’était le même refrain,

N’arrêtant pas de cracher son venin

« -Comme tu es raide tout le temps !

Rigole un peu, juste un moment !

Prends exemple sur ta cousine,

Cà c’est une sacrée mandoline !

Elle chante toute la journée,

Et même, nous fait danser !

Toi tu n’es qu’une cendrillon,

Bonne à tout faire dans les chaudrons !

Oh la vilaine, oh la vilaine ! »

Et chaque fois la même rengaine.

Un jour n’en pouvant plus, la Mandoline hurla :

« Maintenant çà suffit, arrête ton cinéma !

Tu t’imagines être invincible

Alors que tu n’es qu’immobile !

Regarde ton cousin Transat !

Lui, qui n’est pas un cul de jatte,

S’amuse et visite en croisières

Les plus beaux pays de la terre !

Mandoline entendit un « clac »

Ce fut la chaise qui tombât.

Elle n’avait sans doute pas apprécié,

D’un coup sec, s’était sur elle repliée.

L’injustice des propos tenus par l’une,

Souvent sert d’excuses aux propos de l’autre.

Si tu ne veux pas que l’on t’importune,

Toi, n’importune pas non plus les autres.

S.M.

2

Une chaise longue abandonnée au bord de la piscine

Attendait avec un immense espoir la venue d’un être merveilleux

Qui la sortirait de sa solitude et de sa mélancolie.

Elle entendit au loin le son harmonieux d’une mandoline

Et elle se mit à rêver et à espérer

La rencontre qui changerait le cours de sa vie.

Comment allait-elle s’y prendre ?

Elle échafauda mille stratagèmes mais aucun ne fonctionna.

Alors désespérée et plus seule que jamais

La chaise longue envisagea de sauter dans la piscine

Et s’imagina sauvée par la mandoline, sa nouvelle amie.

A nouveau rien ne se passa comme elle l’avait prévu.

Elle se jeta à l’eau, coula au fond de la piscine

Et jamais aucune mandoline ne vint la sauver.

Pauvre chaise longue !

Prendre les bonnes décisions au bon moment

Est la meilleure des garanties pour réussir pleinement sa vie.

D.L.

3

-Il fait beau ,tout pousse à s’allonger dans cette chaise longue à la toile bariolée ,ces couleurs vives qui répondent au bleu immaculé du ciel. Un calme absolu, au loin le pépiement d’un oiseau au cri trop ténu pour troubler ce moment inespéré…Les yeux fermés qui enserrent des rêves de plénitude ,le corps abandonné à la brise caressante…

Et puis ,subitement ,quelques notes de musique ,tout d’abord espacées puis de plus en plus harmonieuses ,elles volettent au dessus de la chaise longue ,fait  frissonner la toile  multicolore ,réveille cette matière inanimée…Peut-on réconcilier des univers que rien n’oblige à vivre ensemble? L’art invite-t-il à des rencontres improbables? 

B.H

La cuillère et le grille-pain

Une cuillère rutilante voisine sagement avec un grille-pain sur le plan de travail de la cuisine.

Logiquement, aucun rapprochement n’est possible entre eux. C’est sans compter avec la cuisinière maladroite qui habite la maison. Un matin, la tranche de pain reste malencontreusement coincée dans le grille-pain. Gaëlle s’empare de la première chose qui lui tombe sous la main et utilise la cuillère pour extirper le pain. S’ensuit une gerbe d’étincelles, un vrai feu d’artifice ! « Je ne savais pas que je te faisais autant d’effet » s’exclame la cuillère.

Moralité : Il faut persévérer et ne pas se fier aux apparences

D.Dou

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Ecrit en mars jeu 1 procédé mnémotechnique

Mars jeu1

eu 1 : procédé mnémotechnique

Pour se souvenir de sa plaque d’immatriculation (ou d’une autre). Imaginer une expression formée à partir des deux premières lettres, une autre formée à partir des deux dernières. Les relier par un court texte incluant sous forme de sons les chiffres du centre.

Exemple : plaque imaginaire CL 785 OG

Colis léger : c’est pourtant l’absorption de ces quatre bouteilles de vin de Saint Julien qui m’ont plongée dans l’oubli général.

M.LFR 110 AV

Faut rigoler Sandy, en avant toutes !

Ddou

AZ 134 ML

Ami zélé, s’en allant tremblant tenu par le secret, il pensa qu’à cette heure très tardive, il ne pourrait pas rejoindre sa maison landaise.

D.L.

AS 020 EX

Je suis un as du volant, j’ai toujours eu vingt sur vingt à mes contrôles, que voulez-vous je suis un vrai expert.

L.D.

PL 670 HS

Poids lourd : véhicule circulant six jours sur sept et qui donne pourtant l’impression à son chauffeur d’avoir zéro jour de repos et d’être HS.

L.D.

DC 188 EX 64 FR

Duo de campagne, un double huit, espérance xantia, cithare quatuor de Franciscains de France

M.L.

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Ecrit en Mars 2024, jeu 2 :Thème astral selon le Calendrier Reginien « élastodates »

Jeu 2 :Thème astral selon le Calendrier Reginien «  élastodates »

Reg Alcorn a inventé un système d’écriture des nombres qui lui servent à écrire les dates sous formes d’images chaque jour différentes ((il fonctionne réellement). Il ne s’agit pas de le décrypter mais d’inventer à partir des images quel pourrait être le caractère et le comportement dans la vie d’une personne née ce jour là (vous donnerez un nom personnel à ce jour)

E lle est née un premier mars, et comme le printemps qui s’annonce discrètement elle est légère et inventive, souriante et gaie, tout en elle respire l’ouverture et l’harmonie d’une partition équilibrée, qui dicte son propre tempo, et nourrit ses lignes de force, d’accords choisis, de rencontres uniques
S.D.

«  jour de fête »

La personne qui naît ce jour là sera plutôt extravertie et pleine d’imagination, de fantaisie et de créativité.

Curieuse, elle s’intéresse à tout . Elle est prompte à réagir aux évènements avec beaucoup de vivacité d’esprit et de spontanéité. Elle ira de l’avant avec enthousiasme et chaleur communicative.

Un peu trop tout feu tout flamme pour certains qui craignent qu’elle s’emmêle les pieds, elle saura en séduire d’autres par sa souplesse et son art de l’adaptation.

Il ne faudra pas la qualifier trop vite de personne  « évaporée » : un solide ancrage sur son centre de gravité rétablira toujours son équilibre sa cohérence.

Elle sera tentée par des activités qui lui permettront de s’exprimer autant par l’ensemble de son corps que par sa tête, comme la danse ou le cirque. Il n’est pas exclu de la voir s’engager en politique

D.Dor


Il ne perd pas le nord et son jardin secret est riche de petits et grands plaisirs qu’il protège, comme un bastion inaccessible et sans faille son équilibre a besoin de retrait et de défenses, mais il habite une nature pleine de musique et ne cesse de s’y ressourcer
S.D

Le jour Arlequin –

B ohème et fantasque, Martine aime les couleurs fortes, les bijoux ethniques et les tenues excentriques. L’Amérique du Sud la fascine. Elle affectionne la vaisselle sobre, avec des formes douces. Son intérieur est dépouillé, presque monacal mais ponctué de teintes vives qui attestent de sa forte personnalité ; il n’a guère changé depuis ses années estudiantines où un vieux sommier tenait lieu de canapé.

D.Dou

Amour : votre rupture amoureuse récente va se transformer en une rencontre que vous n’espériez plus. Le prince charmant vous apportera bonheur et plénitude. Vous allez vous engager sans complexe dans une histoire d’amour qui vous projettera dans un avenir radieux. Ce soir vous ferez une rencontre déterminante.

Santé : vous vous sentez en pleine forme malgré les allergies et les rhumes qui vous guettent à tout moment. Evitez de prendre froid. Couvrez-vous bien, surtout aujourd’hui, lorsque vous sortirez pour éviter toute rechute qui vous clouerez, pour un certain temps, au lit.

Travail : vous occupez un poste à hautes responsabilités qui vous garantit la sécurité de l’emploi. Votre place privilégiée dans l’entreprise vous protège mais soyez vigilante. Certains collaborateurs jaloux et peu scrupuleux vous envient et imaginent votre disgrâce. Ne les laissez pas vous importuner et devenir leur cible. Aujourd’hui en réunion gardez la tête haute.

Vie sociale : votre tempérament enjoué et votre rire communicatif font de vous un être à part. On vous apprécie pour votre jovialité, votre sens de l’humour mais aussi votre grande générosité. Vous aimez rendre service et vous êtes perçue par vos amis et vos parents comme un être exceptionnel. Aujourd’hui est un grand jour pour vous, votre petit ami vous invite au restaurant pour la première fois ce soir.

D.L

Ecrit en Février 2024 jeu 3 avec Sempé

Jeu 3 jeu avec Sempé

Observez le dessin page suivante et proposez un petit texte aboutissant à une autre conclusion.




Je le connais, c’est un ancien prof de maths du lycée où j’étais élève.Dépressif et complètement givré. Il doit mesurer et compter mentalement l’écart des rails entre eux et vérifier leur parallélisme.
S.R


Ce matin Charles emprunte la passerelle qui passe au-dessus des voies ferrées, passage obligé pour partir à pied à son travail : il aperçoit un homme sur le quai de la gare qui semble attendre un train mais le quai est désert et cela fait tout drôle car d’habitude à cette heure là, il est bondé de monde…. « Mais alors que fait-il là ? se demande Charles,  Il n’a pas de bouquet de fleurs à la main donc il n’attend pas sa dulcinée c’est bien dommage d’ailleurs car j’adore le côté romantique des quais de gare. Ce n’est pas un homme d’affaire ni un professeur car il n’a pas d’attaché-case. C’est qui alors ? Il n’a pas de téléphone non plus sinon il s’en servirait …c’est tout de même bizarre ! Et il n’a même pas un journal dans la main ! Que fait-il donc là ?. . » Charles s’interrogeait et s’inquiétait sérieusement du bien fondé de la présence de cet homme quand soudain il s’exclama : «  mais suis-je bête ! Il ne sait sans doute pas, vu qu’il n’a aucun moyen d’information, que c’est la grève de la SNCF aujourd’hui !….le pauvre, il risque d’attendre longtemps. »

S.M.

J’attends mon train qui ne devrait pas tarder et j’observe les deux personnes qui me lorgnent depuis la passerelle qui surplombe les voies. Que font-ils là ? Ils me regardent depuis un moment en parlant entre eux. Je m’interroge. Curieux endroit pour attendre un train. Promenade habituelle d’anciens cheminots, détectives ratés ??

A part moi, il n’y a personne. Dommage que je ne puisse pas voir ce qu’ils vont faire lorsque j’aurai pris mon train qui ne devrait pas tarder. Le mystère restera entier !

Ddou

Les trains, c’est sa passion.

Tous les jours à midi il se rend à la gare  quai A et pendant deux heures il regarde les trains qui arrivent puis repartent, les voyageurs qui descendent, ceux qui montent et à chaque fois il ressent une joie immense d’être là sur ce quai. Il admire le nouveau TGV, le OUIGO à un étage, si beau, si élégant et malgré sa peur de la vitesse il rêve d’être là assis près de la fenêtre du premier étage.

A 12 h 30 le TER arrive. C’est son préféré. Ses couleurs un peu vieillottes rouge et jaune l’enchantent dès qu’il l’aperçoit. A 13 H 25 le TGV pointe son nez. Celui-là lui fait un peu peur. Il n’aime pas la vitesse. Enfin il attend l’Intercité de 13 h 58 qui est toujours un peu en retard.

Mais aujourd’hui que se passe-t-il donc ? La gare est déserte. Un silence troublant l’enveloppe. Il ne comprend pas. Il reste immobile au bord du quai, il scrute le lointain, à droite puis à gauche. Rien. Pas un train en vue.

Il pense qu’il s’est passé quelque chose, il ne sait pas quoi mais ce dont il est sûr c’est qu’il reviendra demain et les jours suivants et espère un jour monter à bord de l’un d’eux.

D.L.

Petite gare de province sans aucun voyageur autre qu’un homme sur le quai.Son regard perdu dans le lointain laisse penser qu’il est très en avance mais qu’il est décidé à attendre le temps qu’il faudra pour avoir un train. Y-a-t’il une grève ? Aime-t’il les quais de gare vides ? Vient- il de province et sa correspondance ne lui laisse pas le temps d’aller visiter la ville ?

H.L

« Tu vois , c’est ça le service public : faire fi de la rentabilité et assurer pour un ou des milliers! »

H.G.T.

J’étais passée plusieurs fois , le vendredi vers 17h30 sur le pont qui enjambe le chemin de fer, à la gare, en promenant mon chien. Chaque fois, mon regard avait été attiré par un petit homme, debout au bord du quai, imperturbable, une grosse valise posée à ses pieds. Un soir, j’ai entendu le sifflet du TER de 17h 43 Brive Périgueux, et je suis revenue sur mes pas pour voir mon homme prendre son train. A ma grande surprise, lorsque la rame s’est arrêtée et que la porte s’est ouverte j’ai vu sortir un bras, une grosse valise noire à la main , aussitôt réceptionnée par l’homme qui fit ensuite passer sa valise verte. Le train redémarra et soudain le quai fut vide. Trois semaines d’affilée, j’observai le même manège et mon imagination nourrie d’histoires policières, allait bon train  sur le contenu du bagage : de la drogue ? des billets de banque ? peut-être même les morceaux de sa femme… Je devais en avoir le cœur net. Je descendis rapidement sur le quai et avançai rapidement à la rencontre de l’homme qui s’enroula dans la laisse détendue du chien et qui, pour garder son équilibre lâcha son précieux bagage : il s’ouvrit , crachant sur le quai un linge blanc méticuleusement repassé et plié. Le visage de l’individu était décomposé. Prise de remord, je l’aidai à ramasser ses vêtements souillés par la poussière du quai et à refermer la valise. Je l’invitai, pour se remettre, à prendre un pot au café de la gare . Il se débonda dans un flot de paroles dont je vous résume l’essentiel : le contrôleur du train était un vieux copain d’école qui lui rendait un précieux service. Chaque semaine, il lui remettait une valise de linge sale qu’il livrait à sa mère à la gare de L. Celle ci, lors de la navette du matin lui avait transmis la valise de vêtements lavés par ses soins et notre homme la récupérait. D’après lui, elle continuait, ainsi à se sentir utile… c’était surtout lui que ça arrangeait.

D Dor

Ecrit en février 2024: jeu 2 suite alphabétique

Jeu 2 suite alphabétique

Composez un texte dont les mots se suivent dans l’ordre alphabétique . (On ne tient pas compte des articles

A Boire Caviste: Dom Pérignon,Élégant, Floral . Gentiane, Herbeuse, Intense, Joviale. Kirsh, Lampé . Monbazillac , Noble Orfévré. Pisco , Qualité Requise. Saussignac, Tentant , Unique .

Vodka, Whisky , Xérès ,Yin et yang Zélé .

H.G.T.

Alexandre bricole ce dimanche et feuillette gaiement son horoscope. Il jubile, kiffe la minute narcissique où il peut questionner ridiculement son thème. Ultérieurement, sa voyante Wanda, xénophobe Yankee, le zigouillera.

L.D.

Avec beaucoup de charisme, il dépeint l’élégance du Français grandiloquent : haineux ou ingénieux ? Jovial ou kamikaze ? Il légitime Molière et notre obsessionnel perfectionnisme quant au respect souvent tatillon de l’usage du vocabulaire sur le web xyloglotte par des youtubeurs zoïles.

SM

Allons boire copains d’écriture, fins gourmets hautement inspirés.

Jus, kir, limonade, marsala nous ouvrent des perspectives quadrisyllabes, rimes, strophes.

Trois ubuesques vers wagnériens xénophobes yodisent ou youyoutent. Zut !

D Dou

Alors, bientôt, ce sera dimanche et forcément Gilles , Héloïse, iront jerker au Karaoké du « Lapin Magique ». Nous, nous opérerons plus tard quelques razzia au supermarché, toujours utiles, vraiment, whisky, Xérès, yogourts et zakouskis

S.R

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Ecrit en février 2024: jeu 1 épuisement d’un lieu

jeu 1 : Épuisement d’un lieu

Choisissez un lieu (pièce, maison, jardin, rue…) . Décrivez le de façon précise (mais pas trop longue) , partiale, selon deux points de vue différents, sous forme de monologues intérieurs

1) La table de la cuisine e matin après le petit déjeuner c’est un peu paysage après le bataille pour moi, je circule entre les énormes tasses ou bols qui font cercle autour d’une théière ventrue (de la porcelaine de Chine tout de même), des cuillères abandonnées gisant en désordre maculées de confitures de groseille ou d’abricot, un verre renversé qui a dû contenir du jus d’orange, et partout des miettes de pain ou de biscottes ; je me faufile dans ce capharnaüm et repère un morceau de sucre à moité dissous dans une flaque de café. Je me rue sur cette friandise dardant ma trompe aspirante lorsque mes yeux à facettes dotés d’une vision à 360 degrés m’averissent de l’approche à grande vitesse d’un objet contondant que j’identifie aussitôt comme étant la tapette à mouches qu’affectionnent les haineux qui habitent dans mon appartement. Aussitôt dans un bourdonnement suraigü de mes élytres je décolle prenant très rapidement de l’altitude tout en observant de façon très nette et comme au ralenti( oui je peux distinguer 600 images par secondes ) le déplacement de la tapette qui finit sa parabole en bousculant violemment la théière en porcelaine de Chine qui, déséquilibrée, ne peut éviter une chute fatale sur le carreau de la cuisine où elle explose en mille morceaux. Ma vision à 360 degrés me permet en même temps de voir que je me suis rapproché du plafond : il me reste à trouver un endroit tranquille où je vais pouvoir finir d’avaler les trois grains de sucre imbibés café que j’ai réussi à chiper. Pas si évident car comme chacun sait je suis très myope et ne distingue guère les couleurs.

2) J’ai été réveillé tôt ce matin par les deux arachnophobes qui m’hébergent . Mais ils n’en avaient pas après moi, ils semblaient pressés et ont déjeuné en vitesse avant de filer à la salle de bain sans faire le ménage. J’ai donc eu tout loisir depuis mon poste d’observation élevé de contempler le désastre pictural d’une table rectangulaire offrant à mes quatre paires d’yeux experts un spectacle qui me fit penser à une toile de Miro (qu’on ne s’étonne pas de cette « expertise » : j’ai acquis une certaine culture artistique ayant séjourné plusieurs mois dans une des salles d’art moderne du musée Beaubourg avant d’intégrer ce pavillon de banlieue). Une toile de Miro donc avec sur le fond jaune de la table des formes circulaires inscrites de ci de là par la théière, les tasses, les pots de confitures puis des formes allongées comme des filaments de café noir, de lait, des taches éparses de confitures diverses et des constellations de miettes et débris divers le tout réparti de façon aléatoire…Je m’amusais pendant quelques instants en louchant de mes quatre paires d’yeux à créer des effets kaléidoscopiques très spectaculaires (j’utilise cette faculté que j’ai pour créer mes propres toiles en m’inspirant de Paul Klee voire de Vasarely ce qui ne manque pas de susciter étonnement, admiration et jalousie chez mes nouvelles copines banlieusardes et se révèle très efficace pour piéger les proies, de plus en plus nombreuses, amatrices d’art moderne).Mais mes expérimentations esthétiques furent interrompues par le retour inopiné d’un de mes deux nazis qui voulant occire une mouche provoqua une catastrophe porcelainière . La mouche s’échappa et tout aussitôt je perçus un léger frémissement dans ma toile:mon petit déjeuner était servi. Sucré, mais pas trop il avait une subtile saveur de café .

F.V.

Tu parles d’un jardin zen ?

1)J’avais fait le choix d’une visite guidée. Feng shui, ce mot revenait toutes les 2 mn.

J’ai vu beaucoup d’arbres rabougris dans des teintes tristes, une fontaine en fausse pierre qui crachait une eau saumâtre. Ah ! des cailloux, des petits, des gros, partout, alignés, policés. Quel ennui, quelle tristesse ! Les propriétaires des lieux, je voudrais bien les rencontrer, ils doivent ressembler à des souris grises, longeant les murs.

2)Je n’avais qu’une hâte, fuir cet endroit qui me donnait le cafard.

Heureusement, la prochaine visite se déroulera dans un jardin à l’anglaise, enfin un peu de fantaisie.

DDou

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Ecrit en janvier 2024 jeu 3 jeu de Noël

Jeu 3 jeu de Noël

Imaginez une façon originale de vous débarrasser d’un cadeau qui ne vous a pas plu ( sans vexer son auteur).

Noël 1968. J’ai douze ans, on ne fait pas encore ces listes au pere Noël qui font les choux gras du commerce aujourd’hui…Pas d’internet ni de plateformes de revente, je n’en aurais même pas eu l’idée! Mais quelle déception de trouver au pied de l’arbre dans un joli paquet marqué de mon prénom un petit lapin en peluche aux yeux stupides, alors que j’espérais une boîte à expériences de chimiste, une encyclopédie et quelques chouettes livres!

Difficile de dire merci en se sentant si dépitée, enfin je n’étais plus un bébé! Je me suis demandée si ce n’était pas un cadeau pour ma dernière soeur plus jeune de quatre ans, dont je savais déjà par son caractère, qu’elle ne l’aurait pas voulu!!! Erreur d’une marraine? Je n’ai jamais su le fin mot de l’histoire qui a fait tomber dans mon soulier ce pauvre lapin beige clair…Ne pouvant l’aimer, ni dormir avec lui, je l’ai négligemment laissé traîner prés de la cheminée, juste assez près pour qu’il se brûle et que catastrophe! mon frère le tire du feu méconnaissable et bon à aller à la poubelle! « Oh ma pauvre chérie, me dit ma mère, je me débrouillerai pour t’en trouver un autre ». Là, que faire? J’ai joué la peine, et me suis permis de dire qu’autre chose m’aurait plus intéressée, je n’eus pas mon petit atelier de chimiste pour n’avoir pas osé le demander, mais on m’offrit en échange un beau livre magnifiquement illustré des Contes d’Andersen!

S.D.

Qui vient au repas de Noël ? Toute la famille a dit oui même Tante Sophie qui d’habitude ne vient pas. Tout le monde s’extasie devant l’amas de cadeaux au pied du sapin joliment décoré. En prenant l’apéritif, chacun est impatient de découvrir le présent qui lui est destiné. Après les enfants et quelques invités arrive mon tour. Je découvre une magnifique boîte recouverte d’un papier brillant étoilé avec de nombreux rubans multicolores. Qu’est-ce-que c’est ? J’ouvre délicatement avec déjà un sourire de remerciements sur les lèvres. Je découvre un immense vase orange où tout de suite Tante Sophie : « ça te plaît ? Dès que je l’ai vu en vitrine, j’ai tout de suite pensé à toi » Merci Tatie dis-je en l’embrassant, il ne fallait pas c’est trop beau.

Pendant le repas je me demande où je vais pouvoir le poser chez moi. Ma première idée est de lui faire rejoindre le placard des pièces non montrables en disant si question est posée que maladroite comme je suis-je l’ai fait tomber et il s’est brisé mais avant je vais le proposer à l‘un de mes enfants. Après tout c’est un avant-goût de la transmission de mon patrimoine !

H.L.

Si vous êtes un maladroit notoire et que vous recevez un bibelot fragile, personne ne pourra vous en vouloir de voir le présent se fracasser malencontreusement au sol, dès le papier cadeau ôté. Est-ce votre faute si le sol en marbre n’a pas été accueillant pour cette figurine en biscuit représentant une femme en toilette empire ? Prenez un air navré, en expliquant que vraiment vous lui auriez trouvé une place de choix parmi votre collection Star Wars. N’en faites quand même pas trop si vous ne voulez pas en recevoir un autre comme cadeau d’anniversaire.

D.Dou

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Ecrit en janvier 2024 jeu 2-5 texte à début et fin imposés

Jeu 2 texte au début et la fin imposés 5

Voici quelques phrases parmi lesquelles vous choisirez un début et une fin à votre histoire

– Quand elle marche, on croirait qu’elle danse (Baudelaire)

– Aujourd’hui, ce qui ne vaut pas la peine d’être dit, on le chante (Beaumarchais)

– A quatre pas d’ici, je te le fais savoir (Corneille)

– les Héros ne sentent pas bon (Flaubert)

– Familles, je vous hais ! Volets clos, portes fermées (Gide)

– Donne lui tout de même à boire (Hugo)

– Il faut être poli avec la Terre et avec l’Océan (Prévert)

-Tu causes, tu causes, c’est tout c’que tu sais faire (Queneau)

phrase de début : A quatre pas d’ici, je te le fais savoir (Corneille)

A quatre pas d’ici, je te le fais savoir, je vais partir. Je te quitte. Je vais rejoindre Emile en Californie. Je vais enfin réaliser mon rêve d’artiste. Emile m’a promis un rôle dans son prochain film et je ne peux pas refuser. Tu es malheureux mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas disparaître. Je te donnerai de mes nouvelles et un jour tu pourras m’admirer sur grand écran. Mon choix est fait. Tu n’as plus rien à espérer de moi. C’est ainsi mais sache que je t’ai aimé et que je ne t’oublierai jamais. Tu resteras le premier grand amour de ma vie mais je veux vivre une grande aventure et je sais que je peux atteindre mon but. Je prouverai aux yeux du monde entier que mon talent et ma détermination me propulseront au plus haut sommet de la gloire. Sois patient mon amour, un jour je reviendrai. Ne m’en veux pas. Oublie-moi.

Laisse-moi parler, arrête de m’interrompre sans arrêt car en fin de compte tu causes, tu causes, c’est tout c’que tu sais faire.

D.L