Atelier virtuel du 21 mai 2021 jeu 1 tautogrammes en série

Jeu 1 Tautogramme en série

Il s’agit d’un jeu où tous les mots d’une phrase doivent commencer par le même lettre

Didon dîna dit-on d’un dos dodu d’un dindon

Pour introduire une variation à un jeu que nous avons souvent fait, je vous propose d’enchaîner plusieurs phrases . Chacune est un tautogramme de la lettre suivant la précédente.

Pour l’exemple que j’ai choisi, les mots de la deuxième phrases devraient commencer par un e, ceux de la troisième par un f, ceux de la quatrième par un g etc.

________________________________________________________________

Aussitôt arrivé à Arles, Alexandre alla aux arènes avec Aristote

Bucéphale bien brossé, bonne bière belge brune bue,belliqueux baroudeur bourré ; bonsoir !

C’était comme ça, ce cruel cavalier conquérant cuvait, couché, cuisses calées contre certains camarades combattants.

D’après divers documents d’époque, délicat de détailler désormais davantage.

En effet, espérer édulcorer est embarrassant, enfin finissons.

JZ

Roger roule rapidement en rollers à Rome, c’est ridicule, risqué.

Simone suit sans se soucier des sens, des sorties de Saab ou de semi-remorques.

Tous trouvent totalement terribles ces tarés qui transitent témérairement.

LD

Continuer la lecture de « Atelier virtuel du 21 mai 2021 jeu 1 tautogrammes en série »

Atelier d’écriture en chair en en os 25 juin 2021

A

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Centre Culturel Terrasson 

Vendredi25Juin2021 20H15

Feuilleton : il sera finalisé pour l’occasion

Jeu 1 texte « chaud » ou texte « froid »

Voici trois exemples de textes descriptifs « neutres ». Vous en choisirez un que vous transformerez en texte chaud ou en texte froid

Au milieu d’une sombre forêt, dans une caverne humide et grise, vivait un monstre poilu. Il était laid ; il avait une tête énorme posée sur deux petits pieds ridicules, ce qui l’empêchait de courir. 

Il ne pouvait donc pas quitter sa caverne.  Il avait aussi une grande bouche, deux petits yeux glauques, et deux longs bras minces qui partaient de ses oreilles et qui lui permettaient d’attraper les souris. Le monstre avait des poils partout : au nez, aux pieds, au dos, aux dents, aux yeux et ailleurs. 

Ce monstre-là rêvait de manger des gens.

                                                                       H. Bichonnier, Le monstre poilu

Tout à coup devant moi se leva une digue. C’était un haut remblai de terre couronné de peupliers. Je le gravis et je découvris la rivière.


Elle était large et coulait vers l’ouest. Gonflées par la fonte des neiges, ses eaux puissantes descendaient en entraînant des arbres. […].


En aval, divisant le flot, s’élevait une île. Des berges abruptes couvertes de saules épaisses en rendaient l’approche difficile ; c’était une île vaste où poussaient en abondances de bouleaux et des peupliers. […].


Quand je ramenai mes regards vers les rivages, je m’aperçus que, juste à mes pieds, sous la digue, une petite anse abritait une plage de sable fin. Là les eaux s’apaisaient. […]

Sur le sable on voyait des traces de pieds nus. Elles s’en allaient de l’eau vers la digue. Les empreintes étaient larges, puissantes..

J’ai le teint brun, mais assez uni; le front élevé et d’une raisonnable grandeur; les yeux noirs, petits et enfoncés, et les sourcils noirs et épais, mais bien tournés. Je serais fort empêché de dire de quelle sorte j’ai le nez fait, car il n’est ni camus, ni aquilin, ni gros, ni pointu (…)29 avr. 2015 ( site Momes.net)

Continuer la lecture de « Atelier d’écriture en chair en en os 25 juin 2021 »

Ecrit en Avril 2021 – Jeu3- contraintes multiples

Jeu N°3 : contraintes multiples : amorce + S+7

Ecrire un poème de 1 , 2 ou 3 strophes de 8 vers (ne vous affolez pas).

Le premiers vers est une amorce choisie parmi les suivantes ( ce sera toujours la même) :

– J’ai oublié…

– Je ne suis pas du genre…

– Où ai-je lu que…

– Je me demande si…

Le deuxième vers complète la phrase en utilisant au moins deux noms (substantifs)

les vers suivant sont un enchaînement du deuxième vers par S+7 successifs (en allant chercher les mots sept places plus loin dans un dictionnaire).

N’ayez pas peur de l’absurde. Voici un exemple :

Où ai-je lu

Que les poules sont des dinosaures

que les poulinières sont des dionées 

que les poupons sont des dioramas

que les pourcentages sont des dioxygènes

que les pourpiers sont des diphtongaisons

que le pourridié est un diplomate,

que les pourritures sont des diplômés

===================================================================

Je me demande …

Si l’avenir est écrit
Si l’aventurier peut être  écroué
Si l’aveugle devient ectoplasme
Si être avide est un écueil
Si l’avion peur être une écumoire
Alors l’aviron peut plaire à l’écuyer
Et si l’avitailleur nous mène vers l’éden
L’avocaillon lui, peut être édifiant.

SM

Je me demande

si les journalistes sont des menteurs

Si les jubés sont des mentors

Si les judas sont des menu-vairs

Si les judokas sont des mers

Si les juilletistes sont des merceries

Si les jules sont des mercures

Si les jumelles sont des merdes

Si les junkies sont des méridiennes.

Ddou

Je me demande si  

l’hiver attend le printemps 

le hobby attend la prise 

le hockey attend la prison 

le holmium attend la privauté 

l’holographie attend la probabilité .

J’ai oublié 

ma brosse à dents et mon pyjama 

ma brouette et le pyralène 

le brouillard et le pyrex 

mon brouillon et la pyrogravure 

la brousse et le pyrosis .

HGT

Je me demande si

Le dessin améliore la vie

Le dessous de plat améliore la vieillesse

Le destin améliore la vierge

La destitution améliore le vigile

La désunion améliore la vigueur

le détail améliore le village

Le détachant améliore le vinaigre

S.R.

Je ne suis pas du genre

à jeter de la poudre aux yeux

A jeter le poudrier au Yogi

A jeter des pouilles au Yorkshire terrier

A jeter le poulain au yo-yo

A jeter le poulet à l’Yttria

A jeter le poulpe au Zaibatsu

A jeter le poupon au Zancle

A jeter les pourparlers à la Zarzuela

Je ne suis pas du genre

A mettre tous les œufs dans le même panier

A mettre toutes les offensives dans le même panislamisme

A mettre tous les officiers dans le même panneau

A mettre tous les offsets dans le même panorama

A mettre toutes les ogresses dans le même pantalon

A mettre toutes les oiselles dans la même pantoufle

A mettre tous les okapis dans le même papa

DDor

jeu amorcé et non développé

Où ai-je lu que

le port du masque même au temps du carnaval

ne protégeait pas du virus mondial

Atelier d’écriture d’Avril 2021-jeu2- alexandrins greffés

Jeu 2 : l’Alexandrin greffé (jeu de l’Oulipo)

Choisissez un des sonnets très connus que je vous propose et transformez le : pour chaque vers, changez un des deux hémistiches en empruntant celui d’un autre poème ( Vous pouvez choisir ces extraits dans plusieurs poèmes différents de votre choix)

Ronsard

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880.

 LA CIGARETTE 

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes1.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

================================================================

La Cigarette :

La cigarette greffé avec Félix Arvers (1806-1850) = Sonnet

Aloysius Bertrand (1807-1841)

Et Cocteau – Traduction du sonnet de Gongora

Oui, ce monde est bien plat ; ma vie a son mystère.

Moi, je vais résigné, le mal est sans espoir.

Et pour tuer le temps, nous avons une vigne

Je fume au nez des maîtres et serviteurs

Dormez-vous, pauvres futurs squelettes

Moi, le méandre bleu par un ciel clair et doux

Refuse au monde une extase infinie et m’endort.

Comme aux parfums mourants de l’écorce en deuil.

J’invite mes voisins, fleuri de rêves clairs

Où l’on voit se mêler l’art, l’art la science

Les rayons les ombres à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand le raisin est mûr, en songeant à mes vers,

Je contemple ce marbre lourd

Ci-git Greco (comme une cuisse d’oie).

Ddou

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille , vers de nouveaux rivages 

Assise auprès du feu , écumant et bavant ,

Direz chantant mes vers , apportés par le vent 

Ronsard me célébrait sur l’océan des âges .

Sans prunelle et sans blanc oyant telle nouvelle

Déjà sous le labeur le diable s’enfuira 

Qui au bruit de mon nom son venin vomira 

A la fin tout pensif de louange immortelle .

Je serai sous la terre ; mon âme est en silence 

Par les ombres myrteux qu’affaiblit la distance 

Vous serez au foyer dans un songe effacé .

D’ici je vois la vie et votre fier dédain 

Hâtons -nous jouissons ! n’attendez à demain 

Gardez de cette nuit les roses de la vie .

Emprunts aux poètes Ronsard et Lamartine .

HGT

Continuer la lecture de « Atelier d’écriture d’Avril 2021-jeu2- alexandrins greffés »

Atelier d’Avril 2021- jeu 1 Si je peux me permettre

Si je peux me permettre…

Ainsi débute le dialogue ou le monologue d’un personnage de fiction (littérature, cinéma) lors de sa rencontre avec un personnage d’une autre fiction. Il explique comment, par un comportement différent, il aurait donné un tout autre cours à l’histoire


Comment se termine le film Autant en emporte le vent ?

Scarlett lui demande alors : « Que vais-je devenir ? », et Rhett lui répond : « Frankly, my dear, I don’t give a damn » (dans la version française : « Franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis »).

« Je penserai à cela demain, à Tara. » Voilà ce que tu dis, ma Belle Scarlett, quand Rhett te quitte, à la fin de votre belle histoire.

Taratata, Scarlett, comme tu le disais si bien et si souvent.

Ton orgueil t’a aveuglée. Tu as tout perdu mais je peux bien te le dire, tu es vraiment la reine des emmerdeuses.

Rhett a eu beaucoup de patience avec toi. Tu me fascines et j’aurais aimé te faire découvrir Etretat et ses falaises mais aussi ses fastes, ses écrivains célèbres. J’aurais refait et parfait ton éducation et tu m’aurais aidé à résoudre les énigmes dans lesquelles j’adore me plonger. Je t’aurais enseigné l’art de la supercherie et je suis certain que tu y aurais excellé. Nous aurions mêlé nos destins de papier.

Ta méconnaissance des hommes m’a stupéfié. Tu te contentais de souffler le chaud et le froid mais non, il faut ménager des suspens, feindre l’indifférence.

Comme c’est dommage que nous n’ayons pas pu nous croiser. Je ne peux hélas te prodiguer ces conseils qu’en rêve.

Ton ami Arsène.

DDou

jeux d’écriture du 21 mai 2021

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Vendredi21Mai2021

Centre Culturel Terrasson ???

Encore une d’inconnue de taille : serons nous déconfinés, et dans quel créneau horaire ?

Ce n’est pas une raison pour ne pas continuer…sur le blog, il ne faut pas se rouiller.

Feuilleton : il sera finalisé pour l’occasion

Jeu 1 Tautogramme en série

Il s’agit d’un jeu où tous les mots d’une phrase doivent commencer par le même lettre

Didon dîna dit-on d’un dos dodu d’un dindon

Pour introduire une variation à un jeu que nous avons souvent fait, je vous propose d’enchaîner plusieurs phrases . Chacune est un tautogramme de la lettre suivant la précédente.

Pour l’exemple que j’ai choisi, les mots de la deuxième phrases devraient commencer par un e, ceux de la troisième par un f, ceux de la quatrième par un g etc…

Jeu 2 Jean m’a envoyé cette page.

D’après le dictionnaire un apophtegme est une parole, sentence mémorable, exprimée de façon concise et claire ; aphorisme, maxime .

La particularité de ceux-là est de jouer avec le mot mis en évidence.

A chacun d’essayer.

Jeu N°3 : De mal en pis

Un évènement anodin prend des proportions démesurées, progressivement au cours du texte.

Atelier d’écriture d’Avril 2021,

ATELIER D’ECRITURE – ALT-

Vendredi23 Avril 2021

Centre Culturel Terrasson ???

Encore une d’inconnue de taille : serons nous déconfinés, je n’ose plus y croire et dans quel créneau horaire ?

Ce n’est pas une raison pour ne pas continuer…sur le blog, il ne faut pas se rouiller.

Jeu 1 Si je peux me permettre…

Ainsi débute le dialogue ou le monologue d’un personnage de fiction (littérature, cinéma) lors de sa rencontre avec un personnage d’une autre fiction. Il explique comment, par un comportement différent, il aurait donné un tout autre cours à l’histoire

Jeu 2 : l’Alexandrin greffé (jeu de l’Oulipo)

Choisissez un des sonnets très connus que je vous propose et transformez le : pour chaque vers, changez un des deux hémistiches en empruntant celui d’un autre poème ( Vous pouvez choisir ces extraits dans plusieurs poèmes différents de votre choix)

Ronsard

Sonnet pour Hélène

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880.

 LA CIGARETTE 

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m’endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes1.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l’on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d’une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

Continuer la lecture de « Atelier d’écriture d’Avril 2021, »

Atelier de confinement mars 2021, jeu 4, participation à un dictionnaire de l’inutile

contribution au dictionnaire de l’inutile :

Le modèle pour s’inspirer est proposé par Sosso :

« C’est un couteau sans manche, qui n’avait pas de lame qui a été vendu à un aveugle qui ne l’a pas acheté »

Une fleur sans tige qui n’a pas de pétale.

Une montre sans cadran qui n’avait pas d’aiguille

SR

Une passoire avec de si gros trous qu’elle ne filtrerait rien du tout .

Un oeil sans éclat .

Un cahier sans feuilles et un crayon sans mine pour écrire une histoire sans queue ni tête .

HGT

C’est un cuisinier sans clients, qui n’a pas de marmite, cuisine pour personne et qui ne vend rien.

Ddou

Continuer la lecture de « Atelier de confinement mars 2021, jeu 4, participation à un dictionnaire de l’inutile »

Atelier confiné de Mars 2021, jeu 3 emphase

Jeu n°3 Emphase

Décrire un geste banal du quotidien comme s’il s’agissait d’un acte héroïque ou d’une action extraordinaire

C’est un geste qui peut vous mettre face à tous les dangers.

Pour cela il convient donc de se préparer mentalement, d’ajuster le rythme de ses pas et sa respiration pour se diriger vers l’entrée. Une courte méditation peut aider avant de se décider. Il faut ensuite se concentrer. Le geste doit être mentalement décomposé et répété.

Ensuite, le bras doit lentement s’élever et la main se diriger vers la poignée qui sera abaissée sans à coup, mais fermement même si la peur vous étreint.

Qui sait en effet quels dangers se tiennent tapis derrière votre porte ?

DDou

Le risque est grand et il est quasi quotidien. Cela se passe lorsque je reviens de la boulangerie avec une miche de pain dont la croûte est très dure. Je la pose délicatement à plat sur mon plan de travail, je me munis très précautionneusement de mon immense couteau à pain aux dents acérées et effrayantes… Je prends sur moi, j’inspire un grand coup. Je scie la miche de pain avec force et modération à la fois, en veillant à ne pas répandre des miettes partout, et surtout à ne pas me couper les doigts. Lorsque ma tranche est coupée, je ne crie pas victoire trop vite, je dois reposer le couteau à pain dans un tiroir bien sécurisé. Et là, seulement, je me précipite vers mon pain pour l’avaler goulûment !

LD

Continuer la lecture de « Atelier confiné de Mars 2021, jeu 3 emphase »

Atelier de confinement Mars 2021, jeu 2, ambiance

Jeu 2 : ambiance

Recréer un moment d’une journée d’été en privilégiant les sensations physiques.

Ambiance senstivale .

Les vaguelettes clapotent dans les ruisseaux qui dégringolent de la plage . 

Les grains de sable emportés par la marée froufroutent et les bernard-l’ermite glougloutent , bousculés par le courant descendant .

Mes lèvres se délectent de ce petit dépôt salé , accroché au coin de ma bouche .

En marchant , pour rejoindre , au loin , cette ligne bleutée , moutonnante , des algues naufragées chatouillent mes doigts de pieds .

Une odeur délicate , fragmentée nimbe l’espace et ravit mes papilles . 

Enchantée de cette atmosphère enveloppante , je zigzague tel un crabe vers l’horizon azuré où la terre et le ciel se confondent .

HGT

Je m’allonge sur l’herbe drue et je ferme les yeux. Le contact de la terre chaude sous mon corps, les chatouilles des brins d’herbe sous mes doigts. La caresse du soleil et du léger vent sur mon visage, mes jambes, mes orteils. Le bruit du clapotis de l’eau dans le ruisseau, tout proche. Les feuilles des arbres qui s’agitent. Le chant de plusieurs espèces d’oiseaux, comme si ces derniers dialoguaient entre eux. Le bourdonnement des abeilles, des insectes, l’aboiement des chiens au loin. L’odeur des fleurs, des plantes, de la terre labourée, de l’air à la fois sec et doux. Derrière mes yeux clos je devine l’intensité de la lumière. Je joue avec cette lumière en resserrant ou en desserrant mes paupières, tout s’obscurcit ou tout devient plus clair selon mes envies. Je ne pense plus à rien si ce n’est à toutes ces sensations offertes par mes sens. Je constate que seul le goût n’a pas été sollicité. Je profite encore de ce moment d’été avant de me lever, lentement, pour aller siroter une grenadine.

LD

Continuer la lecture de « Atelier de confinement Mars 2021, jeu 2, ambiance »