Ecrit en Avril 2023, textes librement inspirés des jeux

INSPIRE, PAR « LES HEURES Du SOIR » PRECEDEES PAR  « LES HEURES CLAIRES » , Et « LES HEURES DE L’APRÈS-MIDI », D’ÉMILE VERHAEREN

Lustré de tous mes biens potaches

Oubliant mes vertus et mes airs de salières

Une joie de chemin m’attache

Dès ce matin , par mes grand-routes coutumières

Ainsi je veux accomplir mon Été

Deviner d’où viennent souffles et tornades

animés de ma promenade

Qui traversent champs et vergers

Le Cœur à l’abandon , sous cette vraie tempête

amortie de mes craintes ; briguant mon Estafette

Déjouant ses regards outrés

Je suis parti clair et léger

Ciselure aux infinis de Lions

inclinée sous ses Arts au neutre limaçon,

Ergotant à penser mon arrière

Le corps enveloppé de vent et de lumière

Et j’ai déduit l’après-bonheur

de m’envoler soudain parmi moult-saisons

Entre mes hordes mon récit blond,

neutralisant les foules du moindre querelleur

Partisans … élevez vos têtes

la part est en dessous et nous livre bataille

oubliez la question qui sermonne nos failles

tâtonnons nos blessures bêtes

Et le cercle nous abandonne

Comme il est arrivé , seul quand il tonne

hautaine souche de baby-dolls

ultra-solide à piqueter les pôles

La vie qui vaut si cher

Ouvertement nous aiguille

Voici que moi , au milieu de la Terre

enveloppe la caisse de brindilles

Entre nous , que de chances Galiciennes

versent à l’Apocalypse de briques à la tiédeur

Et à notre combat , une Régalienne

repose entre nos mains de Géants Des Odeurs

M.L.

PETITE HISTOIRE PERSO INSPIRÉE D’AUTRES EN ATELIER D’ÉCRITURE

Je suis simplement stupéfait : Tartinade-la-Roseraie . ma ville de Cœur et de Destins croisés , molletonnée d’une brume émise douillette et matinale , fait aujourd’hui jour de marché . Et ce , autour de I’Eglise , emblème des générations d’Ouvriers , d’Architectes , de Professeurs et de Paysans , de bâtisseurs et de voyageurs , et de savants installés pour survivre à notre belle région . Et où ils y ont fondé leurs familles,qui subsistaient en tâtonnant fougueusement d’aides démultipliées , et de connaissances logiques , tout en se permettant d’évoluer par des tentatives vaines , ou pleines et entièrement réussies , ou par ,différents autres sauvetages et assiduités , correspondances , ou connaissances des conditionnements sous divers aspects . Des familles sujettes aux Amourettes , et aux Divines instaurations , de pudeurs et de bons crédits , de faits , et de croyances en leurs enfants, tout en y bénissant allègrement, le plus positivement l’espérait-on , leurs vraies démarches . Et de toutes Passions, tant convoitées à des formations, et à l’ éducation , à des sports améliorés sans compter en les réinventant , à l’image des fêtes collectives , qui chez nous sont enfin , à la sève végétale , à l’usure et à la sueur humaine , entrées au fil des Âges dans les mœurs , ou dans tout ce qui définissait le Courage , la Constance et la Véracité de nos Aînés ! Et pour l’instant, la chance, ou plutôt dirais-je, l’aubaine pour ma port , c’est d’y croiser Laly , adossée au muret , quand je la rencontre bien attifée , et comme toujours pleine d’un sourire évocateur , lorsque en s’avançant vers moi , elle me demande soudain , et illico-presto de son mode , mais sans être narquoise , cela à sa méthode sereine ( celle aussi tactile que combative ) tout comme s’il lui fallait une prédiction , ce que j’ai acheté : – « Trois pommes et un melon » lui répondis-je , «  les figues aussi agrémenteront la Croisière de notre déjeuner , duquel du dessert je te convie de venir à la Maison , afin de nous découper le gâteau prévisionnel , et puis nous en délecter tous ensemble, car pour nous autres attendant les Nuages , et ma tante à y participer; et par cela de bien efficaces manières, sans aucune contestation possible, avec tous les opportunistes qui seront présents, se tenir prêts à le peaufiner, et à dûment le savourer ! » – « Eh bien moi , je serai tout à mon aise avec mon bouquin sur «  La cuisines du Lot » qui reste l’auditionnée première de mes recettes , et d’un vélin pour moi indémodable , afin d’y regarder de près quelle sera ma réalisation la plus parfaite , pour mon Églefin de poisson juste délivré de chez le poissonnier . Avec Lætitia qui viendra me rejoindre sûrement après une escale d’Abracadabras qu’elle aura faite à sa famille !Mais nous ne sommes nullement exemptes de nous représenter là pour cet évènement , et je suis absolument sûre et certaine qu’habilement motivées nous reviendrons munies de toutes nos désinences Latines vers vous pour attaquer ce bon dessert tant attendu ! » Et à partir de là , effectivement , nous nous projetons vers une suite , ce dès que possible . après avoir convenu du rendez-vous commun où le maximum de convives se disputeront le Gâteau des fruits du marché et du verger associés . Eux qui s’adapteront à fondre à la cuisson d’une méthode gourmande , à la pâte fraîche si croustillante et savoureuse , après avoir été d’abord enduite , et enfin chaude Princesse croquante cuite ou four ! En un tour de main . nous voici déjà quelques uns, alors que nous faisons des signes assouplissements accomplis vers la clôture de notre pré,où il y a le Club-House hippique qui s’y retrouve en cette saison rempli d’actifs majestueux . Et là , tiens justement, nous nous adressons à notre cheval brun ‘ Tempête ‘ et nous encourageons tous ainsi ou rituel de pouvoir l’amadouer , ou plutôt précisément mieux l’envier , molestés soudainement à une éclosion sonore , d’où la cloche fendillant l’air , et qui vient jusque ici nous accompagner , nous incite et nous encourage à débuter notre bénédiction, et bien de notre cabanon fleuri de nous y remettre , galonnés de bons appétits . Notre inspiration combative favorise nos encouragements , et en plus de nous accueillir en bonne et due forme , et tandis que nous sommes agréablement attifés de nos vêtements colorés printaniers , philosophes et pleins de pédagogie évocatrice en notre fonction en notre lancée en jeux de table et en pavois de plats que nous souhaitons par de subtiles paroles logiques à tout prix certifier , nous répondons donc à nos Amours par nos rêves de voyages visuels constants . Nos Rêves attestés ou don du réel ! Le Ciel est alors floconneux , et peint comme un Duvet : – ‘ Tiens , regardez ! Entre toutes les formes apparentes des nuages, il y en a une bien placée celle-là, un Ballon-Dirigeable entre tous les autres Animaux Imaginaires, dont le Lopin et l’Ours se tenant par l’oreille , vous les reconnaissez à leurs mouvances tant et si bien dessinées , juste là ? Les retrouvez-vous , oui ?’ -‘ Pataugeront-ils ensemble ? Continueront-ils tous , avant qu’il ne les ait en positions , avec ses appareils ultra-perfectionnés mesurés , et photographiés , ou mourront-ils comme notre Gâteau d’une Cosmique faim dévoreuse, et de notre Passion ?’ – ‘ Et que deviendront-ils en l’espace d’un nouvel Instant , rapatriés à s’émouvoir fuyants , ou apparaître en négatifs à I’ invisible , aperçus puis disparus de nos parties , après leurs spectacles tissés dons une broderie, quand ils se meuvent à forger toutes nos Bibles transcrites vers les Cieux. qui ont des yeux des plus globuleux , et ce qui les caractériseraient d’être encore bien plus que nous tous , même en familles réunies , nettement plus voraces , et systématiquement gourmands ? !

M.L.

lu pendant l’été 2020 – poésie – Pierre Jean Jouve

Pierre Jean JOUVE (1887-1876)

Pierre Jean Jouve est un écrivain, poète, romancier et critique français.

Pierre Charles Jean Jouve a eu « plusieurs vies ». Avant 1914, il est un des écrivains de l’unanimisme, ce mouvement créé par Jules Romains, puis un membre actif du mouvement pacifiste animé par Romain Rolland pendant la Première Guerre mondiale.

À partir de 1921, une profonde rupture a lieu grâce à sa seconde épouse, la psychanalyste Blanche Reverchon, traductrice de Sigmund Freud (1923) et amie de Jacques Lacan. Elle fait de lui l’un des premiers écrivains à affronter la psychanalyse et à montrer l’importance de l’inconscient dans la création artistique — et cela dès le milieu des années 1920. On peut citer parmi les œuvres de cette époque ses recueils de poèmes : Les Noces (1925-1931), Sueur de Sang (1933-1935), Matière céleste (1937), et ses romans : Le Monde désert (1927), Hécate (1928), Vagadu (1931), La Scène capitale (1935), et le plus connu Paulina 1880, paru en 1925 (adapté au cinéma en 1972 par Jean-Louis Bertucelli).

Poème « Hélène »

Que tu es belle maintenant que tu n’es plus

La poussière de la mort t’a déshabillée même de l’âme

Que tu es convoitée depuis que nous avons disparu

Les ondes les ondes remplissent le cœur du désert

La plus pale des femmes

Il fait beau sur les crêtes d’eau de cette terre

Du paysage mort de faim

Qui borde la ville d’hier des malentendus

Il fait beau sur les cirques verts inattendus

Transformés en églises

Il fait beau sur le plateau désastreux nu et retourné

Parce que tu es si morte

Répandant des soleils par les traces de tes yeux

Et les ombres des grands arbres enracinés

Dans la terrible

Chevelure celle qui me faisait délirer

Lu pendant l’été 2020- poésie – Ponge

Francis PONGE (1899-1988)

Plus contemporain, ce poète a des liens avec le surréalisme, même s’il n’a jamais adhéré au mouvement

Son ouvrage le plus connu Le Parti pris des choses est un recueil de poèmes en prose écrit en 1942. Ponge décrit des « choses », des éléments du quotidien, délibérément choisis pour leur apparente banalité. L’objectif de ce recueil est de rendre compte des objets par une description la plus précise possible tout en exaltant de la beauté leur beauté par la richesse des images

La bougie

La pluie parfois ravive une plante singulière dont la lueur décompose les chambres meublées en massifs d’ombre. Sa feuille d’or tient impassible au creux d’une colonnette d’albâtre par un pédoncule très noir. Les papillons miteux l’assaillent de préférence à la lune trop haute, qui vaporise les bois. Mais brûlés aussitôt ou vannés dans la bagarre, tous frémissent aux bords d’une frénésie voisine de la stupeur. Cependant la bougie, par le vacillement des clartés sur le livre au brusque dégagement des fumées originales encourage le lecteur, – puis s’incline sur son assiette et se noie dans son aliment.

Lu pendant l’été 2020 – poésie – Nerval

Gérard DE NERVAL (1808-1855)

Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est un poète français romantique du XIXe siècle.

Sa mère est morte en Allemagne deux ans après sa naissance et il a vécu ses premières années chez son oncle Antoine Boucher à Mortefontaine.

Il a fait ses études à Paris où il s’est lié d’amitié avec Théophile Gautier. Ses premiers textes littéraires sont des élégies inspirées par l’épopée napoléonienne (Napoléon et la France guerrière, élégies nationales, 1827).
En 1828, imprégné de culture germanique, il révèle à ses contemporains Goethe dont il traduit le Faust. À la même époque, il se fait journaliste, se lie avec les principaux écrivains romantiques du Cénacle (Hugo, Nodier, Petrus Borel, etc.) et se mêle à la bohème littéraire de l’époque qui donne bals, soupers, fêtes costumées, Petits châteaux de Bohème.

À la suite d’une manifestation du Petit Cénacle, il est arrêté et emprisonné à Sainte-Pélagie, Nerval écrit un petit poème aussitôt publié dans Le Cabinet de lecture du 4 septembre 1831. De nouveau dans la nuit du 2 février 1832, les Jeunes-France sont arrêtés, pris pour des conspirateurs, et cette fois leur peine est plus longue.

Lorsqu’il est sorti de prison le 2 avril 1832, son père médecin lui a demandé de le seconder lors d’une épidémie de choléra ainsi est-il devenu médecin.

En 1834, il s’éprit passionnément mais sans succès de l’actrice et chanteuse Jenny Colon. Désespéré par son mariage avec une autre, il est entré dans un état d’exaltation qui lui valut d’être soigné pour troubles mentaux pendant 6 mois dans une maison de santé, la clinique du docteur Blanche en 1814.

Ses œuvres les plus célèbres (« Aurélia », « Les Filles du feu ») naissent à cette époque, dans un état de détresse mentale toujours accentuée. Il est retrouvé pendu le 26 janvier 1855, rue Vieille-Lanterne à Paris.

Voici la première strophe d’un de ses poèmes les plus connus : « El Desdichado »

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,

Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Etoile est morte, – et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Lu pendant l’été 2020 – Poésie- Aragon

Louis ARAGON (1897-1982)

Le Roman inachevé (1956)

D e nombreux textes d’Aragon connus par leur mise en musique par Férré ou Ferrat notamment sont issus du Roman Inachevé, l’autobiographie en vers d’Aragon.

Il se retourne sur son passé, souvent avec douleur et amertume, comme dans cette évocation de sa jeunesse :

Ce qu’il m’a fallu de temps pour comprendre…

Parce que c’est très beau la jeunesse sans doute

Et qu’on en porte en soi tout d’abord le regret

Mais le faix de l’erreur et la descente aux soutes

C’est aussi la jeunesse à l’étoile des routes

Et son lourd héritage et son noir lazaret

Les textes sont limpides. L’écrivain va à l’essentiel avec des mots précis, des images puissantes qui frappent le lecteur

Ainsi ses quelques vers évoquant l’Italie :

Il régnait un clair d’anémone
Qui donnait la pâleur du plomb
A ces vieux palais noirs ou blonds
Dont les courbes de violon
Disaient qu’on était à Crémone
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Lu pendant l’été 2020- Poésie – Apollinaire

Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918)

Guillaume Apollinaire est né à Rome en 1880. Il est l’enfant non désiré d’une mère Polonaise prénommée Angelika Kostrowicka, maîtresse d’un noble. À sa naissance, celle-ci a voulu rester anonyme, elle ne le reconnaît que quelques mois plus tard sous le nom de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandroi Apollinare de Kostrowitzky. Son père serait un officier italien, Francesco Flugi d’Aspermont. En 1882, elle lui donne un demi-frère, Alberto Eugenio Giovanni. En 1887 elle s’installe à Monaco avec ses fils sous le nom d’Olga de Kostrowitzky. Très vite elle y est arrêtée et fichée par la police comme femme galante, gagnant probablement sa vie comme entraîneuse dans le nouveau casino. Guillaume, placé en pension au collège Saint Charles, dirigé par les frères Maristes, y fait ses études de 1887 à 1895, et se révèle l’un des meilleurs élèves. Puis il est inscrit au lycée Stanislas de Cannes et ensuite au lycée Masséna de Nice où il échoue à son premier baccalauréat et ne se représente pas.

Il est considéré comme l’un des poètes français les plus importants du XX siècle, et a fait l’objet de plusieurs adaptations en chansons au cours du siècle. Il a un temps expérimenté la pratique du calligramme (terme de son invention, quoiqu’il ne soit pas l’inventeur du genre lui-même, désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps, notamment du cubisme et de l’orphisme, à la gestation desquels il participa en tant que poète et théoricien de l’Esprit. Il a été l’ami de nombreux artistes comme Pablo Picasso. Continuer la lecture de « Lu pendant l’été 2020- Poésie – Apollinaire »

Lu pendant l’été 2020- Poésie- Rimbaud

Arthur RIMBAUD (1854-1891)

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854 à Charleville-Mézières dans les Ardennes. Arthur est le deuxième enfant de la famille qui en compte cinq. Son père, capitaine d’infanterie, est souvent absent jusqu’au moment où il abandonne femme et enfants. Sa mère les élève seule, suivant des principes stricts. Le jeune Arthur est un élève brillant, il remporte des prix de littérature dès son adolescence en écrivant des poèmes en latin. Grâce à sa plume talentueuse, il remporte divers prix dont le premier prix du Concours académique en 1869. Jeune homme ambitieux et révolté contre l’ordre des choses, il voit la poésie comme un moyen de les faire évoluer. 

C’est en 1870 qu’est publié son premier poème « Les Etrennes des orphelins ». Un nouveau professeur, Georges Izambard, vient enseigner dans le lycée d’Arthur. Grand amateur de poésie, l’enseignant l’initie à cet art. Rimbaud découvre notamment la poésie parnassienne et brille par son style et sa maturité. En août, la France entre en guerre contre la Prusse. Arthur, alors âgé de 16 ans, fait sa première fugue à Paris. Il écrit le célèbre poème « Le Dormeur du Val« . 

Paul Verlaine, à qui Rimbaud a envoyé ses écrits, est touché par les vers du jeune homme et l’invite à Paris : « Venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend ». Rimbaud s’y rend aussitôt, emportant avec lui son poème « Le bateau ivre« . S’ensuivent deux années d’errance et de vagabondage. Ils vivent à Paris chez Verlaine (lui-même étant marié et vivant en ménage) et mènent une vie de bohème en fréquentant les bars du quartier Latin. Puis, les deux amants passent par Bruxelles et Londres. Leur liaison s’achève violemment. Le 8 juillet 1873, Verlaine et Rimbaud se disputent et décident de se séparer. Verlaine, en état d’ébriété, tire sur Rimbaud et le blesse. Verlaine sera condamné par la justice belge à deux ans de prison. Peu après, Rimbaud achève et publie « Une saison en enfer« , dans laquelle il témoigne de sa souffrance. Sa blessure sera la cause de sa mort. Celui que Verlaine avait surnommé « l’homme aux semelles de vent » poursuivit seul ses voyages. Il écrit le recueil « Illuminations » qui comprend 57 poèmes, parus en 1886 dans lesquels l’éblouissement des images atteint son paroxysme mais où il faut accepter l’obscurcissement de la compréhension. Aurait-il pu continuer une œuvre.

À 19 ans, Rimbaud choisit d’abandonner la poésie. Rimbaud enchaîne les destinations : Hollande, Suisse, Allemagne, Italie, Chypre… En 1880, il devient gérant d’un comptoir commercial en Abyssinie. En 1886-87, il se lance dans le trafic d’armes dans l’espoir de devenir riche. L’affaire se révèlera un désastre. En 1891, il souffre de douleurs au genou et se fait rapatrier en France. A Marseille, les médecins découvrent une tumeur au genou. Rimbaud doit immédiatement se faire amputer de la jambe droite. La maladie progresse et Rimbaud meurt le 10 novembre 1891 à Marseille à l’âge de 37 ans. Il est enterré au cimetière de Charleville-Mézières Continuer la lecture de « Lu pendant l’été 2020- Poésie- Rimbaud »

Ecrit en Février 2020, réduction du poème « Les Yeux d’Elsa » (Aragon)

Réduction

Je vous propose de réduire le long poème d’Aragon, « les yeux d’Elsa »* en un texte court en coupant le plus d’éléments possible . Vous pouvez le faire à votre gré ou en vous fixant des contraintes (supprimer les adjectifs, ou les adjectifs et les adverbes… )

  • le texte intégral du poème figure à la suite de nos textes

Tes yeux profonds, désespérés

Soudain plus clairs après la pluie

Ouvrent le miracle le cœur battant.

M. Pou

« Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie »,

SD Continuer la lecture de « Ecrit en Février 2020, réduction du poème « Les Yeux d’Elsa » (Aragon) »

lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine

Clémentine Beauvais,

Songe à la douceur, 2016

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et lui 17. C’est l’été et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est charmant, elle romantique et inévitablement, elle tombe amoureuse de lui. Alors, elle lui écrit une lettre. Il la rejette sans doute pour de mauvaises raisons. Une histoire touchante avec une héroïne qui insuffle une bonne dose de féminisme.

Les déclarations d’amour se font par textos ou messages électroniques. Nous sommes dans une banlieue parisienne on ne peut plus contemporaine. Continuer la lecture de « lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine »

Lu en décembre 2019 : Turquie / Nazim Hikmet , c’est un dur métier que l’exil

Nazim HIKMET, C’est un dur métier que l’exil (1957)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le poète Nazim Hikmet a eu une vie mouvementée. Il est né en 1902 à Salonique d’une famille très cultivée et francophile. Il fait ses études à Istanbul et dès la fin de la guerre s’engage auprès de Mustapha Kemal. Il écrit de la poésie dès son adolescence et est rapidement reconnu comme un grand poète. Très engagé il passe de longues années en prison ou en exil. Il est déchu de sa nationalité qu’il retrouvera à titre posthume en 2009.

Sa poésie s’oppose à la poésie classique turque, la poésie du Diwan que pratiquait son beau-père honni. Il se rapproche de la tradition populaire orale transmise par des poètes troubadours et qui est inspirée du soufisme. Continuer la lecture de « Lu en décembre 2019 : Turquie / Nazim Hikmet , c’est un dur métier que l’exil »