Clémentine Beauvais,
Songe à la douceur, 2016
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et lui 17. C’est l’été et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est charmant, elle romantique et inévitablement, elle tombe amoureuse de lui. Alors, elle lui écrit une lettre. Il la rejette sans doute pour de mauvaises raisons. Une histoire touchante avec une héroïne qui insuffle une bonne dose de féminisme.
Les déclarations d’amour se font par textos ou messages électroniques. Nous sommes dans une banlieue parisienne on ne peut plus contemporaine.
Cette nouvelle version est une réussite incontestable unanimement appréciée par les lecteurs. Un roman original autant par le style que par la typographie (certaines pages sont rédigées sous forme de calligrammes par exemple en forme de papillon ou avec des mises en pages très particulières, comme des poèmes) et aussi brillant, drôle et poétique ; il donne envie de se plonger ou replonger dans les auteurs russes.
Pour répondre aux interrogations de certains, l’auteur a créé sur Deezer une liste de musiques et de chansons en accord avec son texte (de Sinatra, à Liza Minelli : « I’ll wait for you » en passant par Tchaïkovsky, …) ce qu’elle nomme la bande son du roman.
https://www.deezer.com/fr/playlist/3372184062
Alexandre Pouchkine,
Eugène Onéguine, 1830
L’un des plus célèbres romans de la littérature russe est d’abord un poème en strophes rimées.
C’est le roman des rencontres et des occasions manquées, de la peur de l’engagement, des amours perdues, des remords, du tragique.
L’histoire est la même au début pour les deux livres. L’intrigue se déroule dans la Russie du XIXe.
Au centre de notre histoire : quatre personnages. On a tout d’abord Eugène, jeune homme qui fait rapidement son entrée dans le Monde. Eugène est un aristocrate et blasé qui s’ennuie. Il fait tourner toutes les têtes mais se lasse aussitôt. Il a tout d’abord soif de passion puis s’en détache très vite. Un jour, il hérite d’un domaine où il va s’installer. Là-bas, il va rencontrer Lensky, plus jeune que lui. Tous les deux, ils vont lier une forte amitié. Lensky est un poète, j’oserais dire romantique. Épris d’Olga, c’est en lui rendant visite qu’il fait rencontrer Eugène à Tatiana (sœur d’Olga). Tatiana, quant à elle, est jeune et discrète. Rêveuse et idéaliste, elle aime Eugène qui ne se soucie pas d’elle.
C’est surtout la forme qui en fait l’originalité, et ceci dans les deux versions. Un poème avec de belles envolées, du lyrisme et du romantisme qui se lit comme un roman et en parallèle, un roman qui se lit comme un poème. Il y a aussi le narrateur très présent dans les deux œuvres.
Jusqu’à la fin on ne sait pas à quoi s’attendre, jusqu’à la fin on est dans le doute

