Jens Christian GRONDHAL, Quatre jours en mars (2003)
Un évènement fortuit fait basculer la conscience qu’on a de sa vie : c’est ce que décortique finement, méticuleusement Jens Christian Grondahl dans Quatre jours en mars comme dans la plupart de ses romans. L’héroïne, Ingrid est une architecte reconnue proche de la cinquantaine, une femme indépendante. Mise en face d’un acte de violence raciste de son fils, elle le gifle, acte inadmissible dans l’éducation danoise qui inverse la culpabilité et amène Ingrid à scruter sa vie avec une nouvelle lucidité. Le romancier entrelace, au rythme de la remontée des souvenirs et des rencontres, la vie de trois générations de femmes « fortes » (Ingrid, sa mère et sa grand-mère). Il en ressort la peinture d’une société où l’émancipation individuelle se paie par une grande solitude, une distance qui déstabilise les relations de couple ou parents enfants et fragilise les êtres.
Certains lecteurs ont beaucoup aimé accompagner cette plongée subjective non linéaire d’un être particulier alors que d’autres, aussi nombreux, l’ont rejeté fermement pour la personnalité des protagonistes ou la construction lente jugée longue et répétitive, la difficulté à avoir un point de vue objectif.




Luis SEPULVEDA : Histoire de l’escargot qui découvrit l’importance de la lenteur
Pierre Sansot : Du bon usage de la lenteur
M
aylis de Kerangal met dans cette œuvre l’acte de peindre au cœur de la fiction. Elle nous étonne toujours, nous plongeant dans chaque roman dans un univers très différent
Ce livre (entre roman et biographie) a trouvé un accueil mitigé auprès d’une partie des lecteurs. 
Honoré de Balzac a vécu de 1799 à 1850. Dans cette nouvelle, nous rentrons petit à petit dans la folie d’un peintre accompli, le vieux maître Frenhofer.

