Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République

Thomas Cantaloube, Requiem pour une République (2019)

Thomas Cantaloube est né en 1971 en France, il est journaliste et écrivain.

Requiem pour une République est son premier roman, qui a obtenu le Prix Landerneau.

Selon notre lectrice, il s’agit certes d’un polar, mais pas que.

L’intrigue se situe à Paris entre 1959 et 1962, pendant la guerre d’Algérie.

Tout débute par l’assassinat d’un avocat Algérien très connu et celui de sa famille, en 1959. Deux personnages que tout oppose vont enquêter sur cette affaire : Continuer la lecture de « Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République »

lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines

Emmanuel Dongala, Le Feu des origines (1987)

 

 Emmanuel Dongala a une langue magnifique imagée, précise et rapide, de l’humour aussi pour dresser une grande fresque de l’histoire du Congo Colonial à travers l’histoire de son héros décalé, Mandala (la palme) Mankuku (celui qui défie les puissants).

Le livre est aussi bien une critique de la société ancienne que de la société coloniale.

L’enfant naît dans un village de la Brousse, mais sans témoin (seule une palme plantée par la mère sur le lieu de l’accouchement) et avec des yeux verts, ce qui fera douter de son humanité. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines »

lu en janvier 2020, réécritures Bertrand Rothé, Lebrac, Trois mois ferme/ louis Pergaud, la guerre des boutons

Bertrand ROTHÉ,

Lebrac, trois mois de prison, 2009

 Bertrand Rothé nous livre ici Lebrac, trois mois de prison, une intrigue qui reprend l’ensemble des personnages de La Guerre des boutons de Pergaud, 100 ans après. Il s’agit d’un roman documentaire, qui s’appuie sur la façon dont notre société règle les problèmes de la jeunesse aujourd’hui. Pour cela, l’auteur a fait appel à des policiers, des juges, des éducateurs, des médecins, des psychologues, qui tous travaillent avec des mineurs. Il s’est servi de la façon dont ces corps de métier réagiraient aujourd’hui face aux « bêtises » commises par les personnages du livre de Pergaud. Continuer la lecture de « lu en janvier 2020, réécritures Bertrand Rothé, Lebrac, Trois mois ferme/ louis Pergaud, la guerre des boutons »

lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine

Clémentine Beauvais,

Songe à la douceur, 2016

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et lui 17. C’est l’été et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est charmant, elle romantique et inévitablement, elle tombe amoureuse de lui. Alors, elle lui écrit une lettre. Il la rejette sans doute pour de mauvaises raisons. Une histoire touchante avec une héroïne qui insuffle une bonne dose de féminisme.

Les déclarations d’amour se font par textos ou messages électroniques. Nous sommes dans une banlieue parisienne on ne peut plus contemporaine. Continuer la lecture de « lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine »

lu en Janvier 2020 réécritures Kamel Daoud , Meursault contre enquête / A. Camus, l’étranger

Kamel Daoud,

Meursault contre-enquête, 2016

Kamel Daoud revisite le roman de Camus, le poursuit, dans un dialogue avec Meursault, Camus et le lecteur.

À Alger, peu après l’indépendance, Hamou, frère de « l’Arabe » tué par Meursault est obsédé par la volonté de réhabiliter son frère. Sa mère lui a insufflé la nécessité de la vengeance

Il veut clamer son nom « il ne l’a pas nommé, parce que sinon mon frère aurait posé un problème de conscience à l’assassin : on ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom. » celui-ci Moussa Oult et Assasse.
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lu en décembre 2019: Turquie / Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906)

Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906)

Ce roman, publié en 1906, nous permet de découvrir la vie de trois jeunes femmes de la haute société, dans leur harem, (une partie de la maison réservée aux femmes d’où elles ne peuvent être vues de l’extérieur en attendant d’être mariées.

Il s’agit du dixième de ses romans et le troisième de sa trilogie turque.

Bien que Loti ait revendiqué ce texte comme étant purement fictif, il est inspiré de faits réels. Celle qui a imaginé cette mystification est Hortense Marie Héliard, dite Marie Léra, journaliste et féministe française dont nous republions ici le récit de cette supercherie. Récit, signé sous un de ses pseudonymes : Marc Hélys, paru dans Le Figaro dix ans après la mort de Loti. Continuer la lecture de « lu en décembre 2019: Turquie / Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906) »

Lu en décembre 2019: Turquie/Pinar SELEK, La Maison du Bosphore (2013)

Pinar SELEK, La Maison du Bosphore (2013)

Pinar Selek est née en 1971 à Istanbul et est à la fois écrivaine et sociologue. Elle travaille beaucoup sur les thèmes de la marginalisation et de l’exclusion en Turquie. Elle a quitté son pays d’origine pour vivre en Allemagne puis en France, où elle vit toujours aujourd’hui.

Dans La Maison du Bosphore, elle dépeint la vie d’un ancien quartier populaire Turc, Yedikule, à la suite du coup d’état de septembre 1980. Nous suivons les chemins de vie de 4 jeunes épris de liberté. En effet l’atmosphère sociale est pesante, en ce qui concerne la condition des femmes et des minorités, les conventions sociales, l’oppression politique. Sema voudrait entrer à l’université. Salih, l’apprenti menuisier, cherche à perpétuer son art là où il a grandi tandis qu’Hasan le musicien aimerait faire vivre le sien sur les routes du monde. Seule Elif, fille d’un pharmacien, opte pour la voie périlleuse de la révolution. Quatre parcours, mais un même espoir. En ces années-là, la Turquie était un pays plus tolérant, plus cosmopolite qu’aujourd’hui, où les religions cohabitaient ensemble malgré les nombreux non-dits. Continuer la lecture de « Lu en décembre 2019: Turquie/Pinar SELEK, La Maison du Bosphore (2013) »

lu en décembre 2019: Turquie / Ohran PAMUK, La Femme aux cheveux roux (2016)

Ohran PAMUK, La Femme aux cheveux roux (2016)

Ohran Pamuk est né en 1952 à Istanbul. Issu d’une famille aisée et cultivée, il envisage d’abord des études de peinture et de journalisme, avant de ne se consacrer qu’à la littérature. Il a obtenu le prix Nobel de Littérature en 2006.

L’intrigue d’Une femme aux cheveux roux se déroule dans la banlieue d’Istanbul en 1980. Durant la première partie, nous découvrons les deux personnages principaux, à savoir le jeune Cem de 16 ans et le maître puisatier qui l’emploie durant un été, pour financer les études de Cem. La partie deux se concentre sur la relation entre les deux personnages ; le maître puisatier en demande beaucoup à Cem, le travail est physique et harassant. Cette étape forge le jeune homme, le construit dans sa vie d’homme et le maître puisatier apparaît comme son père de substitution. Cem fait également la rencontre, durant cet été, d’une jeune femme aux cheveux roux qui sera son premier amour. La troisième partie est écrite du point de vue de ce personnage féminin, nous découvrons sa manière à elle de voir les choses. Cette femme est le fil conducteur du récit, et deux mythes phares ont leur importance également : le mythe grec d’Œdipe où le fils tue son père, ainsi que le mythe perse de Rostam et Sohrab où inversement le père tue son fils.

En parallèle de l’intrigue, nous assistons au fil des années à l’agrandissement de la ville d’Istanbul et à la destruction de sa nature par la modernité. Ce livre a donné envie à nos participants de comprendre l’histoire de la Turquie et d’approfondir leurs connaissances de la culture orientale.

A lire pour décembre 2019 : La Turquie

PROCHAIN CERCLE DE LECTURE LE 10 DECEMBRE

Thème : La littérature turque

  • La femme aux cheveux roux – Oran Pamuk

  • Un point sur la carte – Nouvelles de différents auteurs turcs)

  • La maison du Bosphore – Pinar SELEK

  • C’est un dur métier que l’exil – Nazim Hikmet (Poésie)

  • Et en complément : Les Désenchantées – Pierre LOTI

(La vie de trois jeunes femmes cultivées dans un harem de Constantinople – livre de 1906 qui trouve encore des échos plus d’un siècle plus tard)

lu en novembre 2019, coup de cœur: Romain Gary, premiers romans

Romain GARY et ses premiers romans

 Le lecteur brosse une biographie rapide, biographie que l’auteur lui-même s’est plus à maintenir le flou, offrant plusieurs versions.

Il est né à Vilnius en 1914 et après diverses pérégrinations et le départ du père, il s’installe avec sa mère à Varsovie en 1926 avant une émigration pour la France en 1928. Mina veut pour son fils une éducation française. Elle le porte aux nues et vise pour lui à un avenir dans la diplomatie ou les arts.

Il est naturalisé en 1935 et entre trois ans plus tard dans une école militaire d’aviation, mais sa carrière d’officier semble avoir été freinée par sa naturalisation trop fraîche.

Dès 1940, il entre dans la Résistance auprès de De Gaulle, dans l’aviation. Il est un « compagnon de la libération ». Il est profondément marqué par la Shoah. Continuer la lecture de « lu en novembre 2019, coup de cœur: Romain Gary, premiers romans »